Scott in Space

Je lance le jeu, « tiens pas d’overlay steam » fais-je. Arrivé au menu, le minimum syndical et pas de panneau d’options. Il y a un truc moche en haut c’est voulu ? Ah, c’est un menu déroulant tout blanc pour choisir sa langue, que c’est laid ! Tous mes sens sont en état d’alerte : on a vraisemblablement affaire à un jeu pourri. Résultat des courses après moins d’une heure de jeu : enlevez l’adverbe et changez l’adjectif pour « catastrophique ».

/facepalm

On me balance dans un niveau sans m’expliquer les touches. La manette est reconnue, bon point ceci-dit. En fait, c’est trivial, c’est un jeu de plateforme ultra basique où la seule action en plus de se mouvoir est de sauter. Imaginez le premier Super Mario Bros où l’on remplace les pièces par des pommes, les koopas par des rhinocéros et Mario par un cochon de Nouvelle-Guinée en tenue spatiale. Sauf qu’ici, Scott in Space arrive à offrir des niveaux exponentiellement fois plus ronflants et génériques que le titre de 1985.

Pire encore, contrairement à du travail en pixel art, les sprites sont ici étirés sur un écran HD et offrent des graphismes peu travaillés et des textures légèrement floutées. Les animations sont extrêmement pauvres, les backgrounds tristes, et les sprites flottent au-dessus du sol, achevant cet impression d’amateurisme. S’il pouvait en rester là, ça irait, mais le pire reste à venir.

Mer il é fou ?

La traduction française est horrible et je pèse mes mots. J’ai pensé que Google Trad avait été utilisé, mais c’est bien plus dramatique : il y a énormément de fautes d’orthographe (ce que ne génère pas un traducteur) et de conjugaison, les mots sont parfois coupés et le style très lourd – comme si un enfant de 6 ans avait essayé de retaper ses dires à l’écrit. Je vous donne un exemple réel et sans déformation, pris au hasard (mon correcteur orthographique inclus dans ma suite bureautique pète déjà un câble) : « Je crainds que j’ai vu que les rhinoces ont conqueri quelques-uns de nos vaisseaux spatials ».

Le reste est fini à la truelle. Le système de score est complètement inutile : les points pour chaque pomme amassée sont collectés globalement, et il est possible de faire grandir ce nombre en rejouant infiniment les niveaux : oui, il a été injecté sauvagement et les devs n’ont probablement aucune notion de game design et n’ont jamais joué à un jeu de leur vie. Le double saut une fois acquis (et pas « acquéri », hein) répond presque une fois sur trois sans raison apparente. Le level-design est désastreux : figurez-vous aussi que j’ai bloqué sur une plate-forme en contrebas où se trouvaient des pommes sans avoir la possibilité de remonter ! (voir le screenshot ci-contre)

Et finalement la crème de la crème, la honte suprême : le système de vie est bugué, ce qui m’a empêché de continuer (à vrai dire, j’en avait presque plus l’envie). Une fois à zéro, le compteur ne se réinitie pas. C’est à dire que vous allez redémarrer chaque niveau avec zéro vie. Évitez Scott in Space à tout prix.

Parallel Platypus

Humble joueur de type mediumcore, culture vidéoludique du type tartine et confiture et pokémon de type ténèbres/fée. Tendances complétionnistes chroniques au dessus de 9000.

2 pensées sur “Scott in Space

  • Bestio
    26/08/2015 à 13:32
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    Je crainds que j’ai vu que les rhinoces ont conqueri quelques-uns de nos vaisseaux spatials <3

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  • Parallel Platypus
    01/09/2015 à 00:43
    Permalink

    Toutes vos bases sont appartiennent à nous !

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