Retour à la Gamescom : le Pavillon Belge

Cette année, le camion à kebab de la Gamescom avait disparu ne laissant aux visiteurs, businessmen et autres journalistes que des currywurst et de la salade de pommes de terre à manger. Affamé de nourriture plus subtile, je me suis donc rendu au pavillon belge en espérant y trouver des frites… En fait, pas du tout, j’avais juste un rendez-vous pour Domiverse, mais j’en ai vu bien plus au final.

Domiverse : Un jeu parfait pour s’insulter dans un canapé.

Le trailer du jeu vous plonge tout de suite dans l’ambiance : vous prenez 4 manettes, des chips, des bières et surtout prévoyez une longue nuit devant vous. Le jeu est très simple, vous sélectionnez un personnage parmi un panel assez varié et FIGHT ! Dans une arène restreinte vous devrez donc exterminer les autres concurrents afin de devenir le nouveau maître de l’univers (un scénario révolutionnaire n’est-ce pas ?). Le concept, les graphismes et le plaisir ne sont pas sans rappeler Towerfall Ascension, vous savez, le seul jeu valable de la OUYA, qu’on trouve heureusement aussi sur Steam. Cependant, à la différence de celui-ci, Domiverse propose des personnages aux pouvoirs très différents les uns des autres et c’est cette particularité qui en fait tout le charme.

Les bourrins opteront pour un perso rapide qui frappe au corps à corps, les vicieux pour un héros déposant un leurre lui ressemblant avant de passer invisible et les tarlouzes comme moi opteront pour la limace qui se colle au plafond et bombarde les autres joueurs du dessus. L’équilibrage des personnages est assez bien ficelé et aucun d’eux n’est beaucoup plus fort que les autres, les 2 créateurs continuent cependant à équilibrer le tout (en fait, ils n’ont pas voulu me dire lequel des personnages est encore un petit peu plus fort que les autres). Le jeu est déjà disponible en Early Access, il ne vous reste qu’à filer acheter un pack de bière (et prenez de la bière belge, c’est bien meilleur).

Mais tant que tu es là, regarde ce que fait mon voisin.

Juste à côté du stand de Domiverse se tenait celui de Mayan Death Robots, derrière ce nom bien trop long à mon goût se cache un mélange de Worms, Tetris et des Lemmings, oui ça sonne bizarre mais c’est le cas. En gros, vous prenez la base d’un Worms mais au lieu de décimer l’armée ennemie avec la vôtre, il faut détruire une sorte de grosse boîte défendue par un robot géant accompagné de sa tribu de mayas. Vous incarnez vous aussi un robot géant venu de l’espace (si, si, promis) et disposez de 4 possibilités à chaque tour dont 2 attaques, un saut et une option de construction.

La différence principale avec Worms vient du fait que les actions ne se déroulent pas au tour par tour, chaque joueur prépare ses mouvements et toutes les actions se résolvent en même temps. Pas d’attente donc et surtout on peut directement modifier sa stratégie selon les actions de l’adversaire. Autre élément rigolo, ces petits mayas qui vous idolâtrent iront joyeusement savater le robot de votre ennemi s’il est sur votre territoire (et vice versa) mais il faudra surtout les protéger. En effet, plus on détruit de mayas adverses et plus la puissance de vos attaques augmentent. Exploser un petit groupe de gentils esclaves pourra donc augmenter de 10, 20, 100 ou même 150% la puissance des explosions que génèrent vos attaques. Pour finir, un certain nombre de boss sont aussi de la partie histoire de démolir encore plus votre champ de bataille.

Pour en savoir plus, vous pouvez jeter un œil à l’interview d’un des créateurs lors de la Gamescom et là encore, prévoyez un bon gros pack de bières.

featuredsdd2222Tu ne vas pas partir comme ça, il en reste encore (ils parlent des jeux que je n’ai pas encore vu, pas des bières…)

Table juste à côté (le pavillon est tout petit…) un duo de créateurs dont un français expatrié. Ils me présentent leur jeu After Loop , prévu pour divers supports dont l’Androïd TV… L’idée me fait sourire, je me dis qu’il y aura sans doute autant de possesseurs de ce support que de mecs utilisant un Firefox phone ou une Darty Box. Bref, le jeu est un puzzle game assez sympa où vous devez déplacer des caisses pour pouvoir accéder à la sortie du niveau.

Le jeu est assez simple, trop à mon goût mais c’est voulu car leur précédente version nommée ROTE était bien trop dure. Disponible sur Windows phone gratuitement, ce premier jet propose 30 niveaux mais la plupart des joueurs bloquent au 4e et vont même jusqu’à contacter le game designer pour dénoncer un bug empêchant de finir le niveau… Ils sont en fait juste trop mauvais pour y arriver. Alors, si vous aimez les puzzle games et les défis corsés, vous savez où vous adresser. Pour les autres qui aiment les puzzle games mais pas trop la difficulté, After loop sera parfait pour vous.

Allez un petit dernier pour la route

Avant de partir du pavillon, je m’arrête à un dernier jeu, tout seul avec sa bi…euh bière et son couteau Thierry Brimouille de Pipette Inc. présente son jeu de survie dans la neige : To the sky. Loin de la plupart des poncifs du genre, le jeu ne vous demande pas de faire de la gestion de boîte de Canigou autour du feu pour survivre mais propose au fil de l’histoire des choix moraux. Aux commandes d’une petite équipe de survivants d’un crash d’avion, vous tentez d’accéder à la radio de l’avion (échouée bien plus loin) pour appeler les secours, un périple plein de dangers et surtout de choix…

Imaginez-vous accompagné de 3 autres personnes en train d’avancer quand soudain une partie du sol s’effondre et le dernier des 4 survivants pendouille dans le vide, pendu à une corde accrochée au reste de l’équipe. Vous pouvez tenter de le sauver et risquez de faire basculer la troupe entière, ou décider de couper la corde… Avouez que c’est un choix plus difficile que savoir quelle boîte de pâté pour chien vous allez bouffer à midi pour survivre. Le jeu met ainsi l’accent sur des choix qui feront appel à votre humanité plus qu’à votre aptitude de gestionnaire. Intriguant tant par ses graphismes que par son concept, To the sky risque de vous rappeler que c’est souvent les encul… les méchants messieurs qui s’en sortent vivants quand il s’agit de survie.

En conclusion, le pavillon belge, malgré un espace réduit et relativement mal placé (au fond d’un couloir derrière l’énorme stand UK), a su se mettre en valeur avec des projets variés et originaux. L’année prochaine, j’y retournerai avec plaisir en espérant qu’ils apportent de la bière belge parce qu’à la Gamescom, il n’y a que de la kölsch et c’est vraiment de la pisse…
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