Tembo The Badass Elephant

Quand on nous annonce que GameFreak (Pokémon) s’allie avec Sega pour sortir un jeu de plateforme rapide et frénétique avec un éléphant comme héros, on saute forcément de sa chaise pour se le procurer ! Quand on y joue, quand même, tout devient plus complexe à défendre…

Un pachyderme qui part en cacahuètes !

Qu’est-ce qui est gros, fort et porte un bandeau rouge sur la tête ? Tembo l’éléphant ! Après que les forces du PHANTOM aient dévasté la ville, le général Krenman vous engage pour faire le ménage. Vous allez devoir sauver les civils, ramasser des cacahuètes et frapper tous les ennemis que vous verrez sur votre chemin. Pur jeu de plateformes à l’ancienne dans le principe, Tembo propose de foncer les défenses en avant pour exploser tout ce qui bouge.

On collecte des cacahuètes pour en faire du beurre et ainsi gagner une vie (cela remplace les épinards pour se redonner le moral quand on a une trompe, apparemment !). Aussi, dans chaque niveau, il faut tuer tous les ennemis et sauver tous les civils bien cachés. Ceci fera office de score à la fin du niveau et pour débloquer tous les secrets du jeu, il faudra tuer/sauver tout le monde. C’est compliqué, surtout quand on dépasse les 500 ennemis par niveau !

On saute de plateforme en plateforme, certaines parcelles de décors sont destructibles, les ennemis sont envoyés dans tous les sens, les tanks et autres machines de guerre explosent sous les coups de notre héros et c’est jouissif ! Jusqu’à un certain moment…

Le syndrome Sonic The hedgehog

Comme pour le hérisson bleu, Tembo souffre du même problème (largement absent dans les premiers jeux sur Megadrive, mais déjà davantage à partir de Sonic 3 et Sonic & Knuckles) : on vous demande d’aller très vite, mais à chaque fois que vous le faites le prochain piège en profite. En gros, quand vous allez vite, on vous demandera de ralentir. Quand vous ralentirez, on vous demandera d’aller plus vite. Et c’est toujours ainsi. Les niveaux sont très mal rythmés et on passe de « casse toutes les caisses en fonçant » à « puis saute délicatement sur chaque plateforme en prenant ton temps » sans oublier que « n’oublie pas juste ensuite d’arroser les boules de feu qui te barreront la route en plein élan.

Car oui, vous avez une trompe et celle-ci vous permet d’arroser certains objets, éteindre des feux, mais aussi arroser des plantes qui créeront des plateformes temporaires (et parfois rebondissantes). Les idées sont là, mais le level-design est très ennuyant à défendre tant il prend le joueur pour le dernier des imbéciles. Finalement, ce qui est amusant dans Tembo c’est de foncer et de tout casser : la plupart du temps, quand vous le faites, vous êtes punis.

Reste un jeu de plateforme plutôt simple mais qui demande de rejouer souvent ces niveaux pour tuer un maximum d’ennemis et débloquer les stages suivants. C’est un peu frustrant aussi, mais on s’y fera. Visuellement, Tembo est très agréable et reste un bon petit jeu de plateforme bourrin. On en attendait surement un peu trop…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Une pensée sur “Tembo The Badass Elephant

  • Parallel Platypus
    28/08/2015 à 13:01
    Permalink

    Arf, dommage ! Le manque de fluidité dans un jeu de plateforme, c’est quelque chose de dramatique quant même. Tu dois choisir : soit tu fais un “precision platformer”, soit un jeu frénétique comme les Sonic, soit un puzzle-platformer, ou encore un “action platformer” mais avec un mélange de tout ça, difficile de ne pas rater le level-design.

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