Hellraid: The Escape

En attendant de pouvoir se frotter aux forces du mal sur consoles ou pc, Hellraid fait une petite pause mobile avec l’aide d’un studio bien nommé : Short Break. Pour un spin-off qui pourrait bien surprendre par sa qualité inattendue.

L’échappée belle

Avec un nom comme le sien (Hellraid: The Escape), on aurait pu croire à un endless runner de plus qui essaye de capitaliser sur un nom connu. Or, Hellraid, s’il nous excite énormément grâce à son potentiel en devenir en matière de boucherie, est encore loin d’être un nom qui peut faire vendre à lui tout seul. D’autant plus sur mobile dont le public n’est peut-être même pas au fait de ce qui peut se tramer sur consoles et pc.

The Escape est donc d’autant plus une bonne surprise qu’il se différencie immédiatement en prenant le risque de non seulement s’éloigner du gameplay d’origine du jeu dont il reprend l’univers, mais aussi en ne versant pas dans le f2p (free tout pourri) auquel on s’est habitué sur nos téléphones portables et tablettes.

Il s’agit d’un véritable jeu complet, bien qu’un peu court, qui propose à s’y méprendre pas mal de recettes du jeu d’aventure, mélangeant subtilement des puzzles avec ce qu’il faut de réflexes en essayant visiblement d’utiliser au mieux les outils mis à disposition sur Android et cie. Comme l’utilisation de la fonction gyroscopique et bien évidemment de l’écran tactile. Dans son ensemble, les activités proposées se révèlent variées.

Parfois, ce sont de simples énigmes faisant appel à notre matière grise qui seront proposées. A d’autres moments, on devra faire face à des créatures patibulaires qui en auront après notre vie. Plutôt que de verser dans le button smashing pour les terrasser, c’est en retournant par exemple un piège contre elles que vous les vaincrez. En plus, il y a une petite histoire derrière tout ça, souvent sous la forme de notes laissées derrière par un autre prisonnier, de façon, j’imagine, à donner du contexte à un jeu qui n’en a pas forcément besoin.

Conclusion

Hellraid: The Escape tourne sur l’Unreal Engine et visuellement parlant, ce n’est pas que pour faire genre. Si les environnements ont tendance à souvent être les mêmes (que de la prison façon médiévale), le niveau de détails, la qualité des modélisations et le rendu des lumières lui confèrent sans problème le cachet nécessaire pour flatter la rétine. Néanmoins, s’il reste jouable sur téléphone, cinq et quelques pouces restent trop peu pour lui rendre justice. Pour un meilleur confort de jeu, une tablette de taille raisonnable est vivement recommandée. Par contre, sa beauté ne le rendra pas accessible à tous. Si l’optimisation semble correcte (malgré quelques rares ralentissements sur Nexus 5), un appareil relativement récent s’avérera nécessaire.

Le dernier souci concerne sa durée de vie, qui est moins un problème quand on considère son prix de vente, mais sachez qu’il n’y a que sept chambres à explorer. Chacune offre leur lot de casse-tête dans une ambiance plus que savoureuse mais elles ne vous prendront rarement plus d’une demie-heure à terminer, en partant du principe que vous ne mourrez pas bien sûr.

Voilà un jeu qui sait être une excellente surprise dans le petit monde sclérosé du jeu sur mobile. Short Break, le studio derrière The Escape, a préféré faire au mieux en utilisant à bon escient ce que cette plateforme a été capable de lui offrir. Ainsi, plutôt que de miser sur de l’action bête et méchante, souvent difficilement appréciable avec des contrôles purement tactiles, ils ont préféré miser sur l’utilisation de votre tête. Non pas pour donner des coups de boule à votre tablette, mais en vous faisant réfléchir. Agréablement servi par une atmosphère réussie et un gameplay amusant et stimulant, Hellraid: The Escape souffre tout de même d’un léger manque de contenu alors que l’on a fini par s’accrocher à lui.

Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.
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