Knights of Pen & Paper +1 Edition

Longtemps réclamé à cor et à cri, voici enfin le test de ce petit jeu sans prétention sorti sur tablettes et ayant obtenu un succès immédiat. Depuis, la version PC est sortie et la popularité de ce titre est toujours plus forte : dommage qu’aucune version française ne soit encore de la partie !

Un papier, un crayon et une nuit blanche

Le concept est très simple, mais il fallait y penser. Knights of Pen & Paper est un jeu de rôle vous demandant de parcourir des lieux à la recherche de quêtes et de vous battre façon Dragon Quest, au tour par tour, contre une horde d’ennemis visuellement très différents. On augmente de niveau en gagnant de l’expérience, on s’équipe d’objets améliorant nos statistiques, à la différence près que tout se joue… Sur une table de jeu de rôle papier avec le Maitre du Jeu en face qui nous dicte tout ce qui se passe aux alentours. L’entièreté de Knights of Pen & Paper est régulée par des jets de dès et un MeuJeu carrément sournois.

Ainsi, vous avez un peu d’argent et voulez forger une nouvelle arme chez le forgeron ? Pas de chance, vous avez obtenu moins de 8 sur le D20, vous n’obtenez pas votre arme et vous perdez vos précieux deniers. C’est cruel, cela rend l’évolution plus difficile que prévu, mais c’est aussi la dure loi du jeu de rôle. La chance joue beaucoup sur la progression. Là ou c’était un peu énervant sur Android et iOS, c’est que l’achat ingame était presque obligatoire pour évoluer sans faire du levelup à outrance. La version +1 sortie sur PC (et en update sur la précédente version mobile) permet de ne plus être obligé de passer par la case “argent réel” pour progresser même si, évidemment, l’option est toujours disponible.

Que ce soit les déplacements sur la carte et les possibles rencontres ennemies ou les fouilles de donjons avec des salles aléatoires (allant du piège qui vous blesse à l’attaque d’ennemi, en passant par des bonus de santé et des coffres aux trésors), le D20 est omniprésent dans ce jeu de rôle pas comme les autres. Niveau création de personnages, par contre, vous êtes assez libre : vous en aurez trois en début de jeu et pourrez en placer jusque cinq sur la table. Cependant, vous pourrez poser vos personnages à la taverne pour en créer d’autres au Niveau 1 et les faire grimper en compagnie des autres. Cela a de l’intérêt surtout parce que vous débloquerez énormément de classes originales (et très puissantes) tout au long de votre quête. La rejouabilité du jeu en ressort vraiment grandie.

Le PixelArt à l’honneur…

Entièrement réalisé en 2D, en pixels, avec des musiques chiptunes du plus bel effet, le jeu n’a vraiment rien à envier aux pros du genre. Mais surtout, ce sont les très nombreuses références insérées dans chaque plan du jeu qui rendent l’aventure amusante. Celles-ci ne sont pas toutes évidentes car classiques. Elles vont de Doctor Who aux Muppets, en passant par les Gremlins, Asterix, Stargate, Donjons & Dragons (évidemment) et bien d’autres encore. En fin de jeu, vous découvrirez même Gabe Newell en costume de Gordon Freeman à la recherche de son pied de biche légendaire. Du grand n’importe quoi à tous les niveaux ! Vous pourrez même acheter des objets venant décorer votre chambre de jeu, changer le MeuJeu (pour avoir un ersatz de Yoda ou Doc Brown à la place), placer à boire et à manger pour des bonus temporaires et ainsi modifier un peu les statistiques de vos parties.

Et tout cela est passionnant au plus haut point et permet au joueur de s’accrocher, de vouloir aller toujours plus loin, malgré une répétitivité assez effroyable. En effet, on effectue toujours les mêmes actions, des allers-retours incessants sur la carte et bien des combats juste pour obtenir un peu d’expérience et d’argent. Même à haut niveau, les personnages sont assez “faibles” et cela rend les affrontements assez longs même quand on en connait l’inévitable victoire finale. Ajoutez à cela un jeu toujours pas traduit en français (alors que bien des pays ont eu le droit à leur version) et vous comprendrez aisément que le jeu n’est pas totalement accessible au plus grand nombre.

Reste que l’expérience est chronophage, assez splendide à découvrir et est parfaite pour de petites sessions d’amusement même si, malheureusement, le temps passe trop vite. Ne lancez pas Knights of Pen & Paper avant de partir travailler, vous arriveriez en retard !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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