Revoltin’ Youth

Open Emotion Games, déjà responsable de Ninjamurai, revient dans la collection des Minis du PlayStation Network avec un titre particulièrement inspiré. Que les amateurs de 16 bits se lèvent et se souviennent de The Lost Vikings car il en est grandement question.

The Lost Revoltin’ Vikings !

Revoltin’ Youth est clairement un jeu inspiré d’un vieux titre que les amateurs de bonnes surprises avaient su apprécié à une époque ou Blizzard Entertainment s’appelait encore Silicon & Synapse : The Lost Vikings. Le concept était simple : trois Vikings aux capacités différents devaient être utilisés chacun à tour de rôle pour aller d’un point A à un point B sans encombre. Le jeu d’Open Emotion reprend exactement les mêmes idées et les transposent dans un univers jeune et révolté, d’où son nom.

On y joue donc chacun leur tour trois jeunes gens très différents : un graffeur capable de créer des “deltaplanes de peinture” pour passer d’une haute plateforme à un autre, mais aussi d’activer des interrupteurs et de sauter à une hauteur moyenne. Un gros balèze archétype un peu crétin est quant à lui capable de pousser des tonneaux et de servir de poids sur de gros interrupteurs. Par contre, il ne peut pas sauter. Enfin, une jeune fille vient rompre la masculinité du jeu en permettant de grimper où descendre les bords de certaines plateformes et de sauter très haut, bien plus haut que ses compères du sexe opposé. Ces trois héros tentent de faire façe à un despote qui les prive de toute liberté, dans une ambiance très inspiré d’un certain Jet Set Radio sans jamais en voler la moindre bribe de gameplay. Revoltin’ Youth est unique est bel et bien totalement original visuellement.

On passe alors cinquante niveaux, ce qui propose une vraie bonne durée de vie, à passer d’un coup de gachette d’un personnage à l’autre pour avancer et bien choisir ses actions. On descend une échelle avec chacun des personnages, on pousse une caisse avec l’un, active un interrupteur avec l’autre, monte avec l’ascenseur en faisant un long saut sur celui-ci. L’objectif étant d’amener les trois personnages sur la pancarte menant au niveau suivant. Note pour les nouveaux joueurs : c’est dur, lent, assez prenant et intelligent.

Monotone, certes, mais bien réalisé

Ceux qui débarquent sur le PlayStation Network avec la nette conviction qu’il vont pouvoir jouer à un simple jeu de plateforme auront une belle surprise en se procurant ce titre. Revoltin’ Youth est immensément plus riche, plus passionnant, plus complexe qu’un plateformer. Il demande pas mal de réflexion, de tactique. Forcément, cela amène une certaine lenteur de progression. Amener les trois personnages à chaque avancée du niveau est un peu ennuyant, surtout que certains sont lents à la détente. Une certaine monotonie s’installe alors, qui ne vient pas gâcher l’expérience de jeu, mais mérite clairement d’être précisé. Chacun des personnages peut aussi “mourir” et si il est possible de les faire réapparaître au dernier checkpoint, le jeu oblige aussi quelquefois le joueur à recommencer tout le niveau depuis le début : ici on ne fait pas dans la dentelle et certains niveaux sont réellement très corsés et pointilleux.

Au-delà de cela, on a le droit à des graphismes sympathiques, des musiques “chiptune” adorables créés par quelques “noms” du milieu et une durée de vie très intéressante pour un rapport qualité/prix vraiment peu critiquable. Reste quelques petits bugs de collision à préciser et, évidemment, une certaine répétitivité ennuyante. Mais là, c’est vraiment pour chipoter… Revoltin’ Youth est un bon petit jeu, qui vous volera plusieurs heures de votre vie sans que vous ne vous en rendiez compte. C’est lent, certes, mais c’est le gameplay qui veut ça. Pour le reste, c’est surtout une question de feeling. Franchement, pour moins de 2€, ce titre mérite au moins d’être essayé.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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