Labyrinth

Je déteste les labyrinthes, surtout dans les jeux-vidéo. Allez savoir pourquoi, sans doute depuis ce jour où je jouais à Castlevania 64, et qu’un clone de Frankenstein me poursuivait dans une telle structure, tronçonneuse à la main. De quoi vous traumatiser durant toute votre vie de gamer. Heureusement, dans Labyrinth l’action est plus calme, et nécessitera de votre part un solide sens de l’orientation.

Perdu sur le chemin…

Développé par un certain Ben Ritter, et disponible sur le XBLIG, Labyrinth fait partie de ces jeux un peu particuliers, dont on attend tout et rien à la fois. Tentons tout de même de nous forger un avis. Dans ce jeu, le joueur contrôle une jeune fille, aussi amnésique que sexy, qui se réveille prisonnière d’un labyrinthe. Elle ignore tout de sa situation, si ce n’est qu’elle doit se rendre dans une tour. Bien étrange tout ça, mais bon pourquoi pas.

Si le postulat de départ aurait de quoi faire sourire et même provoquer quelques interrogations bien vaseuses (un vieux pervers l’aurait-il enfermé là ? Que porte-t-elle sous ses vêtements ? Pourquoi un pantalon en cuir ?)triste est de constater que la mayonnaise ne prend pas, ou du moins qu’à moitié. Je m’explique. Si le concept d’enfermer le joueur dans un labyrinthe et de le livrer seul à lui-même, que se soit avec le minimum syndical d’explications ou l’absence de bande sonore, est séduisant, il est malheureux de voir combien le développeur a négligé quelques détails qui ne pardonnent pas.

Ainsi, le personnage adopte une démarche des plus étrange, et il faut la voir courir pour le croire. On se croirait revenu quelques années en arrière, à la bonne vieille époque de Resident Evil 2 et des (pardonnez-moi l’expression) héros ayant un balai dans le cul. Bon vous me direz il y a pire comme défaut, soit, je vous l’accorde. Attaquons-nous donc au gameplay, cœur de tout jeu vidéo, indépendant ou non. Sans être particulièrement novateur, ce dernier est très simple et n’utilise pas plus de trois boutons. En faite non, même moins : deux. Un pour ramasser les objets, un autre pour les utiliser, je vous fais cadeau du stick analogique. Pas de quoi casser trois pattes à un canard donc, malgré quelques rigidités.

Visuellement très particulier

Au niveau du graphisme le bilan est hélas moins valorisant. Alors, je veux bien comprendre que nous sommes sur le XBLIG, et que le monsieur est tout seul pour développer son jeu, mais observer tout le temps les mêmes textures a de quoi provoquer une certaine fatigue visuelle. Rajoutez à cela quelques rares bugs d’affichage, et la note baisse un peu plus. Dommage. Bon point, la caméra est correcte et sait s’adapter, quoique certaines fois il lui arrivait de se coincer dans les coins lors de ce test. Mais là, je cherche la petite bête.

Mais alors, Labyrinth est-il à jeter complètement aux ordures, et son développeur doit-il être pendu haut et court sur la place publique ? Non. Enfin, ça dépend. Si jamais vous êtes un tantinet curieux et avide d’expériences insolites, alors le soft saura vous contenter, surtout que naviguer dans les labyrinthes n’est pas bien difficile. Merci à la carte présente (hélas, uniquement accessible par le bouton Start), et aux quelques mécanismes/énigmes renouvelant un peu l’action. Par contre, si vous êtes de nature intransigeante, alors passez votre chemin. Vous risqueriez de passer 50% de votre temps à hurler et non à jouer. Dur.

Alors, on achète ou pas ? Tout dépend de votre caractère aurais-je envie de dire. Si vous aimez tenter de nouvelles expériences, alors oui foncez, sinon non. Gardez plutôt votre argent, et payez-vous un McFlurry ou une autre cochonnerie du genre.

Petit nouveau.

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