5 Jeux d’Arcade pour Noël 2011

On les appelle aussi “petits jeux chronophages” pour de très bonnes raisons : les jeux d’arcade ont évolué et son passé de simples labyrinthes remplit de fantômes à des expériences toujours plus conceptuelles ou de nouveaux gameplay émergent et sont toujours réutilisés par la suite dans des jeux encore plus convaincants. Voici quelques titres qui ont attiré notre attention cette année et que l’on vous conseille chaudement !

Claustrophilia

Développeur : Sir Realism | Date de Sortie : 08 Novembre 2011

Le concept est d’une simplicité de compréhension exemplaire.Vous jouez le rôle d’un petit bonhomme sans aucune importance scénaristique, qui évolue dans un niveau totalement vide. Seules les briques qui entourent les limites du stage sont douées d’une certaine intelligence et se mettent à bouger et à resserrer tous les grands espaces de l’endroit. Ou comment prouver en quelques secondes qu’on peut vite se sentir très à l’étroi, aussi grand soit l’environnement ou l’on se trouve, du moment qu’il est mal agencé. Toi, gamin qui ne range pas ta chambre, ce message est pour toi ! Plus sérieusement il va donc falloir réussir à survivre le plus longtemps possible sans se faire écraser par les anciennes extrémités du niveau, des briques qui se font un malin plaisir de ne bouger que lorsque cela ne vous arrange pas du tout. A chaque fois que vous réalisez un bon score dans un mode de jeu, vous obtenez quelques bonus. Des personnages supplémentaires (un chat, un “bug”, un pirate, un cosmonaute, etc.), des trophées en bronze, en argent ou en or, mais aussi des modes de jeu. Passé le Mode Survie, on découvre le “Wall to Wall” qui consiste à faire le plus de points en allant d’un mur à l’autre. Alter met en scène les mêmes briques “folles” teintées cette fois d’une texture de feu ou de glace. Une barre de temps vous indique de quelle “texture” vous pouvez peindre les briques que vous touchez, ce qui change donc à chaque fois que la barre revient à zéro. Repair est plus compliqué et donc, plus amusant. Certaines briques vont tomber littéralement en panne et il faudra les toucher pour les redémarrer. Le but étant évidemment d’en toucher un maximum en une seule vie. Collect reviens aux bases du jeu d’arcade avec beaucoup d’efficacité : les briques se rapprochent, veulent toujours vous écraser, mais la différence est dans votre objectif. Il ne suffit plus de survivre, il faut désormais récupérer un maximum d’épées apparaissant dans le stage à des endroits forcément peu appropriés sur le moment. Enfin, le dernier mode Claustrophied reprend le système de jeu du mode Survie mais ne vous donne des points que lorsque vous êtes entre deux briques prêtes à vous écraser.

Forget-Me-Not

Développeur : Nyarlu Labs | Date de Sortie : 31 Mars 2011 (PC)

Forget-Me-Not est imprégné d’une bonne dizaine de référencesqui, bien malaxées, nous donnent une belle application pleine de fun. Le concept est simple à comprendre, mais un peu plus compliqué à prendre en main : dans des labyrinthes colorés, typiquement tirés du jeu culte de Namco, le joueur peut diriger de façon tactile un petit être carré dans la direction qu’il le désire. Celui-ci doit alors gober tous les pixels lumineux du niveau, trouver la clé et éviter ou tuer les ennemis. Lorsqu’il avance, le “héros” tire aussi devant lui de façon automatique. C’est ainsi que commence la grande guerre aux projectiles fous qui s’arrêtent sur les murs et les ennemis, mais qui continuent aussi leur parcours lorsqu’ils sortent d’une extrémité de l’écran pour continuer de l’autre. Impossible alors de passer à droite de l’écran sans se retrouver avec ses propres projectiles qui nous poignardent, au sens propre du terme, dans le dos. Ceux-ci augmentent considérablement la dangerosité du niveau, puisqu’ils peuvent aussi atteindre des cibles qui feront exploser les murs environnants et donneront un léger aspect de gruyère aux différents tableaux, forçant le joueur à improviser pour trouver un chemin qui ne mène pas directement à une mort certaine. Pour éviter de mourir bêtement, il y a une astuce simple : chercher la clé du niveau en priorité. Le jeu est un pur titre de scoring, enchainant les niveaux jusqu’à la mort du joueur. Possédant plusieurs vies, rapidement mises à mal, le carré héros est aussi enclin à tomber dans quelques pièges fourbes jouant davantage sur le manque d’attention du joueur que sur le level design à proprement parler. Il faut être concentré et guetter la moindre apparition d’ennemis si l’on ne veut pas se trouver rapidement en bas du classement mondial. Graphiquement très inspiré, aux sonorités adorables, bien que forcément stridentes, cet hommage aux vieux ordinateurs est totalement réussi sur beaucoup de points.

Rotastic

Développeur : Dancing Dots | Date de Sortie : 21 Septembre 2011

Sur une aire de jeu fixe, sans aucun scrolling quel qu’il soit, des points d’attache sont disposés. Ceux-ci peuvent aussi bouger ou se détruire au cours de leur utilisation. Le but est, d’une simple pression sur le bon bouton, de s’accrocher autour du point d’attache le plus prèt et de tourner autour, jusqu’à se balancer assez rapidement pour pouvoir s’élancer et en attraper un autre en vol. Pour jouer à Rotastic il suffit donc d’une seule main et de deux boutons : l’un pour s’accrocher/se décrocher, l’autre pour changer la direction du personnage en pleine rotation. C’est tout. Histoire de donner un sens davantage concret au titre du jeu, le Rotastic est finalement une figure spécifique (un huit, précisément) qu’il est possible d’effectuer en faisant les bonnes rotations avec son personnage. Tout au long du mode solo, découpé en plusieurs défis, éparpillés dans plusieurs niveaux représentant chacun un endroit médiéval différent (le château, le cimetière, etc.), le joueur aura la possibilité d’effectuer un bon nombre de figures rapportant toujours plus de points en fonction de leur difficulté. Mais tout cela est annexe, car le but principal du jeu est divisé en plusieurs types de parties très différentes. On a donc la Collecte de Joyaux au nom évocateur : il faut collecter un maximum de ces pierres précieuses dans les niveaux, tout en évitant les mauvais pièges, les plateformes remplies de piques qui vous foncent dessus, en activant les bons interrupteurs et autres fioritures démoniaques. La Survie est davantage frustrante puisqu’elle met en scène un ignoble monstre qui vous fonce dessus et que vous devez éviter jusqu’à l’apparition du portail vous permettant de sortir de ce cauchemar. Les niveaux “casse-briques” sont très amusants et se la joue Arkanoid avec beaucoup de simplicité et d’accessibilité. Dans les niveaux Versus, il s’agit de combattre un adversaire contrôlé par l’I.A en tentant de le faire chuter en bas de l’écran : pour cela, il faut parvenir à s’agripper au même point d’attache que lui avec une plus petite corde : un personnage tranche en effet une corde lorsqu’il passe au travers avec une bonne rotation bien ciblée. Enfin, les Acrobaties vous apprennent quelques figures et il vous est demandé de les effectuer au mieux. Rotastic fut créé juste pour le fun, rien que pour le fun et en cela, il remplit totalement son objectif.

Snappy Dragons

Développeur : Extensive Studios | Date de Sortie : 10 Novembre 2011

Extensive Studios nous propose donc un “Angry Birds-like” comme vont bientôt l’appeler tous les joueurs potentiels. Une appellation honnête même si, fatalement, on en revient toujours à l’éternel débat du semblant d’originalité (autre que tactile) d’Angry Birds. Au moins, avec Snappy Dragons, on a quelques petites choses nouvelles à se mettre sous la dent.À commencer par un gameplay un poil différent au toucher. Un dragon est bel et bien placé à la gauche de l’écran, dans les différents niveaux de Snappy Dragons, et il est aussi capable d’envoyer un projectile au loin d’une simple visée tactile. Néanmoins, celle-ci se fait désormais à l’envers : on ne “tend” pas un élastique pour envoyer ce projectile, puisqu’il s’agit ici d’en choisir seulement la trajectoire. Le tactile est précis et permet quelques jolies prouesses, chose moins possible avec facilité dans un Angry Birds chaotique. Le but des niveaux ? Détruire tous les petits humains s’y trouvant, tout en essayant de ne pas toucher les bébés dragons enfermés dans des cages.Soyons honnêtes : Snappy Dragons n’est pas un jeu d’une richesse incroyable et d’une inventivité folle, mais il fait honneur aux titres du genre et promet beaucoup pour un premier jeu d’un jeune studio. Surtout, il amuse ce qui en soi est un peu son premier objectif. On est devant des animations pas toutes réussies (la chute des ennemis, certaines explosions approximatives…) mais la réalisation graphique est réellement agréable à parcourir et les musiques gaies et entrainantes ponctuent cette impression de “bien être” une fois en jeu.

Zombie Football Carnage

Développeur : Milkstone Studios | Date de Sortie : 18 Février 2011

Zombie Football Carnage place le joueur dans la peau d’un footballeur américain qui, dans une zone étendue à tout l’écran, sans trop de scrolling, peut lancer son “ballon-boomerang” sur des ennemis qui débarquent par vagues aléatoires. Proposant ainsi des parties toujours uniques, même si le gameplay ne se diversifie pas davantage, Zombie Football Carnage est avant tout basé sur l’amélioration du personnage. Ainsi, vous allez passer plus d’une vingtaine de parties à tenter de passer plus de trois vagues sans mourir : chose vite impossible. Néanmoins, ces défaites cuisantes vous offrent un peu d’argent à dépenser dans une boutique. On y augmente la vie, la défense, les attaques de notre footballeur qui peut ainsi se montrer bien plus endurant. Le jeu commence enfin, avec son lot de techniques très intéressantes tel que des charges et quelques moyens plus stratégiques de se défendre que de tenter de fuir les attaques des ennemis. Des jeux qui nous proposent d’attaquer des ennemis à la chaine en s’améliorant à chaque partie terminée, ce n’est pas ce qui manque sur toutes les plateformes de jeux. Néanmoins, Zombie Football Carnage est vraiment emprunt d’une folie délectable qui permet de ne pas trop s’ennuyer au bout d’une dizaine de parties. C’est typiquement le genre de jeux que l’on aime lancer entre deux téléchargements des démos jouables à la mode .Il propose une très bonne rejouabilité et un système de classement très rapide et intelligent. La position du joueur dans ce classement mondial est affichée en temps réel pendant la partie, ce qui a le don de rendre celle-ci bien plus accrocheuse que prévu.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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