Wheels of Destruction : World Tour

Les jeux de voiture se suivent sur le PlayStation Network, mais ne se ressemblent pas. Après un Smash’N’Survive calamiteux, voici venu Wheels of Destruction avec la même exclusivité PlayStation 3 dans ses caractéristiques. Un gage de qualité ?

World Tour en 5 villes…

Rome, Paris, Tokyo, Londres et Seattle sont les cinq endroits du monde que vous parcourez dans ce World Tour qui tient déjà bien mal son nom. Cinq villes pour cinq cartes différentes, légèrement apocalyptiques et en soi proposant un level-design bien pensé. Tout cela pour du jeu multijoueur en ligne et uniquement cela ! En effet, Wheels of Destruction commence par ne proposer aucun mode de jeu en solo voir, comble de ridicule, d’écran splitté amusant.

Passons sur cet aspect un peu honteux de l’estampillation “jeu en ligne uniquement” et parlons un peu du contenu véridique du jeu : 2 modes de jeux, soit un Deathmatch et une Capture de Drapeau, sont proposés avec la possibilité d’accueillir jusqu’à 12 joueurs simultanément. Visuellement, on est franchement en terrain sympathique puisque l’Unreal Engine fait bien son travail. Les environnements ont de bons éclairages, sont assez intéressants à parcourir et surtout, l’action est très lisible pour n’importe qui. Le problème, c’est davantage le gameplay…

Et le dynamisme, il est ou ?

5 véhicules (décidément !) sont proposés, chacune étant une classe différente venant surtout modifier les caractéristiques d’armure, de force, de vitesse, etc. Ces véhicules se font donc la guerre par équipe interposée dans de plus ou moins grandes arènes. Vous devez donc conduire et tirer en même temps, ce qui nécessite un gameplay raffiné que vous n’aurez absolument pas dans ce Wheels of Destruction.

L’engin se contrôle comme dans certains FPS, tels que Halo, avec une caméra à diriger vers un endroit pour que le véhicule pointe automatiquement dans cette direction. Si ce gameplay est vraiment parfait pour un jeu d’action, d’aventure, avec un monde à explorer et des ennemis à tuer, il n’est absolument pas facile d’utilisation pour un jeu en Véhicules contre Véhicules. C’est même une hérésie totale en matière d’idée de gameplay.

Résultat, on peine vraiment à prendre pleinement le contrôle de son véhicule. Surtout que plusieurs autres bêtises sont incluses avec le jeu. Le bouton de boost, trop éloigné des autres par exemple. Ou ces lignes de saut qui apparaissent au sol et vous font tellement décélérer que vous sautez, effectivement, mais à la verticale… sans pouvoir vous retrouver sur la plateforme situé à peine à quelques centimètres de votre parechoc avant. On se demande bien comment les développeurs ont fait pour rater un tel bug lors des sessions tests du jeu ! À moins que…

Un grave gâchis !

Quelle déception ! Wheels of Destruction avait tout pour lui : un joli moteur graphique, un design de véhicule intéressant, un dynamisme à toute épreuve sur le papier, une multitude d’armes à utiliser… Celles-ci fonctionnent bien ceci dit, mais encore faut-il que le multijoueur ne soit pas complètement déserté, comme c’est le cas actuellement, pour pouvoir s’en servir. Et comme il n’y a aucun mode Offline en écran splitté, le jeu hante le PlayStation Network sans que personne ne daigne y jouer. C’est ce qu’on appelle un gros “Fail”, dans le jargon. Petite pensée pour les développeurs, malgré tout.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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