Wizorb

Imaginez qu’un RPG en 2D, façon old-school Nes ou Super Nintendo, soit placé dans un univers fantastique très quelconque, mais avec un gameplay directement tiré du mythique Arkanoid ? Ça y’est, vous l’avez votre mélange incertain, mais complètement génial ?

Rencontre de plusieurs types

Le paisible royaume de Gorudo se fait soudainement envahir de forces démoniaques. Les maisons sont détruites et plus aucun humain n’y vit en sécurité. Heureusement, le magicien Cyrus est là pour les sauver grâce à une ancienne magie nommée Wizorb. On commence le jeu dans un petit village complètement détruit, ou chaque villageois nous demande de l’argent (et pas qu’un peu !) pour reconstruire son foyer et la ville par la même occasion. Rapidement, on découvre comment le jeu se profile.

La ville n’est qu’un point de repère pour chaque niveau, découpé en 12 zones. Ces niveaux se jouent comme dans un casse-brique traditionnel : vous y voyez des blocs à casser, des pierres, des buissons et des ennemis à toucher avec votre balle pour les éliminer. En début de partie, votre magicien se transforme alors en “barre” que vous contrôlez de gauche à droite. Des pouvoirs sont aussi au rendez-vous : une boule de feu (pour détruire l’obstacle droit devant elle) et un “souffle” permettant de pousser la balle vers une direction opposée (ou au contraire pour accélérer son avancée). Ces pouvoirs vident votre jauge de mana, que vous pouvez revigorer en attrapant les fioles bleues qui tombent de l’écran aléatoirement, lorsque certains blocs/ennemis sont détruits.

Bonus et joyeusetés

Des coeurs (des vies supplémentaires) et des pièces tombent aussi quelquefois d’un bloc détruit. Il faut alors savoir jauger sa précipitation pour réussir à collecter les objets qui tombent, tout en n’oubliant pas de rattraper et faire rebondir la balle. C’est très dur, surtout parce que votre barre n’est pas bien rapide. Certains pouvoirs spécifiques que vous obtenez tout aussi aléatoirement que le reste vous permettront d’agrandir cette barre et de la rendre bien plus facile à utiliser.

Des pièces sont aussi à collecter : celles-ci vous permettent de reconstruire le village une fois les douze stages terminés. Mais ces pièces peuvent aussi servir de monnaie d’échange contre certains items (vie ou mana) dans des boutiques que vous ouvrirez en frappant la bonne porte avec votre balle. Mieux encore, des zones bonus nécessitant une clé (à trouver dans le stage) vous permettent d’obtenir un maximum de pièces et de coeur pourvu que vous ne fassiez pas ce rencontrer le bas du niveau et votre boule. Éclatez les bulles contenant vos précieux trésors et vous gonflerez joliment votre score.

Un jeu old-school et difficile

Arkanoid est une des inspirations premières et la difficulté proposée en est la digne héritière. Réaliser une douzaine de niveaux en trois vies (en moyennes six en récupérant toutes celles qui peuvent nous êtres proposées tout au long de la partie) est une vraie gageure. Wizorb n’est absolument pas fait pour de petites parties rapides, mais bien pour de longs moments de stress ou casser des briques et éviter de perdre la boule (au sens propre comme au figuré) seront vos principaux objectifs.

Du coup, il n’est évidemment pas conseillé à tout le monde. Wizorb est pour les hardcore-gamers, réellement, ou pour ceux qui se sentent capable de rejouer milles-fois chaque niveau pour tenter de le battre et de passer au suivant, encore plus dur.

On reprochera d’ailleurs à Wizorb d’accueillir un peu violemment les nouveaux joueurs, en leur proposant d’emblée un gameplay précis, rapide, qui ne pardonne rien. Est-ce moi qui suis réellement mauvais ou le jeu est-il réellement réservé aux puristes ? Difficile à dire. Néanmoins, d’un point de vue de la réalisation, c’est un joli petit enchantement en 2D plein de pixels. Les musiques sont adorables (mêmes si elles énervent vite, évidemment vu le type de jeu proposé) et si le tout se répète forcément, on se réjouira de voir quelques nouvelles têtes d’ennemis et de nouvelles contrées au bout de quelques niveaux.

Wizorb est donc dédié aux amoureux du casse-brique et, peut-être, juste pour eux. Les nouveaux joueurs débarqueront, trouverons le gameplay amusant, mais se casseront sans doute les dents devant un défi vraiment relevé. Qu’importe, il en faut pour tous les publics ! Il s’agit juste de le savoir et puis, de toute façon, vu le prix proposé, ce ne sera jamais du vol.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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