Nightbanes

Ce n’est un secret pour personne, le succès d’Hearthstone a montré qu’un public massif existe pour les jeux de cartes à collectionner en jeu vidéo pour peu que le gameplay soit accessible et adapté à ce support. Et forcément, ce succès donne des idées à d’autres. Bonnes ou mauvaises ? C’est ce que l’on va voir avec ce test de Nightbanes!

Entretien avec un vampire.

L’univers de Nightbanes baigne dans le fantastique contemporain, vous y incarnez un vampire et sa horde de monstres composées d’abominations, de dragons, de bêtes, de zombies ou diverses créatures animées par de sombres magies. Vous y affronterez d’autres joueurs vampires ou une IA -plus ou moins coriace- après avoir pris le temps de composer votre deck.

Un deck se compose de 30 cartes, dont un Seigneur Vampire qui vous représentera sur le plateau de jeu. Celui-ci possède un certain nombre de points de vie ainsi que des pouvoirs pouvant être activés durant la partie. Le reste est composé de créatures, d’objets d’équipements que certaines créatures peuvent porter, d’artefacts ayant des effets à chaque tour pour soutenir votre horde de monstres, et de sorts magiques à usage unique.

Pour la horde !

L’enjeu principal de Nightbanes est de contrôler le champs de bataille afin d’empêcher les créatures adverses de vous attaquer directement. Chaque créature active en jeu subira et attaquera celle qui lui fait face. Si une créature n’a personne en face, elle attaquera directement le joueur. D’où l’importance d’être très présent sur le plateau, pour au moins contenir l’attaque adverse et réussir à prendre le dessus.

On arrive au premier point qui pose problème avec Nightbanes, si un joueur prend le dessus en nombre de créatures, il est très difficile -voir impossible- de retourner la situation, ce qui rend les premiers tours très importants. Heureusement, les parties sont assez courtes, environ 5 à 10 minutes et on passe vite sur la frustration d’avoir louper un tour, ou d’être tombé sur un adversaire qui avait exactement le bon contre au bon moment -et cela arrivera souvent au début- face aux autres joueurs. Cette rapidité nous pousse à enchaîner les parties et on en vient vite à débloquer du contenu pour améliorer son deck. Ce qui rend la courbe de progression de Nightbanes intéressante.

I love craft.

En effet, dans Nightbanes, il ne suffit pas d’acheter des boosters et d’espérer tomber sur les meilleures cartes du jeu. Il est également possible d’améliorer vos cartes via des sphères de sang ou des points de victoire en PvP à gagner à chaque partie, mais aussi très lents à récolter. Vous pourrez néanmoins avoir un bon paquet des cartes en passant du temps sur le mode solo mais cela ne suffira pas si vous désirez être vraiment compétitif. Plus vous jouerez et plus vous sentirez le gap qu’il y a entre les joueurs ayant dépensé de l’argent à la boutique et ceux ayant résisté à la tentation.

Nightbanes est un free to play n’échappant pas aux pièges du pay to win mais il est tout de même riche en contenu. Un mode solo avec l’affrontement d’IA jouant des decks assez variés et donnant une bonne vision des possibilités stratégiques du jeu, un mode PvP pour se fritter aux autres joueurs en mal de bagarre, ainsi qu’un mode Raid de Guilde pour les groupes de joueurs assidus souhaitant acquérir de bonnes cartes en affrontant des boss.

Son système de jeu centré sur le combat est simple et offre une bonne diversité de combinaisons possibles entre les cartes. Bref, vous aurez de quoi vous occuper avant de sentir l’appel de la boutique ou de passer à un autre jeu. On aurait cependant apprécié des effets visuels plus lisibles et soignés ainsi qu’un facteur chance amoindri.

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