Crazy Steam Bros 2

Sorti le 2 avril 2015 ce jeu de shoot horizontal nous propose un Shmup avec des graphismes “rétros”. Il se joue seul ou en coopération locale, avec un soupçon de rogue-like dans un monde Steampunk. Je sors donc mon chapeau melon à vapeur et ma montre à gousset digitale pour abattre ces misérables malandrins volants et vous aider à vous faire une idée de ce que vous offre ce titre développé par Ars Creativa.

La vengeance du baron à moustaches.

Anton et Dupont sont frères et partent dérouiller le vieux Baron diabolique à moustaches avec l’aide de leur amie Miss Lily. En effet nos trois joyeux compères dégustaient une tasse de thé quand tout à coup, l’infâme Baron qui avait été vaincu dans l’épisode précédent attaqua la ville ! Avec son armada de zeppelins, biplans et autres machines infernales au charbon, il décide de raser la cité, furieux d’avoir été vaincu. Nos trois héros grimpent à bord de leur “steam-mobile” et engagent le combat avec les hordes à vapeur.

Le jeu se joue à la manette ou au clavier jusqu’à deux joueurs sur le même écran, l’un contrôlera les frères vapeur et l’autre Miss Lily. L’arsenal à votre disposition est aléatoire vous ne saurez jamais sur quoi vous tomberez lors du ramassage de power-up. Des armes assez classiques vous seront attribuées à intervalles régulières durant le jeu, sous forme de caisse à attraper au vol. En plus du tir principal vous pourrez jeter des bombes en appuyant sur la touche correspondante, elle tomberont en cloche devant vous et il devient vite fastidieux de viser avec les deux types de tirs des frangins.

Roquettes, bombes, rayons lasers ou électriques viendront vous aider à faire le ménage ainsi que le classique “tri-shot” indémodable. Chaque arme ainsi obtenue ayant des munitions limitées et disparaissant en cas de mort ou d’épuisement des munitions. Des boss plus ou moins faciles vous accueilleront à chaque fin de niveau dont certains m’ont vraiment parus affreux visuellement.

Retour de vapeur.

Il ne sera pas facile d’évoluer dans ce jeu pour autant, le coté rogue-like de l’armement vous fera certes passer de sales quarts d’heure et rehaussera d’un cran la difficulté selon la loi du “pas de bol”, mais ce n’est pas la difficulté majeure de ce titre. En effet la grande difficulté de ce jeu vient d’une précision épouvantable qui ne manquera pas de vous faire tuer, à la manette comme au clavier le temps de réaction du vaisseau est désastreux. Les graphismes, très inégaux, bavent parfois et certains éléments se chevauchent, empêchant du même coup de toucher votre cible et auront vite fait de rendre l’écran illisible. Ajoutez à cela quelques tirs ennemis, parfois de simples traits noirs d’un pixel de large ! Je vous laisse imaginer la difficulté d’évitement dans ce chaos qui a réduit en cendre mon “fun-ô-matic”. Enfin pour couronner le tout les “hit-box” sont incertaines et viser un ennemi en conjuguant tous les défauts de ce jeu peu s’avérer presque impossible sans une paire d’yeux bioniques. Je ne sais pas si c’est une volonté des développeurs, mais pour tuer un ennemi vous devrez atteindre l’exact milieu de chaque véhicule avec vos tirs sans quoi vos cartouches traverseront vos cibles dans la frustration la plus totale.

Le menu du jeu est lui aussi très mal conçu, il est en effet assez laid et répond mal un peu comme si le jeu était au début de son développement ou qu’on n’a pas jugé important d’y apporter la moindre attention. La musique ultra répétitive vous infligera toujours le même piano inspiré du cinéma muet qui a vite fait de m’agacer prodigieusement.

Je conclurais en vous déconseillant vivement l’acquisition de ce titre consternant comportant de graves défauts de jouabilité. Le thème choisi est pourtant sympa et je m’attendais à plus de vapeur et à moins de punk, exploser des machines rétro-futuristes dans un engin digne des savants fous les plus farfelus aurait été une bonne idée sans tous ces défauts.

MarcheMort

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin.
Twitter : @Marchemort.
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