Contre Jour

Chillingo, les développeurs du très fun Angry Birds, ses extensions et de Cut the Rope nous livrent leur nouveau jeu nommé Contre Jour. Un titre à l’aspect joli et profond, mais qu’en est-il du jeu dans sa globalité ?

Œil pour œil, dent pour dent, oreille pour oreille…

Dès le lancement du jeu, Contre Jour tente de nous mettre dans une ambiance mystérieusement belle avec une introduction en musique douce et très jolie. La mention “inspirée par Le Petit Prince” nous interpelle, bien que personnellement, je ne vois pas le rapport (peut-être que si j’avais lu le livre, je le verrais… Oh ça va j’ai même pas vingt ans !). Sans passer par un menu, on entre directement dans le premier niveau du jeu où l’on joue une boule avec un œil. Dit comme cela, ça peut paraitre gore, mais en fait, la petite boule est très mignonne. Dit comme cela, ça parait encore plus gore… Mais promis, c’est très mignon et attachant.

Le gameplay est assez simple : vous utilisez vos petits doigts pour modifier le sol (certains types de sol ne sont pas modulable) dans une certaine limite. C’est en créant des reliefs que Petit (c’est le nom de la boule), ne possédant pas de membre, peut avancer ou plus précisément rouler. Très vite, d’autres éléments pour trimballer la boule apparaissent : des fils suspendus à des yeux (non, mais vraiment…) vous aident à transporter l’œil et certains sont “élastiques”. Pour les utiliser, c’est très simple, vous dirigez le bout du fil sur la boule et pour la lâcher, il vous suffit de mettre le doigt dans l’œil auquel est suspendu le fil. Promis, on va s’en sortir. Des “catapultes”, des portails ou encore des coussins propulseurs sont utilisés pour traverser certains niveaux.

Le but dans tout cela ? Collecter un maximum de petits points lumineux et atteindre la lumière de chaque niveau. Les points lumineux sont utilisés pour débloquer les mondes suivants et évidemment avoir un score plus élevé. Certaines fois, les niveaux ressemblent à des mini-énigmes sans jamais toutefois être des casses-tête. Contre jour est assez facile, mais la difficulté n’est pas vraiment l’intérêt du jeu. L’ambiance en revanche, est bien travaillée avec un aspect graphique très mignon et joliment sombre qui nous rappel un peu World of Goo et les musiques sont assez magnifiques et réussies bien que peu nombreuses.

Nouveau jeu ? Mon œil !

Le problème dans tout cela, ce n’est pas le jeu en lui-même, mais les développeurs. Sous cet aspect artistique nouveau se cache des copies de gameplay des précédents jeux de Chillingo. C’est assez déroutant lorsqu’en plein milieu de Contre Jour, on a l’impression de résoudre un niveau de Cut the Rope : la physique est la même et les fils suspendus aux yeux de Contre Jour ont clairement été volé à la pauvre Grenouille.

D’autres concepts sont repris d’Angry Birds (je me souviens d’un niveau où il fallait utiliser une catapulte pour détruire une petite construction). Même l’interface du jeu est la même que les autres. Cela n’est pas forcément honteux et dérangeant, d’autant que les deux jeux cités sont de bons titres, mais si Chillingo commence à s’autoplagier cela laisse présager un mauvais avenir pour les prochains titres.

Autre mise en garde : Contre Jour perd un bon pourcentage de sa jouabilité sur les plus petites machines (iPhone/iTouch). En effet, nos gros doigts boudinés de joueurs n’ont pas fini de se heurter et on aimerait aussi qu’ils soient transparents. Il est parfois difficile de saisir des fils sans toucher les yeux d’à côté, ou le sol peut aussi s’affaisser au lieu de créer une bosse…

En effet, tous ces petits problèmes sont vite oubliés lorsqu’on apprend que le prix de Contre Jour est, comme ses prédécesseurs, au plus bas (0,79€ et 2,39 pour iPad). De plus, le jeu reste très amusant et plaisant autant pour les yeux que pour les oreilles. Ne prenez donc pas peur face aux petits défauts d’autant que la durée de vie (60 niveaux) est assez bonne pour rentabiliser vos petits centimes. Pour les heureux possesseurs d’iPad et fan des précédents jeux de Chillingo, foncez !

LeenUyth

LeenUyth

Gentille, douce et délicate dans une autre vie. Née avec une manette de Master System II dans les mains, j'ai aujourd'hui moins le temps de jouer et me consacre surtout aux jeux d'arcades pour péter un max de rotules rapidement. Et comme j'écris pas beaucoup et que personne d'autre ne veut le faire, je montre souvent ma sale tronche pour les interviews vidéos.
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Une pensée sur “Contre Jour

  • 10/09/2011 à 15:59
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    Oui dommage que contre jour soit si peu inspiré : Angry birds, Sploing, Bumpy road, Cut the rope, World of Goo et je dois en oublier…
    Dommage car il est sympa et aurait pu être vraiment chouette si il n’avait pas autant pompé les idées des autres jeux.

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