Jelly Escape est de sortie !

Ah la gelée, ce plat tellement visqueux et dégoûtant au regard que personne ne veut y goûter, alors que c’est délicieux. Ah cette gelée qui aimerait s’échapper mais qui ne peut pas, car on la  dévore avant qu’elle ne puisse bouger. Mais ce n’est pas le sujet, Game Side Story n’étant pas [encore] un site gastronomique dédié aux futurs Top Chef. Parlons donc de Jelly Escape qui est sorti il y a quelques jours et qui, pour tout vous dire, est franchement cool.

Jelly Escape donc, c’est un jeu de plateforme créé par les brésiliens de chez Taw Studio. Comme son nom l’indique, vous incarnez donc une sorte de boule de gelée sur pattes qui, comme le nom du jeu l’indique aussi, veut tenter de s’enfuir. Pour cela, elle devra donc parcourir un bon paquet de niveaux : il y en a tout d’abord 60 principaux, divisés en quatre parties (bleue, vert, jaune et rouge), ainsi que 12 niveaux spéciaux à débloquer et 8 niveaux dits pour les “vrais fans” eux aussi à débloquer, ce qui fait un total de 80 niveaux. Le jeu est très clairement inspiré de certains gros plateformers indépendants. Tout d’abord, on y retrouve une ambiance à la Super Meat Boy (et un peu Gish aussi, mais SMB vient déjà de là), notamment pour le design des personnages et les traînées de gelée que celui-ci laisse derrière lui mais aussi pour ce qui concerne le gameplay du jeu (le walljump en moins). Il fait aussi penser à l’imprononçable VVVVVV, dans le level-design cette fois (avec certains passages faisant vraiment penser à Veni, Vidi, Vici par exemple) ainsi que dans le gameplay avec certaines de ses mécaniques. Si les deux jeux que je viens de citer sont connus pour leur extrême difficulté, Jelly Escape n’est pas aussi difficile que ceux-ci, mais la difficulté reste plutôt bien dosée et augmente au fil des niveaux (certains sont quand même assez hard). Mais le vrai point commun – ou plutôt hommage – ne vient pas de là, non, mais plutôt des différents skins du jeu. En effet, il faut savoir que des collectibles sous forme d’éclairs sont présents, à une quantité de trois par niveau. Ceux-ci, en plus d’augmenter la luminosité à chaque fois que vous en ramassez, permettent de débloquer les niveaux spéciaux évoqués plus haut, mais aussi de nouveaux skins pour votre boule de gelée. Vous pourrez ainsi incarner Meat Boy et Viridian des jeux cités juste au dessus, mais aussi 6 autres personnages que sont Makhor de Qasir Al Wasat, Talbot de Talbot’s Odyssey, Mr. Bree de MR. Bree : Returning Home, Vez’Nan de Kingdom Rush, Gish du jeu éponyme, Joseph de Machinarium et le petit garçon de Limbo. Il y a aussi huit autres skins à débloquer en followant les développeurs sur Twitter ou en aimant leur page Facebook.

Mais Jelly Escape, ce n’est pas qu’un hommage à d’autres jeux indépendants. Le jeu possède son propre univers tout mignon et tout beau, étant ce genre de plateformer (ou même de jeu) qui vous fait rêver par sa direction artistique au lieu de mimer la réalité. Le level design est aussi très bien fichu, avec des niveaux très fluides tout en étant agréables à jouer et surtout énormément addictifs. D’ailleurs, cela provient du même système provoquant l’addiction sur Super Meat Boy : le respawn instantané, empêchant ainsi la plupart des ragequit qui pourraient vous passer par la tête tout en étant la cause des “allez, encore une dernière vie et après je me couche…” durant des heures. De plus, le jeu se renouvelle constamment dans ses mécaniques de gameplay : on retrouve ainsi des inverseurs de gravité (le fameux point commun avec VVVVVV), des portails pour se téléporter, des portes à ouvrir, des blocs où l’on ne peut sauter qu’une seule fois et des ennemis plus ou moins rapides. De plus, comme tout bon jeu de plateforme, il propose des musiques plutôt accrochantes et sympathiques, que vous pouvez écouter et télécharger gratuitement en allant par ici. Chose intéressante, un des niveaux du jeu propose un choix à faire : soit on ouvre des portes libérant des ennemis sur le chemin de notre boule de gelée nous permettant aussi d’obtenir les trois éclairs du niveau, soit on laisse les portes fermées ce qui nous permet de passer sans aucun danger mais pas d’obtenir les trois éclairs. Malheureusement, on ne retrouvera pas ce type de chose dans le reste de l’aventure. Il y a aussi quelques micro-problèmes, notamment avec le fait que les portes se réinitialisent à votre mort mais que la position des ennemis reste la même ce qui fait que, parfois, les ennemis bloquent toute entrée.

C’est donc un plateformer vraiment très bon que voilà et que je conseille vivement à toutes les personnes aimant les jeux de plateforme (et à tout le monde en fait, peu importe votre affinité avec le genre). Surtout que bon, le jeu est totalement gratuit et ne dure pas très longtemps (chez moi ça fait 35’50 si on met chacun des 60 niveaux principaux bout à bout) donc ça ne servirait à rien de vous priver ne serait-ce que d’essayer les premiers niveaux pour voir si vous aimez le jeu ou pas. Donc pour ceux que ça intéresse, c’est  par ici qu’il faut se rendre. Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre, vous pouvez toujours regarder ce beau trailer fait pour la sortie du jeu :

Ripper

Ripper

Grand fan de Call of Duty et Candy Crush, ce n'est malheureusement pas quelque chose dont je peux librement parler ici... Du coup, je vais me rabattre sur fan de plates-formes, de stratégie (et surtout grand strategy) et « d'ovnis vidéoludiques » avant tout, même si les meilleurs jeux sont ceux qui arrivent à transcender leur genre. Un peu comme Candy Crush, pour ne citer qu'un seul chef-d'oeuvre du style.
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