Synchrom

Jeune projet, simple test sur Kongregate, Synchrom débarque sur Steam de façon surprenante. Peu teasé mais attendu (surtout depuis sa présentation au Stunfest), ce jeu musical a tout pour plaire. Pourtant, on ne l’attendait pas sur certains des terrains qu’il emprunte… Et ceci est autant une bonne qu’une mauvaise nouvelle.

Rythme et dextérité

Vous contrôlez un Synchrom, une entité qui tente d’éclaire un sombre monde ou les Cryptangles prennent de plus en plus le pouvoir. Prenez votre Synchrom à la souris (sur les deux proposés, puisque le jeu peut se jouer en multijoueur sur écran tactile) et c’est parti : un Cryptangle, une forme géométriques aux cotés de différentes couleurs, évolue au centre de l’écran. Autour de lui sont disposés des stèles, elles aussi colorées, venues pour le défendre. En rythme avec la musique, votre Synchrom pourra tourner autour et va envoyer un rayon de lumière d’une certaine couleur, qui détruira les protections ou touchera un coté du Cryptangle si les couleurs concordent.

Attention : vous n’êtes pas obligé de faire se toucher deux couleurs identiques. Certaines communiquent entre-elles : le rouge sur le jaune, le vert sur le jaune, etc. A vous de bien apprendre le schéma des couleurs qui apparait à l’écran pendant chaque chargement. Le reste, ce n’est que rythme et dextérité. Enfin, « que », c’est facile à dire…

Parce que une fois dans le jeu, le concept semble tout aussi simple à prendre en main mais beaucoup moins évident à maîtriser. Le rythme est à saisir et si le premier niveau propose quelque chose de classique et un peu facile, les suivants vont corser les choses avec des jets de lumières très rapprochés. Cela vous donnera peu de temps pour tourner autour de votre Cryptangle à détruire !

Dur et long à la fois

Le jeu est extrêmement punitif : chaque coup aux couleurs pas du tout liées fera baisser une jauge d’énervement de l’ennemi. A chaque fois que vous vous ferez toucher par un projectile, vous perdrez un peu de vie. Cela fait deux façons de mourir, ce qui complique grandement les choses. Les quatre ennemis du jeu sont bien conçus : certains ne vous agressent pas mais ont des couleurs plus nombreuses, moins accessibles… Alors que d’autres seront simples à toucher mais vous envahiront de projectiles à l’écran.

Pourtant, le jeu n’est pas frénétique loin de là. Forcément très colorée, plutôt paisible, l’ambiance en fait un titre calme, qu’on lance le temps d’une pause. Les parties sont néanmoins assez longues : comptez trois bonnes minutes pour un niveau de base et pratiquement le double pour les niveaux Hardcore à débloquer ! Du coup, quand on perd… On n’a pas tout de suite l’envie de recommencer, il faut bien l’avouer.

Mais ce qui fait la vraie force de Synchrom et l’empêche de tomber dans l’oubli trop rapidement dans notre liste de jeux déjà bien trop étoffée, c’est sa progression. Votre Synchrom évolue au fil des parties et des points que vous réalisez, augmente en efficacité, en protection, etc. Mais au bout d’un certain temps, votre Synchrom sera à fond et n’aura pas vraiment de grandes capacités. Vous pourrez alors essayer d’en looter certains sur le champ de bataille…

Rest in Pieces

Vous avez le mode normal, avec quatre niveaux et donc quatre Cryptangles à détruire. Vous avez les mêmes en Hardcore (plus long, plus difficile). Et vous avez le mode Infini… Chacun des Cryptangles a en effet un mode au temps illimité, qui joue avec vous de façon bien plus amusante que tout le reste du jeu. A vrai dire, ce mode Infini a sauvé le jeu pour votre humble serviteur. C’est clairement la meilleure chose à faire dans Synchrom.

Car en plus de proposer un rythme plus fun, plus direct, des effets visuels dérangeants (qui changent l’affichage des couleurs et autres joyeusetés), ce mode Infini peut être agrémenté comme pour les autres niveaux de modificateurs de partie. Ceux-ci vous donnent des malus, moins de vie, pas de visée, un ennemi qui gigote dans tous les sens… Mais en échange, il augmente le pourcentage de votre score final et vous permet de looter des pièces de Synchrom.

En choisissant les bonnes combinaisons de modificateurs de partie, on accède à la possibilité d’obtenir certaines pièces des trois autres Synchrom à débloquer dans le jeu. Chaque Synchrom est composé de trois pièces différentes et évidemment, chaque niveau à son mode Infini et ses pièces uniques à trouver. Cela vous forcera à rejouer plusieurs fois pour espérer voir apparaitre la pièce tant espérée en jeu.

Sauvé par le loot

Alors qu’il paraissait un peu décevant dans ses modes « normaux », Synchrom se sauve la mise avec un mode Infini complètement passionnant. Parce que rien n’était gagné, mine de rien : le jeu a de très bonnes idées, une réalisation sympathique, mais il possède aussi des musiques franchement quelconques qui passe un peu trop inaperçues et ne sont pas du tout reconnaissables. Au bout de quelques niveaux, la répétitivité se fait bien ressentir et on se lasse du gameplay… Jusqu’à débloquer le mode Infini, donc.

Morphiks a sauvé in-extremis son premier jeu et on ne peut que les saluer pour cela ! A vous de voir si le concept même de la musique, des couleurs, vous parle. Si vous n’êtes pas un joueur du genre, alors sans doute que Synchrom n’est pas pour vous. Mais si vous aimez les jeux de rythme et les puzzle-game, alors vous devriez jeter un coup d’œil à ce sympathique titre. On en attendait beaucoup, on a failli tomber de haut, mais il se rattrape bien.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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