Naval Warfare

Déjà sorti sur Xbox Live Arcade sous le nom d’Aqua, le jeu de Games Distillery revient sur nos ordinateurs pour tenter de conquérir un nouveau public. Avec succès ? Voyons cela ensemble mais surtout, fait chauffer les cartes graphiques !

Petit bateau !

Un grand ennemi surarmé s’apprête à raser votre base et votre peuple sans aucun remords. Vous connaissez la chanson, c’est l’habituel refrain des jeux qui se veulent très amusants, mais pas foncièrement prenants scenaristiquement parlant. Naval Warfare fait partie de ceux-ci, avec deux camps s’affrontant sur l’eau via des vaisseaux de guerre imposants et plus qu’efficaces. Vous jouez le rôle du Captain Grey et de l’Ingénieur Edison, ou plutôt leur bateau, dans des arènes au rythme frénétique.

Le gameplay désormais bien rodé du jeu de tir aux sticks analogiques et de nouveau au rendez-vous ici. Jouable au clavier et à la souris, Naval Warfare est réellement plus plaisant à aborder au Pad (jeu console oblige). On bouge avec le gauche puis on tire / on vise avec le droit. Du coté de l’armement il y a de quoi faire, avec des caisses nous apportant un second type de tir qu’il est possible d’alterner avec l’original et ce, à volonté. Reste le missile, lent, mais puissant, puis les mines que l’on sème derrière soi et qui explosent sur les ennemis qui s’en approchent de trop près. Enfin, une grosse attaque, une pluie de missile pour commencer, vient mettre tout le monde d’accord moyennant un certain nombre d’ennemis tués au préalable.

De grandes originalités sont aussi au rendez-vous, comme ces escouades qu’il est possible de commander à l’aide de simples directives telles que “Suis-moi”, “Attaque cet ennemi” ou “Reste ici”. C’est très simple, il ne faut pas se le cacher, mais c’est aussi très efficace en combat et cela donne encore davantage un aspect bourrin très appréciable aux différentes mêlées qui ne manquent d’ailleurs pas de clarté : ce qui est un vrai bon point pour un titre de ce genre.

Classique, mais efficace, c’est ce qu’on peut dire de Naval Warfare. L’histoire, contée à travers de simples et jolis artworks doublés avec efficacité, ne va pas bien loin et est d’un classicisme certain. Néanmoins, elle est assez présente pour donner au joueur une bonne raison de continuer à s’amuser à travers les neuf épisodes et la quarantaine de niveaux proposés en mode Solo. Si vraiment cela ne leur suffit pas, alors il y a un petit mode en coopération avec six missions annexes et des objectifs originaux. Reste enfin les affrontements en ligne et des modes de difficulté plus élevés.

Un joli “plouf” technologique

Naval Warfare est graphiquement très joli. Le moteur est un peu gourmand, mettant forcément de côté les vieilles cartes graphiques qui peinent à afficher de jolies textures et des effets de lumières convenables. Ce manque de fluidité sur certains PC est aussi dû à l’absence totale d’options graphiques à sélectionner, qui aurait certes enlaidi le jeu, mais aurait aussi pu permettre à un plus large public de le lancer sans avoir de méchantes sautes de framerates lors de certaines missions. Pour l’avoir testé sur une petite et une grosse configuration, je peux vous assurer que cela fait la différence.

Reste que c’est vraiment beau. L’univers SteamPunk proposé est charmant et les effets de lumières sont saisissants. La première mission se déroulant sous la pluie vient même donner une petite claque aux habitués des petits jeux 2D, avec des scènes de gunfights qui n’en deviennent que plus impressionnantes. Naval Warfare est une réussite visuelle incontestable pour son prix, jugé à moins de 10 €, qui fait de ce titre un incontournable du moment pour ce qu’il s’agit de trouver un bon petit jeu d’action comme on en fait plus ou si peu.

Un conseil : si vous avez une petite configuration, mais une Xbox 360, sautez sur l’occasion et procurez-vous ce titre sorti l’année dernière sous le nom d’Aqua sur le Xbox Live Arcade. Tout comme vos amis Pcistes, vous ne le regretterez pas !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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