Fenix Rage

La vie est une éternelle comparaison. C’est moche mais c’est comme ça. On compare pour deux raisons : soit pour prouver qui est le plus fort, soit par besoin de référence pour expliquer. Forcément, les références ne peuvent que faire du mal car c’est bien trop rare de voir un titre surpasser le maître du genre. Pas de chance pour Fenix Rage, ça va être le cas. Mais à quel point ?

La rage du Fenix

Pour son nouveau jeu, les costaricains ont opté pour un jeu de plateforme. Du coup dans votre petite tête, deux grands noms apparaissent : Mario pour le coté grand public, Super Meat Boy pour le coté hardcore et indépendant. Ici nous sommes proches, très voir trop proche d’un Super Meat Boy. Du coup on se retrouve avec un jeu au speech minimaliste (comme pour la grande partie des jeux de plateforme), au niveau exigeant qui demande une maniabilité au poil.

Le speech du jeu ressemble à peu près à ça : vous êtes un caillou travesti en Sonic, entrain de bronzer tranquillement quand tout d’un coup, le grand vilain monsieur glaçon détruit votre village. Du coup ça vous énerve et vous partez à sa poursuite. Ouai, rien que ça. In game ça donne 4 monde de 20 niveau très court chacun, où monsieur glaçon se téléporte juste au moment où vous allez l’attraper. Le tout avec un boss de fin dans chaque monde, des cookies à ramasser et des niveaux cachés (comprendre les warp-zone de Meat Boy) dans 2 ou 3 niveaux par planète. Oui, le modèle de monde est un copier-coller de Super Meat Boy, au point que les « warp-zone » sont aussi des niveaux en mode minimaliste.

Graphiquement on reste dans quelque chose de très simple, frôlant le pixel-art, très propre mais très quelconque. Tous les niveaux se ressemblent, d’un point de vue artistique, et provoque une redondance un peu pénible. Surtout que la musique, tout aussi propre, ne rythme pas correctement le titre, notamment sur les Boss Fight.

Y’a le bon et le mauvais plateformer…

Mais bon, ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais plateformer est bel et bien son gameplay et son level design. Coté gameplay, on est très proche d’un Super Meat Boy : votre petit caillou peu sauter, dasher horizontalement, est capable de contrôler sa trajectoire dans les airs et surtout, le personnage est hyper maniable. Pas d’input lag, pas de physique un peu louche sur l’inertie des sauts. De ce côté-là, on ne peut que se réjouir du boulot effectué par Green Lava Studio. Afin de se démarquer quand même du petit morceau de viande, votre caillou à des pouvoirs. Le premier, digne de tout caillou, est la possibilité de créer du feu pour s’enflammer lorsqu’il est en contact de surface en silex. Dommage que cela ne serve qu’à détruire des blocs de glace en dashant… Second pouvoir, et pas des moindre, votre caillou peu sauter à l’infini dans les airs. En gros il vole du moment que vous martelez votre bouton saut.

Coté ennemi, vous aurez des slimes qui vous barrerons la route et… c’est à peu près tout. S’ils sont plus ou moins nombreux selon les niveaux, et placer de manière bien vicieuse, le problème est que cela n’apporte aucune diversité aux différents niveaux. Du coup, même si le level design est plutôt bien foutu, on voit toujours la même chose. Seul les niveaux finaux de chaque monde apporte un peu d’air frais puisqu’il s’agit de Boss Fight.

Du coup Fenix Rage vaut-il le coup ? Je vous direz oui si vous êtes en manque de Super Meat Boy. Le jeu répond parfaitement, il est exigeant, vous apportera une envie de ragequit immense, mais attention : la bonne « ragequit », celle qui vous fait revenir sur le jeu à la seconde ou vous le quitter. Ici chaque mort ne sera que de votre faute. Le challenge en valant la peine, le fait de battre les records de temps, mise à part à les comparer avec vos petits copains sur les leaderboards du jeu, vous permettra de débloquer des mini-jeux, qui même s’ils ne sont pas folichons, ont le mérite d’être là.

Crim

Crim

Intégriste gaucher depuis 1983.
Les cailloux: GOTY des armes depuis 2013.
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