GameTest – Bionic Dues (PC, Mac, Linux)

Déjà créateurs de AI War, Skyward Collapse ou les sympathique et très originaux A Valley Withouth Wind, Arcen Games revient sur le devant de la scène en fin d’année 2013 avec un tout nouveau titre très différent…

Une histoire de robot

Ça y’est. Après des années d’entraînement, de peaufinement, d’améliorations technologiques, les robots se rebellent. Dans la peau d’un chef d’escouade, ultime sauveur d’une planète en péril, vous contrôlez quatre robots parmi plusieurs classes disponibles allant du bourrin au mitrailleur en passant par le sniper ou le destructeur à coup de lance-roquettes. Bionic Dues est un jeu de tactique au tour par tour assez original dans son approche et c’est d’ailleurs le jeu le plus accessible de toute la gamme proposée jusqu’alors par Arcen Games.

Sur une grande carte sont disposés plusieurs icônes important : votre base, en vert, est entourée de plusieurs points de missions accessibles, en orange. D’autres missions, en rouge, sont à débloquer au fur et a mesure de votre avancée sur la carte. Chaque mission a sa particularité et permet au joueur de se voir débloquer des armes ou diminuer un nombre de robot affiché à droite de l’écran. Celui-ci indique quel sera le poids de la vague d’ennemis qu’il faudra affronter en fin de partie, après une cinquantaine de jours écoulés (c’est selon votre progression). Chaque jour étant une mission, au choix.

En mission, vous contrôlez votre robot que vous pouvez bouger au tour par tour dynamique de gauche à droite et de haut en bas. En vue de haut, vous parcourez des environnements fermés et très répétitifs en plus de ne pas être incroyable de beauté et de clarté. Néanmoins, le tour par tour fonctionne à merveille, en plus d’être peaufiné stratégiquement parlant par un brouillard de guerre. Vous devez alors éliminer les robots qui vous font face du mieux possible, sachant que vous pouvez passer d’un robot à l’autre à la volée, moyennant un tour, parmi les quatre jouables de votre escouade.

Une mission par jour

Parmi les 120 missions disponibles, vous n’en jouerez au maximum qu’une cinquantaine. Toutes vous permettant d’obtenir des bonus et moins de robots à affronter en fin de partie et il faut donc la jouer très stratégique. Il faut dire aussi que le loot a une part très importante dans le jeu : à chaque fois que vous finissez une mission, vous obtenez des objets. Mais il vous faudra aussi hacker certaines portes pour en obtenir les trésors de loot dissimulés derrière. Tout cela permettant d’optimiser vos robots qui gagnent en qualité au fil des missions, pourvu que vous ne les explosiez pas au passage.

Si un robot est perdu en mission, il réapparaîtra une fois celle-ci terminée (positivement ou négativement). Seulement, il aura perdu de sa superbe et vous devrez recommencer sa customisation. Aussi, une mission peut être perdue sans que cela ne soit grave, mais votre base principale en pâtira et perdra de la vie. Vous pourrez en récupérer via certaines missions spécifiquement crées pour cela, mais vous y perdrez évidemment un tour et du temps. Le mieux étant clairement d’éviter de perdre une mission, via surtout la possibilité de sauvegarder quand on le désire.

Bionic Dues est étonnamment riche. Au concept très simple et répétitif à outrance, le jeu d’Arcen Games parvient toutefois à se rendre très chronophage grace à un principe de base efficace et une envie certaine d’aller jusqu’au bout du « scénario » pour affronter ces machiavéliques robots qui en veulent à l’espèce humaine. Chiche visuellement mais porté par de ravissantes musiques, un thème principal chanté de qualité et un gameplay au petits oignons, Bionic Dues est non seulement une énième curiosité intéressante d’Arcen Games, mais c’est aussi leur première grande réussite depuis AI War. Et rien que pour cela, il mérite votre coup d’œil !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
Skywilly

Laisser un commentaire