Don’t Shoot Yourself !

Ce qui est bien avec un jeu possédant un nom de cet acabit, c’est qu’il est beaucoup plus simple d’en expliquer le concept. En gros, tout est dans le titre. En vrai, c’est plus compliqué de dire si oui ou non, c’est un jeu réussi…

Gare aux rebonds !

Sur une aire de jeu limitée par une forme géométrique faisant office de niveau, vous pouvez bouger un drôle de curseur à la souris. Ce curseur va lâcher un projectile par seconde, projectile qui ira plus ou moins vite en fonction du mode de difficulté choisi. Ce projectile peur rebondir contre certaines parois, en traverser d’autres et se comporte différemment en termes de déplacements lorsqu’il rencontre certaines zones de couleur. Le but ? Ne jamais se faire toucher par ses propres projectiles et réussir à en tirer une centaine sans dommages.

Le concept est tout bête, l’explication aussi. Visuellement, c’est simple : le joueur, un niveau sous forme géométrique, un fond coloré. Au niveau sonore, la musique marque les secondes, puisqu’un projectile par seconde est lancé. Plutôt utile pour garder le rythme, même si cela n’en aide que certains. Ce qu’il faut, surtout, ce sont des réflexes. C’est clairement un jeu à la difficulté évolutive, réellement bien pensée par ailleurs, divisant une bonne centaine de niveaux à travers une dizaine de zones comportant chacune des « Boss », des épreuves plus complexes encore et proposant souvent plusieurs phases de 100 projectiles à tirer/éviter.

Vers l’impossible…

Don’t Shoot Yourself est un jeu extrêmement répétitif, proposant des niveaux pas toujours réussis (on pensera à ce frustrant sablier transparent qui gêne plus qu’il n’amuse) et qui en soi n’est pas vraiment révolutionnaire. Néanmoins, son principe de progression de la difficulté à base d’étoiles à récupérer (1 en facile, 2 en difficile, 5 en impossible) rend le défi réellement intéressant. La carotte est là et l’âne qu’est le joueur veut définitivement en faire son quatre-heures.

C’est donc un bon petit jeu qui ne nécessite pas de s’étendre sur son sujet pendant de longues phrases qui ne veulent rien dire. Tout juste est-il utile de préciser que les frustrés, ceux qui détestent recommencer mille fois un niveau et qui ragent devant ce genre de jeu, ne sont évidemment pas la cible et risque de s’énerver plus d’une fois. Mais globalement, vu le petit prix auquel ce jeu est vendu, difficile de faire la fine bouche si le concept vous plait…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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