Admiral Nemo

Franchement, je n’y croyais pas. On me propose de tester Admiral Nemo, avec ses graphismes en 2D moches, son concept de jeu “à la Facebook” et son manque de profondeur certain malgré la présence de sous-marin dans le jeu et finalement… Et bien j’ai eu totalement ce que j’attendais de ce titre.

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Ceci est la résolution dans laquelle s’ouvre Admiral Nemo. Ce n’est pas une blague, les screenshots l’attestent d’eux-mêmes, impossible de changer cela. Du coup en plein écran, c’est étiré, pixellisé, baveux bref, vraiment moche. Pourtant, un certain univers SteamPunk nous est proposé et il avait tout pour plaire s’il était mis en avant autrement que pour donner vie à un jeu de tir au pigeon de plus sur le marché du Casual. Remplacez les poulets par des bateaux, la gestion d’une ile par celle d’une ville technologiquement avancée à reconstruire bâtiment par bâtiment et vous avez votre passe-temps inutile. Mais fun ?

En bas de l’écran, vous tirez des torpilles. Vous devez calculer l’arrivée des bateaux ennemis au loin, de la gauche ou la droite de l’écran, pour les toucher efficacement. Certains ne vous demanderont qu’un seul tir au but pour les faire couler alors que d’autres seront plus solides. Chaque bateau vous rapporte des points, utiles plus tard à l’évolution de votre ville. Bien entendu, il y a d’autres unités : des sous-marins apparaissant très rapidement, mais aussi des ballons et autres aéronefs à descendre. Pour cela, il faut changer de personnage.

Trois personnages sont disponibles : un pour les torpilles lourdes, l’autre très rarement disponible pour des torpilles rapides et enfin un personnage féminin qui se charge des tirs aériens. Vous devez cliquer sur leur portrait pour changer de personnage, sans qu’aucun compteur de munitions ne vous prévienne de leur disponibilité. Certaines fois, vous récupérez des caisses dans l’eau vous faisant clignoter un personnage, voulant dire “hey, je suis disponible, utilise-moi !” : non seulement c’est crétin, mais en plus cela arrive que ce ne soit pas vrai. Vous changez de personnage, vous voulez tirer et… rien. Pendant ce temps, les bateaux ennemis traversent, tranquillement.

Fast-Fun

C’est comme aller au Fast-Food un soir de printemps quand on n’a rien à faire en ville, mais qu’on ne veut absolument pas rentrer chez soi : c’est une solution de dernier recours, pour se poser avec ses amis et discuter de tout, de rien, en passant le temps à augmenter son cholestérol. Admiral Nemo est typiquement un jeu sans intérêt qui est assez bien conçu pour vous faire perdre de temps avec un minimum d’amusement facile, rapide à prendre en main et surtout, une carotte pour vous forcer à continuer : l’envie de voir cette ville construite au fur et à mesure des missions.

C’est le concept même de tout jeu Facebook ou dit “casual” de ces dernières années. Ici, on vous pose une ville détruite qu’à force de missions vous pourrez faire évoluer en échangeant vos étoiles durement gagnées pendant la bataille contre des bâtiments. Ceux-ci en profitent pour améliorer votre armement (leur vitesse, principalement). Impossible de perdre dans cet Admiral Nemo qui se permet même de finir une mission avec un “Congratulations” alors qu’il reste encore des ennemis à l’écran. Tout est fait pour le fun immédiat et rien que pour ça. Ce qui est clairement dommage.

Reste cette phase assez insupportable ou vous lancez des barils explosifs dans les profondeurs pour faire exploser les sous-marins ennemis. Lent, ennuyant, sans intérêt, que du bonheur pour les gens n’ayant que ça à faire de leurs après-midi. C’est-à-dire personne. Bref, Admiral Nemo est plein de bonne volonté, il remplit son office de jeu crétin amusant, mais il n’a aucun intérêt véritable si ce n’est celui d’être posé devant un jeune enfant en mal de jeu rapide et de lui faire perdre sa matinée pendant qu’on squatte la console familiale. C’est un leurre.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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