Death Skid Marks

Aujourd’hui je vous propose de tester un jeu qui pue l’alcool bon marché, le sang et le pneu brûlé, j’ai nommé Death Skid Marks, sorti tout droit de la bouteille des développeurs de Whisky Tango Studio. Ce titre est un jeu de combat de bagnoles bien crade trempé dans du rogue-like et vomit par un groupe de metal punk, on y incarne une bande de malades mentaux dont l’unique objectif est de se rendre à un concert, ce qui ne sera pas chose aisée puisque comme chacun sait, la route 666 est dangereuse, pleine de néo-nazis, de punks, de groupies déchaînées, de flics enragés et de fanatiques religieux. Et c’est sur cette route infernale que vous devrez parcourir les 666 km qui la composent pour parvenir à votre destination.

Drogue, meurtre, et grosse cylindrée…

C’est en vue du dessus que se déroulera votre road trip effréné, le contrôle s’effectue aussi bien à la manette qu’au clavier, votre stick de gauche déplace le véhicule, celui de droite oriente les tirs de vos armes à feu. C’est donc à grands coups de “rentre dedans et tant pis pour la carrosserie” que vous devrez exploser joyeusement la tronche du moindre véhicule qui aura le malheur de vouloir vous empêcher d’atteindre le concert.

Les trajets sont tous aléatoires ainsi que les ennemis, un bon point pour la rejouabilité. A l’écran, en haut à gauche, une vue du dessus des organes internes de votre caisse ainsi que leur résistance exprimée en pourcentage allant du vert au rouge pour vous indiquer le temps qu’il vous reste à vivre avant que votre tire ne parte en fumée.

Juste en dessous de notre “barre de vie “, le portrait du chauffeur et des passagers ayant chacun un rôle à jouer ainsi que leurs aptitudes, leurs jauges de santé, leurs équipements et leurs armes sous forme d’icônes, vous verrez ainsi les tronches de votre équipe se dégrader à mesure qu’ils prennent des dégâts ou finir à l’état de cadavre en passant par plusieurs stades de la petite bosse sur le front à l’œil sorti de son orbite ou la tête arrachée.

Lors de chaque fin de tronçon de route effectuée, vous devrez choisir de prendre à droite ou à gauche, les panneaux routiers de chaque embranchement vous indiqueront les boutiques où vous pourrez faire un pit-stop afin de rafistoler vos gueules cassées, de réparer votre charrette, de faire le plein de stupéfiants parce que la drogue c’est bien ou encore faire le plein d’armes et de munitions parce que les flingues c’est bon mangez-en! C’est aussi dans ces diverses boutiques que vous pourrez recruter de nouveaux membres d’équipage pour meubler votre caisse à savon et ainsi remplacer les flaques de sang et de pisse qui furent un jour vos compagnons de route.

I’m on a highway to hell !

Les prétendants au titre iront du clodo armé jusqu’aux dents en passant par le loubard et sa batte de baseball et même parfois un alien ou une pute junkie. Chaque personnage aura ses faiblesses et ses forces parmi lesquelles vous trouverez la santé, l’aptitude à utiliser les armes à feu, l’aptitude à cogner au corps à corps et la défense.

Vous pourrez également booster vos personnages avec la drogue ou la bouffe afin d’augmenter leurs caractéristiques et leur apprendre de nouvelles compétences dans les boutiques prévues à cet effet. Et il y a du matos et de quoi faire pour parcourir les 666 km de la route de l’enfer : vous pourrez déverrouiller trente deux véhicules, environ une centaine d’armes et d’items différents pour lesquels vous amasserez du pognon en explosant les poubelles adverses avec l’aide de seize personnages jouables, ainsi vous affronterez les quelques onze boss et une cinquantaine de véhicules ennemis afin de découvrir les quatre fins différentes du jeu.

C’est donc un jeu fun et con qui vous fera rire pour peu que vous aimiez les cartoons trash, les gros nichons, le rock-punk et l’humour fécal enrobé dans de la drogue et farci aux flingues.
Le gameplay est juste et agréable et la réalisation globale un peu chiche… Bref un bon petit jeu bien délire sans plus, pour la somme sanguinolente de 9,99 €. A noter tout de même pour les âmes sensibles que les dialogues sont extrêmement crus et que le jeu contient des scènes bien dégueulasses.

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

2 pensées sur “Death Skid Marks

  • Bestio
    24/04/2015 à 10:30
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    Il me tentait bien ce petit jeu, merci pour le test :)

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  • MarcheMort
    24/04/2015 à 14:18
    Permalink

    Merci de l’avoir lu :)

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