Plazma Being

Felix Wunderlich est un petit développeur qui aime deux choses : les plateformes et jouer avec la physique. Sachant cela, devinez de quoi il va être question dans ce test… Facile, non ?

Physiquement stable

Une boule de plasma vogue tranquillement dans l’espace quand soudain, des extraterrestres la capturent dans leur vaisseau et l’enferme dans une étrange prison. Alors que celle-ci est attaquée, notre boule de plasma s’enfuit et parvient à atteindre un téléporteur. Commence alors une épopée de niveau en niveau pour une liberté qu’il va falloir mériter ! Ce joli petit scénario est clairement inventé pour donner un contexte à ce qui est un énième jeu jouant avec la physique des choses. Vous contrôlez cette boule de feu dans des niveaux de plateformes assez répétitifs dans leur style, même s’ils changent de visuels trois fois sur la dizaine de niveaux proposés.

Vert, bleu et rouge sont les trois couleurs dominantes en terme d’atmosphère. Mais l’intérêt du jeu se fait surtout dans son gameplay, déjà maintes fois vu autre part, mais qui ne manque pas de faire mouche. Avec votre molette, vous pouvez transformer votre boule de plasma en la changeant de couleur, ce qui lui fait gagner quelques nouvelles propriétés. Bleue, elle peut par exemple bouger tout objet aux alentours et le “bloquer” dans le temps via un clic droit si celui-ci n’est pas trop encombrant. Cela vous permet de créer des plateformes la ou il n’y en a pas, ce qui compliquera rapidement un level-design misant tout sur le puzzle et la déduction de chemin à coup d’essais et de chargement rapide du dernier checkpoint en cas d’erreur.

Du déjà vu !

Plazma Being est sympathique, bien qu’un peu court (une demi-dizaine d’heures environ), mais il pêche surtout en terme d’originalité. Combiner des rouages pour faire avancer des plateformes, jouer les balanciers et placer des caisses pour faire le poids désiré permettant de créer un chemin de fortune, toutes ces habituelles énigmes déjà vues maintes fois chez la rude concurrence depuis que le joueur s’amuse avec la physique, sont de retour ici sans davantage de saveur. Du coup c’est efficace, pour sur, mais ça n’en est pas moins terriblement répétitif.

Pour quiconque n’a jamais joué à un jeu de ce genre, Plazma Being peut être sympathique. Néanmoins, il est très austère visuellement et sa bande sonore peine franchement à convaincre tant elle énerve au bout de quelques notes. Ajoutez à cela des dialogues un peu longuets et un rythme de jeu assez lent pour ne pas vous garantir un fun immédiat dès que vous vous serez procuré ce jeu. Au delà dela de ce constat un peu accablant, Plazma Being est très sympathique et bien conçu. Il a juste quelques années de retard…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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