Sideway : New York

Avant tout sorti sur PlayStation 3 et désormais disponible sur PC, le jeu de Fuel Entertainment se joue à la manette, en coopération et mélange les genres avec la volonté évidente de montrer ce que les développeurs ont dans le ventre… Voyons clairement ce qu’il en ressort donc, avec une autopsie dans les règles de l’art !

Pschit-Pschit

Vous jouez un graffeur, sorte de Marc Ecko de dessin animé, qui évolue dans un monde en 3D met totalement en deux dimensions : plus précisément, votre avatar ne peut se déplacer que dans son état de “graffiti”, sur les murs des immeubles des différents quartiers à parcourir. L’art de proposer de la 2.5D avec un contexte scénaristique original !

Il faut dire que cette idée a des répercussions sur tous les aspects du jeu, principalement sur son gameplay pour commencer : vous sautez sur des bords de fenêtre, des poutres, des rambardes et passez d’un coté à l’autre comme le ferait un dessin en stop-motion. C’est magnifique et intelligent à jouer, cela promet énormément dans les premières minutes manette (ou clavier) en main.

Il faudra alors sauter, double-sauter, utiliser sa bombe de peinture pour planer quelque temps façon “Jetpack”, glisser, se balancer sur certains objets fixes, frapper de l’ennemi et bien plus encore, dans un jeu qui met en avant une évolution constante du personnage principal. La dizaine de niveaux proposés recèle chacun quelques techniques à découvrir : vous passez d’un personnage qui ne peut que frapper et sauter pour au fur et à mesure de la partie, se voir permettre de réaliser bien plus de choses très utiles dans un level design évidemment bien pensé pour l’occasion.

Graff’ à la chute !

Le level-design est une petite merveille de jeu de plateforme fluide et jamais trop complexe. Très accessible, Sideway n’est vraiment pas compliqué et propose des checkpoints à tous les coins de rue (l’expression y tient tout son sens, pour une fois). On meurt, on recommence, on comprend vite ou est le piège et on passe à autre chose. C’est d’ailleurs le gros défaut du titre de Fuel Entertainment : on passe vite à autre chose justement, tant la durée de vie est petite (deux ou trois heures maximum) et l’aventure finalement très quelconque et un poil répétitive.

C’est pour cela qu’on ne saurait trop vous suggérer le mode Coopération. Jouable à deux sur le même écran, Sideway y gagne en fun même si la caméra ne fait pas vraiment de merveilles. Un conseil : placez le meilleur joueur des deux dans la seconde position, histoire qu’il ne se fasse pas trop piéger par les plans de caméras saouls et à côté de la plaque. Sans cela, la coopération fonctionne parfaitement et on passe vraiment un agréable moment dans cette atmosphère de peinture, de graffitis, qui il faut bien l’avouer fait absolument tout le charme du jeu. Sideway : New York est quelconque sur le papier, mais prend de belles couleurs et se rend passionnant à jouer une fois le concept mis en place. Un bon petit encas.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
Skywilly

2 pensées sur “Sideway : New York

  • Crim
    05/12/2011 à 13:01
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    Un bon petit jeu bien sympathique, même si pas très dure. Par contre il y a un point sur lequel je ne suis pas d’accord: la musique. Pas qu’elle soit mauvaise (et pourtant j’ai horreur de la musique urbaine), mais il y a trop peu de morceau et ceux ci sont court, du coup elle est répétitive au possible!

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  • 18/02/2012 à 17:41
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    Je n’ai testé que la démo, mais après un trailer prometteur, j’avais été très déçu. Le côté 2.5D semble en effet bien gimmick, et la plateforme m’a paru plutôt quelconque (avec quelques problèmes de lisibilité, comme les piques en graffitis que je ne voyais jamais).

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