Tiny Token Empires

Les français de Bip Media débarquent dans les rayons PC de nos magasins pour nous proposer un jeu de puzzle/stratégie volontairement très accessible. Très réussi aussi ? C’est ce que nous allons voir. Et si finalement, toute la famille trouvais les jeux de conquête grand public ?

Un jeu dans le jeu…

Romains, Grecs, Perses, Egyptiens et Carthaginois en ont assez de se faire la guerre sans cesse, c’est pourquoi ils ont inventé un nouveau jeu de jetons simulant leurs conflits. C’est dans un univers amusant et visuellement très orienté “bande dessinée” que Tiny Token Empires prend place. On y joue le rôle d’un des chefs d’une des grandes nations précitées. Tout cela pour se lancer dans une aventure mélant Risk et Puzzle Quest en un seul jeu.

Rappelons ce qu’est le gameplay d’un Puzzle Quest pour ceux qui auraient malencontreusement raté ce hit. Chaque combat, ouverture de coffre, défense ou tout autre action possible et imaginable se concrétise par un puzzle à réussir. Ce puzzle est présenté très simplement : plusieurs symboles (ici les jetons en question) sont disposés sur l’écran et doivent être alignés pour disparaitre. Supprimés, il feront tomber ceux positionnés au dessus d’eux et la zone de jeu est alors constemment remplie. Le but principal et de savoir quelle couleur il est nécessaire de collecter, puis de supprimer autant de jetons que possible pour remplir la jauge d’un objectif. Exemple : pour attaquer, un archer doit posséder une centaine de points violets dans sa jauge. Il faut alors éliminer un maximum de jetons violets en les alignants (par trois minimum, verticalement ou horizontalement) jusqu’à ce que cette jauge soit remplie. Ainsi, on peut attaquer l’ennemi. De la stratégie au tour par tour, mais avec un peu de Bejeweld à l’intérieur…

Plusieurs nuances sont ainsi au rendez-vous. Des gameplays de puzzle quelque peu différents pour l’ouverture des coffres, des symboles uniques pour les attaques maritimes, etc. Tiny Token Empires reprend le concept original, sans jamais le transcender, mais avec toutefois beaucoup d’efficacité.

A la conquête du monde !

Coté “Risk”, c’est très simplifié. Vous posez votre armée sur un territoire : si l’ennemi est présent vous le combattez, sinon vous obtenez directement la zone. Vous pouvz alors dépenser pour construire une ville, l’améliorer, ajouter des fortifications, des batiments, puis recruter des soldats toujours plus intéressants statistiquement parlant. Bien sur le jeu se joue au tour par tour, pour permettre au mode multijoueur d’être simple et accessible à tous. Les chargements entre les tours sont très rapides.

Vous partez donc conquérir le monde entier en Match Rapide ou en Multijoueur. Par contre si vous préférez découvrir le jeu avec davantage de suivi, un mode Solo est aussi disponible. Celui-ci est scénarisé, avec un très drole guide qui vous expliquera tout le gameplay et ses nuances tout au long de votre partie. Vous jouerez chaqune des nations, une par une, pour en connaitre les specificités. Tiny Token Empires est aussi visuellement sympathique. Bon point aussi pour les musiques d’ambiance, jamais énervantes. On pestera quand même devant les quelques bruitages de voix (pleurs, joie, etc..) qui sont vraiment ridicules et eux, carrément lourds. Reste alors à bien savoir que ce jeu ne se destine pas à tous les publics…

Si vous avez adoré Puzzle Quest, ce sera un petit encas vidéoludique. Si vous êtes un joueur casual et que l’univers vous plait, le jeu est totalement pensé pour vous. Si par contre vous trouvez Civilization V déja trop simple et accessible, alors passez votre chemin. Mais quoi qu’il en soit, Tiny Token Empires réussit à proposer un jeu interessant, simple à jouer, difficile à terminer pour les débutants et possédant une sympathique durée de vie pourvu qu’on ai quelqu’un pour y jouer en multijoueur. A 20 € le jeu, c’est encore honnête.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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