Sneaky Sneaky

Sneaky Sneaky est le premier titre du tout jeune studio Naïad Entertainment fondé en 2013 par Don Wurster et Jay Epperson. Pour autant il est le fruit de la collaboration de deux développeurs confirmés.

Attaque furtive

Don Wurster possède un pur pedigree indé et est notamment l’auteur de Small Arms sur XBLA. Quant à Jay Epperson, il est un vétéran de EA et de Retro Studios où il a travaillé sur la dernière génération de Donkey Kong Country. Il a par ailleurs contribué à des jeux comme Epic Mickey : Power of Illusion ou encore Bastion. Je vous vois déjà baver abondamment en imaginant le meilleur des productions de l’un et de l’autre synthétisés dans un maelström à la saveur exquise… En fait Sneaky Sneaky n’est pas un plateformer, ne possède pas de narrateur à la voix suave et aux anecdotes acérées. Bref, on est très loin des jeux cités plus haut. En effet, il s’agit d’un mélange de puzzle game et de stealth game  au tour par tour. Vous incarnez le bien nommé Sneaky qui s’est fait chourer son butin de voleur et qui va donc, loi immuable devant l’éternel, devoir parcourir tout un tas de niveaux en massacrant joyeusement tout ce qui respire pour récupérer sa camelote.

Le buisson est mon meilleur ami

Pour ce faire, vous dirigerez le gus sur un terrain divisé en cases ou des ennemis patrouillent avec leur visibilité en surbrillance sur l’échiquier. Chapardeur et assassin obligent, vous allez vous la jouez à la fourbe en vous cachant de vos ennemis pour leur tendre des embuscades. Il convient de tourner autour des éléments du décor comme les rochers ou en vous planquant dans des buissons. Le but étant de rester à couvert au maximum pour jaillir au bon moment et fondre sur vos opposants ceints du courage et de la bravoure qui caractérise le voleur… C’est à dire dans le dos. Une fois à découvert, le combat au tour par tour peut être engagé et ce, soit en frappant le premier sans être vu : auquel cas vous bénéficierez de l’avantage de la surprise. Soit en vous faisant repérer comme une grosse buse par les ennemis et ainsi leur laisser la main pour attaquer les hostilités.

Lors de la phase de combat, vous allez pouvoir vous déplacer sur des cases et attaquer au contact avec votre épée ou à distance avec votre arc. Il est dès lors essentiel d’avoir l’initiative de la rixe sans quoi vous risquez de mourir assez rapidement. Une fois cette phase de tour par tour lancée, vous possédez l’opportunité de 3 actions qui peuvent être : se déplacer,  frapper (si vous êtes à portée) ou utiliser un objet.

A la régulière, dans le dos

Les niveaux proposent une progression sous forme de puzzles gentils où il s’agit souvent d’activer des mécanismes avant de pouvoir poursuivre dans de nouvelles salles. La progression propose une nouvelle idée/mécanique de gameplay dans chaque monde traversé notamment en tirant partie du changement d’environnement. Si au début, le jeu vous enjoindra à récupérer des flèches en coupant les arbres, les niveaux désertiques vous proposeront de casser des rochers à l’aide de marteaux, d’éviter les sables mouvants qui attirent les ennemis… Bref, autant d’idées présentées sous forme d’une gradation intéressante même si elle s’avère tout sauf innovante et exploitée trop superficiellement à notre gout.

A la fin de chaque niveau, vous verrez le niveau du héros augmenter et vous pourrez dépenser un point d’amélioration pour augmenter vos dégâts à l’arc ou à l’épée ou encore améliorer votre santé et vos déplacements. Classique. Avec une dizaine de niveaux, le jeu se plie plutôt rapidement malgré l’existence d’une certaine rejouabilité puisqu’il y a trois joyaux optionnels à récupérer dans chaque niveau.

En bref, Sneaky Sneaky a tout de l’élève moyen qui donne satisfaction mais sans trop forcer. On a donc envie de le secouer pour libérer les chevaux. Sage, terriblement sage, le jeu est agréable mais ne parvient jamais à devenir indispensable ou inoubliable. A noter toutefois, que la version mobile du titre avec son gameplay tactile, s’arroge peut être notre préférence face à la version testée sur PC.

Odieux connard sur Internet comme IRL, j'ai la verve haute et mon pouce dans ton fondement. Ca gratte hein ? L'irrévérence est à mon style, ce que l'étron fumant est à Céline : la matière première. Miam miam. Twitter : @PyRex57

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