Pineapple Smash Crew

Faire tout exploser dans des couloirs… L’idée n’est pas neuve, mais reste toujours efficace pourvu qu’on la serve avec un poil d’originalité. Le jeu de Rich Make Game est-il ainsi ? Ce test pétaradant va vous donner la réponse sans aucune référence douteuse à Michael Bay ! Splosions !

Couloirs et explosifs

Visuellement, Pineapple Smash Crew n’attend pas de vous mettre en situation pour vous surprendre. Un menu tout en pixels, assez loufoque, vous accueille avec un beau côté rétro forcé par une musique délicieusement chiptunée. Rich Edwards au design, pour des personnages en pixels très cubiques, rejoint donc l’artiste-compositeur Syphus (assez connu dans le milieu) pour proposer un titre se voulant comme sortant du lot. Concrètement, il fait surtout le plein de références : Space Hulk, la série des Crusader sur PC et autres shoots d’action “vue de haut” sont à l’honneur ici.

À travers plusieurs missions faites de couloirs et de portes à franchir pour passer de salle en salle, vous contrôlez une escouade de quatres personnages, simultanément. Vous les guidez au clavier et pouvez leur permettre de tirer d’une simple pression sur le clic gauche de votre souris. Si les quatre soldats bougent ensemble, ils ont néanmoins chacun leur propre barre de vie qui descend quand il se font toucher par les innombrables ennemis qui peuplent les mondes intérieurs proposés. Pour les vaincre, vous pouvez vous servir de vos grenades et armes spéciales (clic droit) qui sont tout le sel du jeu puisqu’elles offrent pas mal d’originalité.

Allant de la simple grenade explosive à la pose de canon lance-flammes ou même, salvateur, l’apparition d’une zone de soin à vos pieds vous permettant de recharger votre barre de vie pendant un temps, ce clic droit est au centre du gameplay de Pineapple Smash Crew et des affrontements qu’il propose. On est donc devant un gros shoot des familles, pas bien intelligent, mais avec plein de bonnes idées en réserve comme ces grenades, mais aussi ces pièges à tous les recoins.

Pire que le Game Over !

Chaque mission proposée au lancement d’une partie propose son lot de salles à découvrir et d’objectifs à atteindre (allant de simples palets de pixels à amener à destination jusqu’à d’immense boss à vaincre). Au fil des ennemis tués et des missions effectuées, vous obtenez de l’expérience pour vos quatre gaillards fiers de servir une patrie dont on ne sait quasiment rien. Le scénario n’est pas important (malgré les quelques terminaux informatiques disséminés à travers le jeu, remplis d’informations diverses) mais l’évolution de vos personnages l’est par contre énormément !

Si un de vos personnages meurt, ce n’est pas la fin de la partie, mais celui-ci est néanmoins définitivement effacé du jeu. Il sera remplacé par un nouveau venu qui reviendra au premier niveau, sans les améliorations glanées tout au long des précédentes missions. C’est là que se trouve la difficulté principale de Pineapple Smash Crew : réussir à gérer les quatre personnages (il est possible de donner le rôle de leader de l’un à l’autre via la molette ou les touches numériques), leurs différentes grenades (chaque personnage porte un type de grenade selon ce que vous trouvez sur le terrain), tout en faisant attention à ne pas les perdre sur le champ de bataille.

Cela est assez simple en missions de mode “easy” (dix salles, un objectif tout au plus), plus compliqué en “medium” (une trentaine de salles, jusqu’à trois objectifs) mais devient carrément diabolique en “hard”. Sachant que ces missions sont toujours générées aléatoirement et que seule une demi-dizaine vous est proposée à chaque lancement de partie. La difficulté est élevée, mais heureusement, l’amusement est au rendez-vous.

Répétitif et alors ?

Aucun doute, le jeu se répète. On fait toujours la même chose, on remplit les mêmes objectifs inlassablement. Idéalement, Pineapple Smash Crew se destine à de courtes sessions de jeux. Vous enchainez les parties, faites évoluer vos personnages, sans pour autant rester des heures sur le titre à chaque fois. Attention cependant à ne pas vous fixer un objectif trop compliqué, comme de prendre le temps d’évoluer un personnage pour “tenter une mission en difficulté Hard” auquel cas vous pourriez bien perdre quelques heures de votre soirée sans y être préparé à l’avance. Car aussi répétitif qu’il soit, Pineapple Smash Crew reste assez chronophage.

Tout cela grâce à un fun exacerbé et une certaine facilité de prise en main qui rend le jeu très simple d’accès, rapidement amusant et jamais ennuyant. Ses défauts n’en sont alors pas vraiment et au final, on en revient même à penser que ce jeu ne quittera jamais notre ordinateur tant on en devient vite accro. Reste à savoir si vous apprécierez le style graphique, très particulier. Là, par contre, les gouts et les couleurs…

Malheureusement, on terminera ce test avec le seul gros défaut incroyablement décevant de ce jeu : son absence totale de multijoueur. Vous contrôlez quatre personnages en solo, mais jamais vous ne pourrez partager votre joie de jouer avec des amis, que ce soit en local ou en ligne. C’est ici une belle grosse erreur pour un titre au potentiel multijoueur si évident et on prie pour qu’un patch voit le jour dans les mois à venir. En attendant, sachez-le : ce n’est que pour le solo ! Et c’est bien dommage.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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