Preview – The Devil’s Men (PC)

Alors que je pensais avoir certainement vu le plus beau des point and click avec Silence, voilà que Daedalic me prend par surprise avec The Devil’s Men, un claque pour les amoureux du beau trait.

Ma première réaction fut « Wow ! ». Le jeu affiche une 2D absolument somptueuse et riche en détails et en couleurs. Enfin, pas tout à fait. Si les personnages le sont, les décors, eux, utilisent la même technique que sur Silence. De la 3D sur laquelle sera projetée une image 2D. Il n’y a qu’à voir le léger travelling de caméra pour être impressionné. Oui, je suis impressionnable, surtout face à de jolis dessins. Les animations des personnages n’étaient par contre pas hyper convaincantes, mais le jeu n’étant pas terminé, celles-ci devraient être améliorées d’ici sa sortie.

Pour situer un peu l’intrigue, il faut savoir que celle-ci prend place dans une Angleterre victorienne fictive durant l’année 1871, dans laquelle nous dirigerons non pas une, mais deux héroïnes. La première s’appelle Adelaide Spektor, fille d’un grand détective, Karol Spektor, sorte de Sherlock Holmes local, et Emily, une chef de gang célèbre pour ses méfaits. Les deux jeunes femmes vont se retrouver au milieu d’une machination qui impliquera des meurtres en série, et l’opposition de deux mondes, celui de la pauvreté et malheureusement du crime, et celui des riches et puissants, chacun incarné par nos deux héroïnes.

S’il y avait donc de quoi se rincer l’œil, The Devil’s Men promet également quelques alléchantes nouveautés question gameplay en plus de son histoire faites de meurtres, de mystères policiers et de steampunk séduisant. Outre le fait que l’on alternera entre les deux héroïnes de cette aventure, les promesses qui nous sont faites sont celles d’un jeu où chacune de nos actions auront des conséquences qui entraîneront des changements inévitables dans l’histoire.

Par exemple, lors d’un passage bien précis, Adelaide peut décider ou non de révéler à un policier la découverte d’un précieux indice qui inculperait Emily pour un meurtre. En le faisant, cet événement poussera Emily à pénétrer illégalement dans la maison du dit policier pour en récupérer le fameux indice l’accusant. Dans le cas contraire, un autre chemin dans la narration sera pris par nos deux protagonistes. Sur le fond, il y aura un début et une fin à l’histoire qui seront immuables. Mais intrinsèquement, ce qui se passera entre ces deux moments seront dictés par nos choix.

A l’image même de cette audacieuse volonté de proposer plus de liberté au joueur, certains puzzles offriront plusieurs possibilités pour les résoudre, avec toujours la prétention de mener à différents ressorts dramatiques. Par exemple, Emily a fort à faire avec un de ses hommes qui a malheureusement tendance à remettre en question son autorité, car il faut le savoir, Emily n’est pas une tendre à la base. En se laissant influencer par ce type, pour la résolution d’une énigme par exemple, elle perdra un peu plus de son asendance sur lui. En choisissant au contraire de prendre l’autre solution, et de le menacer de mort lors des dialogues à réponses multiples, la relation entre ces deux-là ira alors dans une autre direction.

The Devil’s Men est absolument un plaisir des yeux. Son univers steampunk, relativement peu exploité dans le jeu vidéo, ses deux héroïnes, ses promesses d’un gameplay où nos choix auront une véritable influence sur le cours des événements (excepté la fin) devraient nous convaincre aisément qu’il s’agit là d’un des point and click les plus prometteurs du moment. Nous confirmerons (ou infirmerons) ces bonnes impressions quand le jeu pointera le bout de son nez vers la période du printemps de l’année 2015. C’est loin, 2015.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.
Vasquaal

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