Transformers Devastation

Platinum Games est capable du meilleur comme du pire, ça on le savait. Depuis qu’ils sont sous le giron d’Activision le temps de quelques commandes (il faut bien manger !), ils s’attardent sur des licences connues que leurs patrons veulent rentabiliser. Cela a commencé avec Korra et maintenant, Transformers. On s’attendait alors à un jeu quelconque et finalement, il est bien plus que cela…

Nostalgie des vieilles années

Si la licence Transformers perdure, grâce à Michael Bay et ses étrons cinématographiques principalement, elle aura surtout marqué toute une génération d’actuels trentenaires qui ne juraient que par ses robots aux noms invraisemblables qui se transformaient en véhicules. On voulait tous notre Transformers à Noël et beaucoup de parents ont dû courir à la course au jouet pour trouver le bon. Aujourd’hui, après un seul bon jeu PlayStation 2 qui a par contre très mal vieilli, la licence Transformers n’est pas franchement glorieuse vidéoludiquement parlant. Platinum Games tente de nous convaincre qu’avec peu de moyens et peu de temps, on peut quand même respecter une franchise.

Tout commence avec un logo, une musique à la guitare électrique bien rétro, de quoi faire frissonner le fan. « Transformers Devastation » nous dit la voix-off, rauque, charismatique, celle d’Optimus Prime le chef de Autobots. En guerre contre les Decepticons et un autre ennemi ancestral, les Insectibots, Optimus Prime et sa troupe vont devoir se battre pour empêcher Megatron de s’emparer du noyau atomique contenu dans un vieux vaisseau de Cybertron, leur planète d’origine. C’est ridicule ? Pas pour ceux qui s’y connaissent, puisque c’est alors blindé de références. Et il faut l’avouer, ça joue bien la carte du scénario amusant à suivre.

Transformers Devastation est un beat’em all dans des niveaux faussement libres, avec quelques embranchements bonus permettant de collecter un peu de crédits, d’énergie pour les attaques et de loot d’armes. Car ce jeu Transformers propose en effet de collecter un maximum d’armes de qualité et de niveaux différents pour ensuite les synthétiser entre elles et en améliorer certaines. Une sorte de « côté RPG » réellement présent et important qui donne un peu d’intérêt à ces niveaux qui se ressemblent par contre beaucoup. Moins d’une dizaine de chapitres, contenant aussi une dizaine de missions scénaristiques chacun, sont proposés. Pour environ 5 heures de jeu en ligne droite.

Bayonetta avec des robots ?

Niveau gameplay, Transformers Devastation vole beaucoup de chose au plus grand succès du studio : Bayonetta. Tous les Transformers jouables (trois aux commencement et un à débloquer dans pratiquement chaque chapitre) ont leur propres forces et faiblesses en termes de rapidité, de type d’attaque (que vous pouvez changer en l’équipant d’une autre arme, c’est au choix), etc… Mais globalement, on a le droit au même gameplay.

On frappe intelligemment, à base de combo et comme dans Bayonetta, vous avez une esquive qui, bien placée lors d’un coup, permet de ralentir le temps et de frapper plus tranquillement et rapidement. C’est du plus bel effet même si évidemment cela est un pur auto-plagiat, mais ça s’y prête parfaitement. En plus de cela, vous aurez le droit à des attaques en « véhicules » si vous activez la bonne commande au bon moment à la fin d’un combo. Jouissif !

On peut aussi se transformer en véhicule à loisir et ça, clairement, c’est jouissif. Il y a des courses-poursuites (un peu ennuyantes par contre), mais aussi plein d’énigmes toutes bêtes à effectuer mais amusantes à jouer qui demandent de conduire, voire de passer à l’une ou l’autre de nos deux transformations robotiques. Tout cela pour débloquer plus de loot au fil du scénario, en plus des quelques drapeaux, lettres et petites étincelles à collecter pour débloquer des artworks dans le menu principal du jeu. Bref, il y a de quoi avoir l’envie d’y rejouer.

Au fil du jeu et de votre évolution, vous pourrez aussi troquer votre argent contre quelques combos intéressants. Comme la possibilité de contrer des attaques, de réaliser un Burnout en mode véhicule, etc. L’argent sert aussi, en plus de cela et de la synthétisation des armes, à créer des améliorations pour vos personnages.

On ne l’attendait pas si amusant !

Transformers Devastation est une vraie réussite, tant on n’y croyait absolument pas. Pur produit de commande, un peu chiche en décors (on retrouve trop souvent les mêmes objets, les mêmes textures, les mêmes ennemis de base), rapidement réalisé, il est néanmoins très amusant à jouer, très respectueux de l’univers et des fans. C’est tout simplement un bon jeu accidentel, un résultat impossible à prévoir, grâce à des développeurs talentueux qui semblent décidés à faire plaisir aux fans.

Si vous aimez Transformers, alors ce jeu vous comblera. Sinon, vous serez peut-être amusé par ce look « rétro » de jeu PsOne/PS2 où tout est fermé, où il s’agit de frapper tout ce qui bouge et de fouiller la zone qui vous est proposée. C’est vieillot dans l’esprit, mais le gameplay est parfaitement amusant pour les novices et technique pour les plus érudits. Il est peut-être un peu cher à sa sortie, sans doute un peu trop court aussi en plus de sa répétitivité globale… Mais mince, c’est un bon jeu Transformers ! Qui l’aurait cru ?

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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