Hits Playtime – Interview des créateurs de T-Sue !

En plein polar, un assassin essuie sa blessure sur un simple mouchoir. Celui-ci devient alors une pièce à conviction d’une grande importance qui va devoir survivre dans un environnement dangereux. Les étudiants de ce projet très original nous en parlent avec passion. Bonne lecture !

Bonjour et merci d’avoir répondu à l’appel de cette interview. Tout d’abord, pouvez-vous présenter l’équipe de développement ?

Damien, breton à plein temps mais aussi chef du projet. Vient ensuite Virgile, troll d’élite, qui s’occupe principalement de la programmation. Benjamin et Julien qui eux s’occupent principalement du game design (avec les autres bien sûr), du son, des particules, du blog etc… Enfin, notre duo de graphistes : Adrien, homme à tout faire ; et Mehdi qui nous apporte sa sérénité.

Parlez-nous un peu de votre école. Quels sont ses points forts et surtout, quelles sont les qualités requises pour s’y insérer le plus facilement possible ?

L’alternance représente clairement un plus nous permettant de découvrir le monde de l’entreprise qui n’est pas toujours comme on l’imagine. D’autre part, la culture du savoir faire et de finalement avoir les mêmes contraintes que dans l’industrie. En ce qui concerne l’insertion, être vraiment passionné par les jeux vidéo et s’intéresser à tout est un bon début ;)

Être étudiant dans le monde du jeu vidéo, c’est aussi idyllique que les plus jeunes peuvent le penser ?

Julien : Malheureusement non. Entre la fragilité des entreprises et le travail qui n’est pas si abondant que ça, mais ça reste un moyen de vivre de sa passion, et ça c’est une chance unique. Il faut s’accrocher !

Damien : Y travailler chaque jour est un réel plaisir et on a la chance d’être dans un milieu très créatif, les rêveurs comme moi s’y sentent bien. Après c’est énormément de travail, rien que le projet étudiant nous prend beaucoup de temps sans compter le stage à côté. C’est un milieu où l’on rencontre beaucoup de contraintes économiques et de temps, un jeu ne peut jamais être fini à 100%, ce qui procure une certaine frustration.

Adrien : C’est toujours un plaisir de pouvoir mêler passion et travail en même temps. Comme toute industrie, elle a aussi ses contraintes. Le fait d’être formé en alternance avec un nombre d’années similaire aux autres écoles à plein temps, demande énormément d’investissement, physiquement et moralement. Mais on en ressort que plus fort !

Benjamin : Et bien non ! Avant d’arriver dans le milieu, on est bien loin d’imaginer réellement la charge de travail que représente la création d’un jeu de A à Z. On imagine pouvoir tout créer d’un claquement de doigt mais c’est sans compter sur les contraintes techniques, de temps etc… Cependant, pour tout passionné qui désire faire du jeu vidéo son métier, c’est un véritable plaisir.

Virgile : Travailler dans le milieu du jeu vidéo est devenu pour moi une grande fierté, j’avais tout d’abord un peu de réticence vis-à-vis de l’opinion des autres, qui pour la plupart ne voit ce domaine uniquement sous l’angle ludique, néanmoins j’assume totalement mon choix aujourd’hui. Evoluer professionnellement à travers sa passion est une joie de chaque instant.

Quel a été le déclic, ce qui vous a fait dire que le monde du jeu vidéo était fait pour vous ?

Julien : Ça doit remonter à l’époque où je forçais mes camarades de primaire à jouer à mes pseudos jeu de rôle… (Après qu’on m’ait vaguement expliqué le principe de Dungeon & dragon.) Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès d’eux pour tout traumatisme et haine des loups niveau 2.

Damien : J’aime la créativité et je pense que les jeux-vidéo sont un bon moyen de l’exprimer, donc je suis allé tout naturellement vers cette branche. Faire rêver les gens à travers le « dixième art » tel est mon but =)

Adrien : Jouer et créer, sont mes deux passions. L’orientation vers un métier qui me permettait d’apprendre tous les jours, sur le monde qui m’entoure était aussi un argument clé.
C’est aussi un bon moyen pour s’exprimer, et donner du plaisir.

Benjamin : Je baigne dans le jeu vidéo depuis tout petit. Il est donc logique que je me sois orienté vers cette branche qui me permet d’allier ma passion à mon métier.

Parlez-nous de T-Sue. Quel est son concept ?

T-Sue, c’est avant tout l’histoire extraordinaire d’un mouchoir qui devient la pièce à conviction d’une sordide affaire de crime dans le Chicago des années 50. Éjecté de la scène de crime, il va devoir affronter les dangers du monde extérieur pour y retourner et confondre le meurtrier !

D’un point de vue gameplay, le joueur contrôlera donc T-Sue a travers un jeu d’exploration / aventure / plate forme. Il pourra utiliser différentes capacités propres à un mouchoir (comme prendre les courants d’air, s’alourdir au contact de l’eau, rouler pour se déplacer etc.) à travers différents environnements (Appartement, ruelle, jardin…) tout en devant préserver son intégrité physique et l’empreinte qu’il possède pour permettre l’arrestation du criminel !

Quelle est l’originalité première, l’élément de votre jeu qui vous semble être assez important pour faire toute la différence face à la rude concurrence ?

La gestion de la « physique » de T-Sue, clairement. La possibilité de transporter un objet en roulant pour pousser un objet, avant de s’alourdir en se mouillant pour prendre traverser un courant d’air, etc.
D’autre part, le fait d’incarner un mouchoir, fragile et de se retrouver à petite échelle.

Quel est le plus grand défi à surmonter lors de la création d’un projet tel que celui-ci ? Celui qui vous a réellement donné le plus de mal et demandé le plus de temps ?

Justement, la physique. Le simple fait de pouvoir rouler, rebondir sans que la caméra parte dans les sens… Notre programmeur d’élite attitré, Virgile, en a pleuré des larmes de sang.
Le fait de se retrouver à petite échelle entraine plusieurs contraintes techniques, notamment au niveau des textures, et de la composition des décors.
Pour finir, l’intégrité du groupe, avec le système d’alternance de l’école ne laissant que très peu de répit aux stagiaires…

Que pensez-vous de ce principe de blog, permettant aux créateurs de directement communiquer leur progression et leurs idées aux potentiels joueurs ?

C’est vraiment intéressant pour nous ! Cela nous permet de confronter notre projet à un public, et c’est motivant d’avoir des retours au fur et a mesure du développement, plutôt que de s’enfermer dans une bulle. Qui plus est, c’est une bonne vitrine pour montrer notre travail a des entreprises par exemple.

Pas trop dur de travailler sur ce projet en plus de tous vos cours et vos autres travaux scolaires ?

Le projet occupe 90% de notre temps en cours, donc pas de problèmes de ce coté la. C’est plutôt les stages des uns et le travail des autres qui prend du temps !

Comment s’est passée votre candidature aux Hits Playtime ?

Notre équipe pédagogique est venue vers nous pour en parler, et nous avons tout de suite adhérer a l’idée.

Comment abordez-vous ce concours : plutôt sereinement, comme un sympathique challenge, ou il y a t’il une véritable pression derrière toute la bonne humeur que vous communiquez sur votre blog ?

Un peu de pression, clairement. Le fait d’être en cours avec d’autre bloggeurs qui s’investissent dans le concours nous motivent énormément à donner le meilleur de nous même pour tenir/promouvoir le blog.

Quels sont vos “jeux de chevet” aujourd’hui ?

Julien : Starcraft II, minecraft principalement.

Damien : Halo Reach et Fifa (j’aime bien donner quelques leçons à Benjamin haha). Même si actuellement je trouve difficilement le temps de jouer =(

Adrien : Photoshop, 3dsMax, Notepad + +.

Benjamin : Fifa 11 (ridiculiser Damien à chaque rencontre est un plaisir sans fin..), Mortal Kombat, L.A. Noire, Portal 2.

Et vos jeux “cultes” ?

Julien : Starcraft, Baldur’s Gate 2, diablo…les ténors du PC à la fin des années 90 en somme.

Damien : Panzer Dragoon Saga est THE jeu culte pour moi, ensuite il y a ICO, Shenmue, Parasite Eve et bien d’autres…

Adrien : La série des Fallout, des Baldur’gate, et des Doom. Auquel on peut rajouter Deus Ex, Total Annihilation.

Benjamin : Metal Gear Solid, Shenmue 2 (je n’ai pas fait le premier oui vous pouvez me huer…), Shadow of the Colossus, Skies of Arcadia, Batman Arkham Asylum, Banjo & Kazooie et bien d’autres…

Virgile : Onimusha, Final Fantasy, Metal Gear Solid, Lost Odyssey, Baten Kaitos, sky of arcadia, secret of mana. (Non je ne suis pas orienté jeu japonais …).

Merci à toute l’équipe ! Si leur projet vous a convaincu, vous pouvez toujours voter pour eux 1 fois par jour sur la page du Monde.fr

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
Skywilly

Laisser un commentaire