Preview – Below (Xbox One, PC)

Malgré un air de Zelda comme si de rien n’était, une atmosphère sombre et pesante à la Dark Souls, et le calme poétique de Sword & Sorcery, Below ne semble pas qu’être la somme de diverses influences, mais apparaît comme un titre au caractère bien affirmé, qui sur un départ lent, offre par la suite la promesse d’une aventure pas tout à fait comme les autres.

Il semble difficile de ne pas trouver en lui de nombreuses inspirations, qui le rendent étonnamment familier alors qu’on ne sait pratiquement rien de lui et de ce qu’il nous réserve. En réutilisant des codes visuels et des mécaniques de gameplay déjà utilisées et aperçues ailleurs, le joueur que je suis ne s’est en effet pas complètement senti perdu. Et pourtant, il y aurait de quoi. Sans donner d’explications, Below nous laisse nous débrouiller, expérimenter, tester à notre guise les limites de son monde.

Le but recherché par ses développeurs est très clairement de nous laisser maître de nos choix, et de nous laisser découvrir par nous-mêmes la signification de chaque chose ici-bas. C’est un jeu d’action et d’aventure comme pouvait l’être les Zelda de la période en deux dimensions. Attaque à l’épée, esquive, on se protège derrière notre bouclier, et riposte. Bien que relativement lent dans ses déplacements, notre petit héros (?), plus iconique que réaliste, réagit et se bouge aussi bien qu’un Link.

Il reste cependant une grosse différence. Below est plus difficile et exigeant qu’il ne semble l’être de prime abord. La vie de notre petit bonhomme est en effet très limitée, et les blessures sont réelles et persisteront sans qu’un soin ne soit appliqué. Derrière son graphisme magnifique de préciosité se cache un jeu qui lorgne facilement du côté du côté de la survie. La mort n’est cependant pas définitive, et lorsqu’elle frappe, c’est pour mieux vous faire revivre à un feu de camp, mais sans rien sur vous bien évidemment. Et la mort frappera souvent. Néanmoins, la courbe d’apprentissage semble plutôt équilibrée, et le joueur assidu dans sa démarche, avancera toujours plus loin en étant alors à même de percer quelques uns des secrets de ces lieux empiriques.

De toute façon, bien que punitif, le titre de Capybara se veut avant tout tourné vers l’exploration. La liberté laissée au joueur est de celle qui va, grâce à sa curiosité naturelle, lui faire découvrir comment vont fonctionner les divers objets récoltés au sol ou sur le cadavre de ses adversaires. Un système de craft basique dont il ne m’a pas été possible d’arriver à en tirer quelque chose, en tout cas sur un temps de jeu aussi court, est également présent. Pour résumer, rien n’est expliqué, il faudra donc vous débrouiller pour comprendre à quoi sert chaque objet, qu’est-ce qui est un piège, un ennemi, etc.

Below semble miser énormément sur la capacité du joueur à s’adapter à un environnement qu’il ne connaît pas. La découverte de l’inconnu en est la principale composante. Un zeste de réflexion et de curiosité seront nécessaires pour espérer aller loin. On remarque que chez Capybara, on est capable de digérer de multiples influences tout en ne faisant pas les choses comme tout le monde. Beau et envoûtant, il doit sortir sur PC et Xbox One, mais malheureusement à une date encore inconnue à ce jour.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.
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