Tic : Part 1

Cette année, le Xbox Live Indie Games enchaîne les bons petits jeux. TIC s’impose, dans ses premières images, comme l’une des curiosités du moment. Pari réussi pour le jeune studio RedCandy Games ?

Encore une méchante multinationale…

Clairement orienté “pro-environnemental”, le monde de TIC se place à l’aide d’un scénario en plusieurs artworks, racontant l’histoire d’un robot industriel nommé TIC, créé dans la ville minière de Copperville, qui va devoir affronter l’infâme EvilCorp. Celle-ci creuse dans les terres pour y récolter un maximum de ressource et fait s’écrouler le rythme de vie paisible des habitants aux alentours : quelle ignominie ! Au-delà d’un scénario travaillé, c’est surtout d’une petite fable gentillette dont il est question.

Tic est un robot plein de ressources. Se mouvant sur une seule roue, il se déplace aussi dans les airs à l’aide de son hélice. Sur une très courte distance verticale tout d’abord, puis vers l’infini du cosmos lorsque le joueur récolte les bonnes noisettes de “boost”. Enfin, il possède aussi une foreuse lui permettant de creuser dans la pierre la plus fragile. Mais pour obtenir le droit de l’utiliser, il va d’abord falloir se rendre chez son mentor.

TIC est un beau jeu. Avec son scrolling à plusieurs vitesse de déroulements, selon le plan, TIC place tout de suite le joueur dans une ambiance sublime qui laisse rêveur et augure du meilleur pour la suite. Tout est très coloré, bien conçu et joliment dessiné. On commence alors à récolter quelques noisettes argentées. Une fois le compte obtenu, on débloque la foreuse et il est donc possible de se frayer un chemin dans des tunnels menant au système principal des grosses machines d’EvilCorp. S’en suit alors une succession de deux ou trois tableaux de pièges à éviter pour pouvoir détruire les commandes de la foreuse et passer au niveau suivant.

De quoi gonfler la durée de vie ?

Trois niveaux sont présents dans ce Tic : Part 1. Mais le bat blesse très vite, car ces chapitres se ressemblent terriblement. Les trois sont constitués des mêmes PNJ, des mêmes objectifs (récolter des noisettes / parler au mentor / débloquer la foreuse / détruire l’armada de l’ennemi) à l’aide d’un Level-Design pratiquement identique d’un épisode à un autre. On s’amuse, c’est une certitude : mais on termine le mode Histoire en 25 minutes.

Néanmoins, quelques idées de rejouabilité sont au rendez-vous. Tout d’abord, plusieurs noisettes d’or sont disséminées à travers les trois niveaux. Aussi, chaque chapitre à son lot de défis : une course à la montre, la possibilité de tenter de rejouer le niveau sans perdre une seule vie et enfin, un objectif demandant de collecter assez de noisettes dans les temps impartis et en une seule vie dans de nouveaux niveaux prévus à cet effet.

C’est assez pour rentabiliser légèrement le prix de 240 Microsoft Points, mais pas vraiment pour rassasier la soif d’aventure des joueurs passionnés du genre. Les plus jeunes, les débutants, prendront plus de temps à comprendre les différents principes de gameplay et y trouveront leur compte, mais les plus grands seront déçus. Le jeu est beau, possède des musiques singulières qui marquent souvent, mais on ne peut qu’espérer un second opus bien plus long. La saga TIC reste donc une curiosité à surveiller de très près, malgré tout.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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