Burnout CRASH!

J’aurais pu faire un crash test du nouvel opus de la série « Burnout », mais le jeu étant dématérialisé je n’avais pas grand-chose à exploser (et qu’on ne me parle pas de mon disque dur il ne remplace en rien une bonne vieille cartouche ou un CD). Alors faute de balancer mon jeu dans le mur j’ai envoyé ma caisse valser dans le carrefour.

Attention un Cami…BOOM !

Pour ceux qui n’auraient pas lu notre preview, « Burnout Crash » est un spin off tiré de la série éponyme. Le concept du jeu est assez simple, vous vous élancez gaiement dans un carrefour et tentez de faire le plus de dégâts possible en faisant exploser votre véhicule.

Au revoir la vue de derrière et bonjour la caméra au dessus, c’est pour certains bien plus rétro, pour d’autres bien plus moche, mais ça permet en tout cas de plus facilement anticiper les arrivées de véhicules. Car derrière le coté bourrin de la chose se cache une dimension tactique, si foncer dans le tas rapporte des points, guider son épave en feu en rapporte bien plus si on sait ou propager correctement l’incendie. Les différents modes de jeu sont d’ailleurs là pour nuancer cette notion tactique.

Le premier mode « Road Trip » vous met au défi de caramboler 66 véhicules sans en laisser s’échapper 5. Chaque voiture/bus/camion viendra ainsi remplir une jauge qui activera un événement allant du simple barrage de flics à l’attaque d’extraterrestre dévastant le paysage routier. Moins vous aurez laissé filer de véhicules et plus l’événement suprême sera puissant, de plus ceux-ci sont spécifiques à chaque partie des 18 niveaux et offrent donc 6 finals différents (pas de spoilers mais certains sont très drôle).

Le second mode « Rush Hour » permet de se défouler, 90 secondes de pure boucherie, ici aucune règle, faites juste le plus de dégâts possible et à la fin du temps imparti l’explosion ne sera que plus grosse histoire de terminer en beauté.

Le dernier mode « Pile Up » est un peu plus particulier, vous devrez exploser 30 véhicules avant que le mode inferno ne se déclenche. Sachant que vous démarrez avec un multiplicateur de x5 et qu’il baissera de 1 à chaque véhicule filant entre vos pattes. Une fois le mode inferno activé vous pourrez exploser à loisir tant que quelque chose brûle. C’est via ce mode que vous ferez le plus de dégâts grâce au multiplicateur et aux réactions en chaîne, mais c’est aussi le mode le plus dur à appréhender.

Chérie regarde la belle robe dans la vitri…BOOM !

Si un retour à la 2D est opéré, on pourra quand même noter que ce n’est pas au détriment des graphismes. C’est fin, plein de détails en tous genres et malgré le fait que tout soit destructible le jeu n’est sujet à aucun ralentissement même lors des enchaînements les plus violents. L’habillage des menus colle bien au ton du jeu et le fait de pouvoir choisir la couleur de son véhicule a son petit charme (C’est bien connu les voitures rouges roulent plus vite…)

Pour la partie sonore, vous aurez de quoi vous régaler. Le jeu regorge de références et de bruits rigolos. Du tilt lors des plus gros carnages à des chansons des années 80 tel que «It’s Raining Men » pour le déclenchement d’un orage. Les musiques sont assez entraînantes sans être trop envahissante, et puis de toute façon on passe plus de temps à entendre des explosions que le fond sonore. Pour rendre le tout encore plus rigolo, des commentaires sont ajoutés lors du calcul des points en fin de niveau. Et entendre un beau « Maman est fière de toi,,, » après avoir totalement rasé de la carte toute forme de vie ou d’habitation ça n’a pas de prix.

BOOM !BOOM !BOOM !BOOM !.. I want you in my room…

Après bien des explosions de nouveaux véhicules seront accessibles, du « Buggy » hyper léger, mais qui pète pas fort au légendaire « Trashmaster » super lourd, mais qui explose assez loin pour faire sauter les véhicules se sauvant. Les différents niveaux se débloquent eux aussi au fur et à mesure , offrant chacun leur lot d’évènements spéciaux : tornade, inondation, flics qui écoute du reggae, bulldozer… et j’en passe.

Un certain nombre de bonus viennent s’ajouter à tout cela, l’ambulance permettant de récupérer une croix si on a laissé filer une voiture, les camions blindés de la banque qui nous file du pognon, et surtout le livreur de pizza qui une fois percuté déclenche la pizza de la fortune ! Une version revisitée de la roue de la fortune qui permettra d’actionner un événement aléatoire.

« Burnout Crash » c’est avant tout un jeu addictif à condition d’y jouer avec des potes, le principe est super simple la prise en main immédiate, c’est super drôle et même les copines peuvent y jouer. Si en plus de ça vous avez un invité qui est le spécialiste pour casser un truc dès qu’on lui prête vous pouvez être sûr qu’il va faire des ravages. A contrario si vous êtes seul un soir d’hiver inutile de vous mentir vous allez vite vous lasser, même si le système autolog permet de défier ses amis xbox live vous vous ferez vite chier par le coté répétitif du truc si vous n’avez pas un score à battre pour pouvoir vous la péter toute la soirée.

On aurait quand même apprécié un mode multijoueur ou ne serait-ce qu’un mode compétition de score en local pour pouvoir défier ses amis xbox canapé et pas ses amis xbox live. Autre léger détail bien plus subjectif, les succès du jeu ne sont ni très durs ni très rigolos, si on compare l’humour du jeu à celui des succès on se demande si ce sont les mêmes personnes qui ont fait les choix.

Kinect dans ton salon, et BOOM la lampe !

Le mode Kinect, bien qu’il soit rigolo, est bien plus anecdotique. Si on en rigole la première fois on reviendra vite à une manette histoire de faire un meilleur score. Mais il fera une fois de plus l’occasion de relancer le jeu pour le faire découvrir ou redécouvrir sous cette nouvelle approche.

Pour peu qu’on ait de vrais copains dans la vie réelle et pas sur le live on est sur de s’amuser avec «Burnout Crash » on y jouera avec plaisir une soirée entière pour tout débloquer puis y revenir une autre juste pour le plaisir de tout faire péter et de comparer ses scores entre amis. Dernière recommandation si vous jouez en mode kinect évitez de boire trop de bière avant de jouer vous pourriez finir par vraiment ressentir la douleur, et oui c’est aussi ça la magie de la bière Kinect !

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Tous mes articles pour GSS sont sous licence Beerware.
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