GameTest – Atom Zombie Smasher (PC)

Les zombies sont à la mode, c’est indéniable. Mais cela n’est pas une fatalité et n’empêche en rien des projets originaux de voir le jour. C’est le cas de cet Atom Zombie Smasher qui nous propose une sorte de Risk en temps réel sur fond d’invasion zombie. Curieux ? Vous n’êtes pas au bout de vos surprises !

La simplicité du gameplay avant tout

Le jeu s’ouvre sur une cinématique hors du commun, enchainant les scènes comme le ferait une bande dessinée interactive. Sur fond de musique surf des années 60, le jeu pose son ambiance grisâtre, aux couleurs saturées, mais pas tistes pour autant. Un peu glauque, mais attirant, Atom Zombie Smasher est visuellement “différent”. Une bonne façon pour le développeur de saisir le joueur dès le lancement du jeu pour tenter de ne plus jamais le faire se séparer de ce titre chronophage.

Tout commence sur une carte, ou le camp des infectés et celui du joueur possèdent chacun un territoire. Les infectés ne peuvent jamais combattre le territoire du joueur, mais le contraire n’est bien sur pas véridique. Le jeu se joue alors de la façon suivante : à chaque tour, les forces infectées augmentent et gagnent en territoire et en force. Un territoire peut accueillir jusqu’à quatre niveaux d’infectés, pour toujours plus de difficulté selon ce niveau. Le joueur doit alors riposter, attaquer d’autres territoires pour soit les vider de leurs zombies, soit carrément se les approprier. Pour cela, il va falloir la jouer finement et activer ses neurones pour une tactique passionnante.

Sur une vue aérienne du territoire, tout est montré de façon simpliste. Les civils sont les points jaunes, les zombies sont les points roses et le reste n’est que le décor fait de places vertes, de buildings et de bitume. Les zombies débarquent des bords de l’écran, là où de petites icônes l’indiquent. Le but du joueur est d’évacuer un maximum de civils, selon l’objectif de la mission, avec un hélicoptère dont il faut placer le point d’atterrissage. L’hélico ne peut prendre que 30 civils à la fois, obligeant donc à quelques aller-retour. Pendant ce temps, les infectés envahissent la carte et il faut prier pour que les civils ne soient pas contaminés. Voir ces petits points jaunes changer de couleur, pour nous signifier la perte de celui-ci et, souvent, l’échec de la mission, est bien plus efficace qu’on ne pourrait le croire. Comme quoi rien ne sert d’avoir des graphismes de folie pour réussir à poser l’ambiance et à plonger le joueur dans un univers.

Bourrin stratégique !

Plusieurs objets seront à débloquer tout au long du jeu, permettant une tactique plus intéressante. Il sera possible de poser de la dynamite en des coins stratégiques, pour la faire exploser quand bon nous semble. Des mines auront le même impact, à la différence près qu’elles s’activent toutes seules dès le passage de l’ennemi sur l’une d’entre elles. Il y a aussi des barrières pour condamner certains passages, des gazs attirants tous les zombies vers un même point (utile pour faire diversion un moment) et surtout, quelques forces humaines armées. Des soldats, posés intelligemment dans un parc ou une ruelle aux nombreux embranchements, pourront faire un malheur dans les hordes d’infecté. Poser des snipers sur un bâtiment à la vue dégagée est aussi une bonne idée. Enfin, on a de l’explosion à la pelle : un mortier et du bombardement orbital, par exemple. Il sera possible d’améliorer certaines technologies, pour peu que l’on parvienne à faire évacuer un maximum de scientifiques (les points bleus) à déceler parmi les nombreux civils.

L’évolution de la partie, des tours de jeu, est vraiment le point fort d’Atom Zombie Smasher. On progresse toujours, de partie en partie, en récoltant de nouvelles armes, technologies, unités, objets de tactique. Le but du jeu est de récolter un certain nombre de points de conquête, mais il y a quelques bonus à récolter entre temps. Ainsi du côté des humains, on débloque du bombardement de lamas (oui, c’est bizarre) permettant d’annuler les forces de deux territoires ennemis. C’est aussi ainsi que le joueur peut utiliser le bombardement orbital. Du côté des zombies, on a surtout à faire à des usines de gaz explosives et dévastatrices sur certains territoires (empêchant des bombardements trop massifs) et quelques améliorations des hordes. Voir un énorme point rose surgir d’une extrémité de la carte fait toujours son effet.

Quid de la durée de vie ?

Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir dans une partie d’Atom Zombie Smasher. Mais ce qui fait réellement la différence, c’est le nombre incroyable de modificateurs de partie qui sont rendus disponibles par le développeur. Il est possible de simplifier le jeu, de mettre en place un armement avancé en début de partie, d’augmenter radicalement la difficulté et donc, en clair, de créer ses propres règles du jeu.

C’est passionnant dans le sens ou, comme dans un Civilization de Sid Meier, on sait pertinemment qu’aucune partie ne va ressemble à une autre. La possibilité de créer et partager ses propres mods de jeu fait aussi partie de cette qualité de jeu incroyable, qui renforce à la fois la durée de vie et l’intérêt du titre. Pour pas cher, Atom Zombie Smasher est assez chronophage.

Que dire de plus sur Atom Zombie Smasher ? Intelligent, visuellement travaillé, musicalement entrainant, le jeu de Blendo Games ne pêche peut-être que par de petites saynètes sans doute trop loufoques pour plaire à tout le monde. L’absence (temporaire ?) de traduction française peut aussi en ennuyer certains (surtout que le tutoriel est très important à suivre pour bien comprendre toutes les subtilités du jeu), mais sinon, impossible de dire du mal de ce titre qui n’est pas exceptionnel, mais a le mérité d’être à égale qualité sur tous les points. Aucun aspect important du jeu ne semble avoir été moins travaillé qu’un autre. De plus, c’est une vraie bouffée d’air frais dans la masse de titres mélangeant une apocalypse à des zombies, pour trop souvent nous proposer un bête jeu d’action. Atom Zombie Smasher est donc une réelle bonne surprise, une petite merveille conçue avec pas mal de génie.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
Skywilly

2 pensées sur “GameTest – Atom Zombie Smasher (PC)

  • 29/04/2011 à 18:58
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    Je te remercie, Skywilly, pour ce petit jeu magnifique que tu m’as fait découvrir ^^. Très bon article, mais ça en devient tellement habituel que c’est même plus drôle de le dire tout le temps ^^.

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  • 02/05/2011 à 11:06
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    J’approuve carrément, le jeu m’a beaucoup plu aussi !

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