PixelJunk Eden

N’ayant pas eu la chance d’avoir une PlayStation 3 en bon état de marche à l’époque ou les jeux PixelJunk sont sortis et ont cartonnés sur le PlayStation Network, me voila fort heureux de pouvoir parler d’un vieux titre de la saga qui, oh miracle, débarque sur Steam. Une bonne nouvelle ?

Q-Games tente de plaire aux Pcistes

Sorti en 2008 sur PlayStation 3, troisième opus de la saga des PixelJunk (qui n’ont évidemment rien à voir entre eux, si ce n’est la même patte artistique), Pixeljunk Eden pose d’emblée un univers aux fonds très sombres (noir, gris ou très délavés) et aux premiers plans à contrario flashy avec des couleurs criardes et sans dégradés. Dans cette ambiance vous jouez le rôle d’un petit être qui, d’un clic de souris droit, peut sauter et se précipiter en avant jusqu’à ce que la gravité joue son rôle et le fasse retomber. Ces rebonds sont continus si vous laissez le bouton appuyé. Sinon, votre personnage prendra moins de vitesse et surtout, il s’accrochera au premier feuillage rencontré.

Il faut alors passer de feuille en feuille, dans chaque niveau (appelés “jardins”), dans le but de collecter d’étranges formes géométriques qui libèrent un pollen musical. Celui-ci se précipite alors sur des zones à remplir, la plus proche du joueur si le jeu fait bien son travail d’intelligence artificielle. Une fois une zone remplie, une jeune pousse y apparait et grandit à grande vitesse pour vous permettre de vous accrocher à cette ou ces nouvelle(s) tige(s) et à vous précipiter toujours plus haut dans le niveau. Comment gagner ? En attrapant un “Spectra”, un étrange artefact débloquant d’autres jardins dans la sélection des niveaux.

Ambiance calme et reposante

De petites musiques douces, aux tempos bien sentis malgré tout, nous entraînent dans un onirisme certain fait d’une certaine sobriété particulièrement reposante. On passe de feuille en feuille, on collecte des points, on prend son souffle à l’aide de bulles permettant de faire remonter une zone “d’oxygène ” importante (sans elle, c’est le Game Over) puis ont monte toujours plus haut, toujours plus loin dans les niveaux. C’est toujours la même recette : seule l’ambiance change d’un jardin à l’autre.

Une durée de vie colossale est de la partie. En plus d’une quinzaine de niveaux, qu’il faudra recommencer cinq fois minimum pour récupérer autant de Spectra cachés dans chacun des jardins, PixelJunk Eden propose une évolution très sympathique. A chaque nouveau jardin, vous découvrez un nouveau mouvement de jeu. Il sera alors possible de s’accrocher à une tige et de tourner autour, ou encore de foncer tête baissée dans une direction. La téléportation, vous permettant de vous ramener au dernier point d’ancrage de votre personnage, vous permettra de rattraper un mauvais saut moyennant quelques barres d’oxygène.

Enfin, des ennemis très différents tenteront de vous ennuyer. Ceux possédant ont une carapace qui tourne autour de leur “coeur” par exemple, qui attrapés nous donne pas mal de “pollen”. Il y a aussi ceux qui tirent quelques projectiles en votre direction, plus difficile à esquiver. Tous viendront vous gêner dans votre progression, sans jamais la rendre ennuyante pour autant. Ils participent à créer l’univers, à le rendre vivant, sans pour autant vous poser assez de problème pour vous forcer à recommencer mille fois le même niveau.

Plaisir chronophage

On veut se faire un “petit jardin” en dix petites minutes et voilà qu’on y passe une heure pour tenter de trouver toutes les pousses à faire germer. On se dit qu’il suffit de quelques minutes pour faire le tour d’un niveau, mais c’est avant de découvrir où sont les Spectras suivants et cette envie irrésistible de tous les attraper. Par ses musiques, ses graphismes, son gameplay, PixelJunk Eden est d’une grande accessibilité et permet de s’évader de façon quasi immédiate, en ne voyant pas le temps passer ni un quelconque ressenti d’épuisement de fun.

PixelJunk Eden est très amusant. Pourtant, il est extrêmement répétitif. On ne fait absolument que répéter les mêmes actions ou presque d’un jardin à un autre, sans que jamais de grosses originalités ne pointent le bout de leurs graphismes. Certes on pourrait alors condamner ce manque de nouveauté, mais ce serait dire qu’on se lasse du jeu ? Ce n’est absolument pas le cas. Comme pour tous les concepts les plus originaux, seuls ceux qui n’ont pas aimé dès le lancement du titre n’y accrocheront jamais. Les autres se feront happer, comme tout le monde, par ces idées de Game Design terriblement douées. On veut les autres PixelJunk sur PC, maintenant !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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Une pensée sur “PixelJunk Eden

  • 18/02/2012 à 17:36
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    A noter que la téléportation qui semble bien pratique n’existe que sur PC et permet d’éviter pas mal la frustration des sauts ratés.
    Je n’ai visité que les trois premiers jardins, mais le jeu m’a beaucoup accroché (réussite artistique) et je trouve que le jeu marche surtout par son côté exploration. Ca a beau être en 2D et très ouvert, il faut toujours prendre des risques, faire attention pour accéder à une nouvelle section du niveau, aidé par les capacités qu’on développe au fur et à mesure, des plantes qu’on fait pousser, etc. Cette volonté d’explorer est une motivation bien exploitée.

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