Cook, Serve, Delicious !

Les développeurs de chez Vertigo Gaming reviennent avec un concept déja vu maintes fois et popularisé par le jeu casual : la gestion de restaurant avec commandes de plats et interactions du joueur à la cuisson. Du coup, est-ce que ça manque de sel, de poivre et d’originalité ?

Bleu, saignant ou à point ?

Ce fut la crise, votre chaine de restaurant pourtant très populaire a coulé avec les banques. Depuis quelques temps cependant, cela va mieux financièrement et vous vous décidez donc à relancer votre marque en repartant de zéro. Vous allez vendre de l’hamburger en espérant un jour pouvoir servir de belles entrées, du poisson et du vin. Il y a des rêves comme ceux-là qu’on ne peut pas comprendre si on est pas un passionné de gastronomie… Il n’empêche que Cook, Serve, Delicious vous met dans la peau d’un gérant de restaurant rapide dès sa première partie. Et rapide, il ne l’est pas que de nom !

Que vous cliquiez ou utilisiez les raccourcis claviers proposés, vous aurez la lourde charge de vous occuper des clients, de la cuisson et du ménage  Une barre des taches, jusqu’à cinq simultané, vous permet de vérifier ce que vous avez à faire. Chaque tache est représentée par un petit bandeau qui diminue de taille fur à mesure que le temps passe. Si le bandeau disparaît  le client s’enfuit et le ménage ne sera pas fait. Bref, il va falloir être rapide et précis dans ces actions. Le déroulement est toujours le même : un client entre dans le magasin, veut quelque chose, vous cliquez sur sa commande, la préparez (avec ou sans sucres vos nachos ? Et ce hotdog ? Moutarde, ketchup ou les deux ?), lui servez et selon votre bonne compréhension de la commande, vous obtenez une note en “smileys”. Plus les sourires sont nombreux, mieux vous avez fait votre travail.

Le jeu s’étale à chaque partie sur une journée entière, avec un chrono allant à toute vitesse mais n’oubliant pas les heures de pointe ! Ainsi, à midi et à vingt-heures, vous aurez énormement de commandes en simultané et devrez être un as du clavier et de la souris pour pouvoir les valider. Certaines actions seront d’ailleurs bien plus facile à valider au clavier : sortir les poubelles et laver la vaiselle peut se faire avec un enchainement de flèches bien plus utile que des clics de souris répétés. Et ne prenez pas ces actions à la légère car les responsables de l’hygiène viendront vous contrôler de façon totalement aléatoire.

Une progression amusante et réaliste

Vous commencez petit, sans étoile, achetez deux ou trois ustensiles de cuisine, quelques recettes, puis devez évoluer et gagner davantage d’argent. Ensuite, vous pouvez via le menu principal vous procurer de nouvelles recettes, des mets de bien plus grande qualité et classe au fil de vos parties. Vous augmenterez de grade en fonction de certaines missions à effectuer puis gagnerez vos étoiles. Tout cela se fait sur de nombreux jours, équivalent donc à de nombreuses parties. On peut estimer un jour à dix minutes de jeu et il vous faudra au moins cent à deux-cent parties avant de voir tout ce que le jeu peut vous offrir.

Ce qu’il y a de très intéressant avec ce titre c’est qu’il casse la monotonie et la répétitivité du principe de jeu par de nouvelles interactions en fonction des recettes choisies. Par exemple, si vous servez du soda il faudra bouger le gobelet de la bonne taille en dessous de la bonne fontaine à boisson, puis mettre ou non des glaçons. Si vous faites de la salade, il faudra y poser les bons ingrédients demandés. Tout cela diversifie l’action, sans pour autant révolutionner le gameplay.

Cook, Serve, Delicious est en clair un très bon jeu casual, assez intelligent, avec une vraie progression, aucun scénario débile prétexte à des artworks de jolie fille en tenue de soubrette, qui ne se moque pas de joueur et propose une durée de vie très honnête et des menus intéressants à jouer. Rien que pour cela, il mérite toute notre attention !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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