Skulls of the Shogun

Sorti depuis quelque temps sur Xbox 360, Skulls of the Shogun débarque enfin sur PC et se veut plus complet. Mais qu’en est-il surtout du jeu de base, que nous n’avions pas pu tester à l’époque ? Venez découvrir avec nous un monde ou des samurais morts mangent les crânes de leurs ennemis…

Akamoto est mort. Vive Akamoto !

Akamoto est un général assassiné lors d’une de ses conquêtes en plein Japon féodal. Il est pourtant bien vivace lorsqu’il se réveille sous la forme d’un squelette dans le royaume des morts. Puisqu’il ne sait faire qu’une chose, conquérir, Akamoto va alors décider de dominer l’au-delà. Mais c’était sans compter un imposteur, son tueur, lui ayant pris la place qui lui revient de droit dans ce monde froid et mortel. En tant que joueur, vous contrôlez donc Akamoto et son armée grandissante dans une succession de défis stratégiques en temps réels aux inspirations nombreuses.

Sur une carte du monde des morts, vous devez donc dévoiler chaque niveau et pousser les nuages qui vous en cachent la vue en effectuant des missions définies par de gros points de passage. Chaque mission possède un objectif simple : tuer tous les ennemis se trouvant en face. Cependant, quelques objectifs secondaires seront présents, vous demandant de ne pas perdre d’unité, de ne pas utiliser certains pouvoirs et autres variations, afin de gagner quelques bonus. Mais en soi, en jeu, cela se passe comment ?

Vous jouez au tour par tour. Lorsque c’est à vous de jouer, il est possible de déplacer un nombre limité de soldats parmi ceux que vous possédez. Chacun a ses particularités via sa classe : archer, cavalier, fantassin. Et comme dans tout jeu du genre, c’est un principe de Pierre/Feuille/Ciseau qui se pose pour expliquer les points forts et les points faibles de chacun face aux unités ennemies. Il vous reste ensuite à gérer Akamoto, le chef qui, s’il est terrassé, vous dirige tout droit vers le Game Over. Puissant, mais fragile, Akamoto doit absolument être protégé et géré intelligemment. Le faire taper dans le tas ne vous causera que des soucis ! Surtout qu’en mode “méditation”, où il ne bouge plus de son coin, Akamoto peut glaner quelques points de vie et d’attaque supplémentaires.

Des crânes, c’est bon pour la santé ?

Le reste se passe sur le terrain : les forêts de bambous cache les unités qui gagnent en esquive, les rizières vous permettent de gagner du riz pour acheter de nouvelles unités (mais pour cela, il va falloir passer son tour et hanter les lieux un peu à la manière d’un Advance Wars) et surtout, il sera possible de pousser les unités du haut des ravins avec un coup bien senti. Attention cependant : deux unités cote à côté créent un mur magique les protégeant des propulsions.

L’originalité la plus marquante du jeu est le principe de crânes à dévorer. Un ennemi tué laisse son crâne au sol : à vous de le dévorer pour gagner des points de vie. Cependant, si vous en collectez plusieurs vous commencerez à augmenter de niveau et vous transformerez en soldats bien plus puissants. Sur Akamoto lui-même, ce principe est décisif et peut en faire une véritable bête de guerre. Ajoutez tout cela à une durée de vie digne d’intérêt (dix heures de jeu environ pour le mode Solo, une dizaine supplémentaire pour le multijoueur local et en ligne) et vous saurez qu’on tient là un bon petit jeu.

Maniabilité infernale

Malheureusement, Skulls of the Shogun a aussi ses défauts. Une maniabilité franchement énervante sera sujette à bien des énervements avant que les joueurs les moins patients s’y fassent réellement. Auparavant pensé pour la manette, avec laquelle on peut clairement se contenter de quelques manques de lisibilité au profit d’une bonne maniabilité, la prise en main dérive totalement au combo Clavier + Souris avec quelques approximations, un curseur pas très libre et une sorte de brouhaha visuel un peu contraignant. L’interface prenant beaucoup de place à l’écran, même dans les plus hautes résolutions, cela se ressent encore plus violemment.

Pas de quoi crier au loup non plus, ni même conspuer ce titre de qualité, mais assez pour faire de Skulls of the Shogun un bon petit jeu, mais rien de plus. Surtout qu’il fait preuve d’une répétitivité assez énorme et qu’il se destine à de courtes parties étalées sur de longs mois avant d’en finir.

En clair, le jeu de 17-Bit est une réussite, mais ne restera pas dans les annales. Heureusement, il est marrant et bien écrit, très amusant à jouer malgré son manque de maniabilité et permet de belles sessions de batailles à plusieurs en local ou en ligne. Il est même possible de jouer en différé entre joueurs sur Steam ce qui a un certain charme. Si le genre vous botte et que vous adhérez aux graphismes 2D très jolis (mais répétitif) de ce jeu en plein Japon Féodal des morts-vivants, alors vous ne devriez pas avoir trop de mal à craquer. Mais c’est clairement le genre de titre qu’il faut essayer avant d’acheter !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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