MirrorMoon EP

Beaucoup rêvent d’aller dans l’espace, d’explorer ce qui nous entoure. Mais peu ont réellement conscience de ce qu’il y a autour de notre gros caillou bleu et vert : principalement du vide et de l’incompréhension. Et justement, l’incompréhension et le vide sont les deux grands axes de Mirror Moon, ce jeu atypique aux attraits charmeurs qui vous plongera dans l’infini et au-delà.

Wanna go to spaaace

Bon, bon bon… par où commencer… Mirror Moon c’est compliqué, du coup je vais vous faire un petit résumé. Le jeu est issu d’une game jam, ces évènements où des groupes de gens s’enferment 48H pour créer un jeu. La version parue à la fin de cet event est disponible sur le net gratuitement, et même mieux, on en a un test ici pour vous.

Pour être clair et direct le jeu n’a pas vraiment énormément changé depuis cette version, ainsi les propos du test précédent sont toujours cohérents et à prendre en compte. La plus grosse nouveauté du titre c’est le online. Mais attention ici on parle de online qu’on qualifierait de « passif ». Le online de Mirror Moon c’est en fait son monde, une galaxie très très lointaine et imaginaire, dans laquelle des exploreurs intrépides (les joueurs) et avides de savoir convergent entre les astres. Tout ceci dans un seul et unique but : montrer qu’on a la plus grosse bite de toute la galaxie en renommant un max de corps célestes.

J’ai peut-être été un peu méchant et direct avec ma dernière phrase. Mais il ne faut pas prendre ça comme un mauvais point. Au contraire, avant de nommer, il faut conquérir et ça, c’est un tout autre défi. Le jeu est construit autour de ce que je qualifierais ici de “Moon Gun” par manque de nom “in game”. Celui-ci peut être équipé de 3 extentions que je nommerais « canon », « barillet », et « artefact », parce que je n’ai pas plus d’idées là maintenant. Bref, tout s’articule autour de ces trois parties du « Moon Gun », il en existe plusieurs sortes pour un même élément et chaque type aura une utilisation différente. À l’arrivé sur une étoile votre « arme » sera dépourvue de ces 3 parties, ce sera à vous de les récupérer pour résoudre les énigmes de la sphère sur laquelle vous vous trouvez avant de la « conquérir ».

Total eclipse of the sun

Les choses sérieuses commencent enfin, l’atterrissage s’est bien passé, vous êtes sur une étoile ou une lune ou un quelconque astre. Une structure pyramidale se dresse devant vous, c’est donc tout naturellement que vous vous y rendez. Là, les ennuis commencent, en effet le jeu est un fps dans lequel la souris ne sert en fait pas à contrôler la camera. La souris est d’ailleurs inutile tant que vous n’avez pas « l’artefact » sur votre « Moon Gun ». Votre point de vue vertical est donc fixe et ne changera jamais, pour ce qui est de regarder à gauche ou à droite, les touches Q et D sont là (et oui, donc pas de strafing).

Une fois la prise en main un peu déstabilisante apprivoisée, vous continuez vers la structure (oui le machin pointu devant vous, vous vous souvenez ?). Là aussi, surprise, pas de collision, dû à son système de déplacement particulier (et aussi pour rajouter au mystère) tous les « bâtiments » sont dépourvu de structure solide. Au cœur de celui-ci se trouvera « l’artefact », c’est normalement là qu’après avoir cherché un peu à quoi il pouvait bien servir, vous remarquez qu’il pivote à chaque mouvement de souris. Jusque là, rien de plus, vous n’êtes toujours qu’un petit bout de rien sur une surface inconnue avec un objet qui tourne. Et ce sentiment de perdition ainsi que l’envie montante d’en savoir plus vous accompagnera tout du long de l’aventure.

Votre nouveau joujou n’a toujours pas trouvé son utilité, vous êtes perdu et avez déjà fait le tour 4x de cette fichue planète. Mais soudain… depuis un certain point de la planète vous avez vu sur ce qui semble être la lune ou du moins un corps satellite à celui sur lequel vous vous trouvez. Là devant vos yeux, cette lune bouge en même temps que « l’artefact » au rythme de votre sourie. Maintenant c’est le moment de se demander si le jeu ne vous à pas fait prendre de la drogue à votre insu. Une fois l’excitation passée, si vous n’êtes pas trop mauvais vous vous rendez vite compte que la lune que vous pouvez désormais admirer sous toutes les coutures, est en réalité l’astre sur lequel vous êtes et fera office de map.

Apres l’avoir fait tourner dans tous les sens vous remarquez qu’il y a d’autres structures sur la planète, vous essayez donc de vous y rendre tant bien que mal car je rappelle que la lune/map n’est accessible que depuis un certain endroit de la planète et que vous n’avez pas totale liberté sur votre champ de vision. Les constructions suivantes renfermeront d’autres parties du « Moon Gun »: une permettant de tirer un rayon sur la lune/map, rayon lumineux qui restera actif quelques temps sur la lune et donc, si vous avez bien suivi, sur votre sol également. Pour ce que j’en ai compris le rayon sert à vous orienter plus simplement, il est en réalité une sorte de marqueur de carte. La dernière partie de votre arsenal est la plus complexe du lot. Elle permet de « prendre » la lune et la conserver devant vous dans vos déplacements. Dit comme ça, ça a l’air de rien, je sais, mais ya un bon gros plot twist je vous assure, du plot twist à la M. Night Shyamalan. Votre précieuse lune… elle était en fait devant le soleil réalisant ainsi une éclipse, et sans éclipse il fait jour… et votre planète a maintenant complètement changé, les couleurs sont inversées, les structures ne sont plus là, votre arsenal agit différemment. Un nouveau monde s’offre à vous.

Lost in Triangulation

Je vais m’arrêter là pour ne pas « spoiler » le reste. Je ne vous ai raconté ici qu’une partie de la première étoile, les autres sont toutes différentes et comportent d’autres parties du « Moon Gun » donc avec d’autres « énigmes ». Le jeu est déjà si particulier, toute l’expérience vient de l’exploration et la résolution des « énigmes ». Je tiens également à préciser qu’il n’y a pas d’UI, ainsi tout ce que j’ai évoqué ici n’est que ma propre interprétation de ce que j’ai vécu. Quelqu’un d’autre vivra peut-être le jeu différemment, et comprendra autre chose à tout ça.

C’est pas tous les jours qu’on tombe sur un jeu pareil à critiquer… Tout est tellement vide et ne se base que sur ce que le joueur va comprendre du peu qu’on lui donne. Tout ça aidé par un style graphique tres géométrique et épuré au plus possible. Rien de plus facile que de se perdre dans ce petit Mirror Moon et tous ses secrets. Je ne destinerais pas le titre à tous, mais ceux qui n’ont pas peur de l’inconnu et sont sensible au charme réel de l’ambiance graphique et in game, peuvent essayer et peut-être tomber amoureux d’un jeu qui se voulait sans prétention et qui est finalement devenu grand.

Une pensée sur “MirrorMoon EP

  • Mwarf
    12/10/2013 à 01:12
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    Ca a l’air très intéressant, tout ça…

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