Spandex Force : Champion Rising

Les jeux iOS et Android n’en finissent plus de débarquer sur nos PC et ce, pour le meilleur et pour le pire. On s’attendait cette fois-ci à tomber sur une daube de plus et finalement, on a eu quelques surprises…

Superhéros en collants

Pour ceux qui n’auraient pas raté les jeux vidéos les plus originaux de ces dix dernières années, il y en a eu un (puis plusieurs ensuite) qui a marqué quelque peu son temps : Puzzle Quest. Ce jeu vous demandait de partir à l’aventure avec un chevalier, en remplaçant chaque combat par un affrontement sur un plateau de jeu en Match 3. Depuis, beaucoup de développeurs ont copié le maître jusqu’à tomber dans le gouffre de la répétition à outrance. Spandex Force : Champion Rising est de ceux-ci mais le fait avec une certaine naïveté très touchante.

Vous commencez par créer votre super-héros en choisissant ses couleurs mais aussi ses traits du visage (certains sont particulièrement moches). Visuellement, le jeu est très amateur, tout n’est pas très facile à assumer, mais il y a quand même un certain univers, un charme potentiel qui se dégage de tout cela. Rapidement, le scénario se met en place : vous êtes un tout jeune super-héros avec des pouvoirs encore en pleine évolution et devez participer à sauvegarder la ville des différents ennemis qui veulent la conquérir. Pour cela, il faut s’entraîner : moyennant 10$, plusieurs endroits de la carte vous permettront d’améliorer votre physique, votre mental et votre vitesse. Chaque statistique étant liée à une couleur (rouge, bleu et vert) et à un arbre de compétence.

Quand vous gagnez un niveau d’une statistiques, vous pouvez dépenser un point dans l’arbre de compétences afin de débloquer ou améliorer une attaque. Tout cela servira ensuite en jeu : façe à l’ennemi, vous verrez un plateau d’hexagone de couleurs et logos différents. Il vous faut en lier minimum trois pour les valider et obtenir leur pouvoir, qui s’accumule dans des orbes en dessous de votre portrait. Une fois que vous possédez assez de pouvoir pour activer une compétence, alors vous attaquerez votre adversaire.

Du puzzle et des mini-jeux

Sur le plateau, il y a d’autres formes comme l’argent qui vous permet d’augmenter votre compte en banque, mais aussi quelques logos spéciaux qui peuvent être collectés pour des quêtes totalement secondaires. L’argent vous fait perdre un tour d’obtention de pouvoir, mais il est nécessaire à une bonne évolution pour la suite de l’aventure : il vous permet de vous entraîner, mais aussi d’augmenter des compétences d’évolution de personnage permettant d’avancer dans l’histoire. Il faudra donc souvent choisir entre battre rapidement son adversaire ou prendre le risque d’encaisser pour engranger un maximum d’argent.

L’argent peut aussi être récupéré en travaillant dans certains lieux, comme l’hotel ou l’usine. Il vous faut alors collecter un maximum de pouvoir de vitesse, d’attaque ou de mental pour terminer votre job et plus vous aller vite, plus vous récupérez d’argent. Cela augmente la durée de vie de façon plus qu’abusive, certes, mais au moins vous en aurez pour votre argent avec ce Spandex Force.

Son seul problème, en plus d’être répétitif comme le veut le genre et pas toujours beau avec ses dessins amateurs, c’est qu’on a finalement déjà vu tout cela ailleurs et ce depuis bien longtemps maintenant ! Les Match-3 scénarisés sont légion et si il y a effectivement quelques mini-jeux pendant le scénario (du clic sur des personnages façon « Ou est Charlie ? ») et une originale mise en scène de certains lieux sous forme de donjons (extrêmement linéaires), Spandex Force est sympathique mais pas du tout original. A vous de voir si cela fait longtemps (voir jamais) que vous avez joué à un jeu de ce type et si l’envie vous en prend. Dans ce cas, il faut l’avouer, Spandex Force n’a rien de la daube attendue. Il est même plutôt amusant et chronophage !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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