Hidden : On the trail of the Ancients

Les écrits de H.P Lovecraft. ont toujours été une source d’inspiration dans la création d’œuvres culturelles et le jeu vidéo ne déroge pas à cette règle. Ambiance sombre, rêves étranges, rituels mystiques, il y a là tous les ingrédients d’un jeu d’horreur réussi si tant est que la réalisation soit à la hauteur. Le dernier jeu en date à s’inspirer des récits fantastiques de l’écrivain américain nous vient du petit studio indépendant Lost Spell et se présente sous la forme d’un point & click nommé Hidden: On the trail of the Ancients.

Les environnements sont détaillés et regorgent de tableaux à regarder ou de documents à lire.
Les environnements sont détaillés et regorgent de tableaux à regarder ou de documents à lire.

Sur les traces d’une civilisation perdue

Dans les années 30 un groupe d’explorateurs se prépare à partir sur les traces d’une civilisation perdue appelée les “anciens”. Arrivé à Buenos Aires, Thomas Farell, l’anthropologue de la bande se rend dans un hôtel particulier afin de rassembler les découvertes d’un chercheur récemment décédé. Il va se rendre compte en explorant les pièces reculées de la bâtisse que certaines légendes obscures pourraient bien être réelles.

L’ambiance immersive au secours de la banalité scénaristique

Hidden est un point & click tout ce qu’il y a de plus classique. On explore, on ramasse des objets, on lit quelques écrits (il n’y a pas de version française à ce jour), on résout quelques énigmes, le tout dans un scénario bien mis en scène certes, mais affreusement banal. L’ambiance est très immersive grâce à la bande son du jeu qui remplit bien son rôle et grâce aux environnements bien détaillés et bien conçus.

Ambiance noire. Si noire qu'on n'y trouverait aucun objet si notre souris ne changeait pas de forme.
Ambiance noire. Si noire qu’on n’y trouverait aucun objet si notre souris ne changeait pas de forme.

Seulement voilà, j’avais l’impression d’avoir déjà fait ce jeu, il m’a rappelé des point & click tels que Darkness Within ou The Mystery of the Druids et, bien que ces derniers soient différents, je n’ai pas réussi à dissiper un certain ennui tout en jouant à Hidden. Cela dit ce n’est pas un mauvais jeu, au contraire il remplit bien son rôle et installe avec brio une ambiance lovecraftienne, noire, étrange et bercée d’ésotérisme et de rituels sacrés.

Le jeu se découpe en 2 parties : la première se déroule à l’hôtel où l’ambiance est plus légère, les environnements y sont en général plus clairs et la seconde se passe en pleine forêt sur le campement des chercheurs. La seconde partie est bien plus immersive car on se retrouve seul, dans les bois, avec le sentiment qu’on nous observe. Le début du jeu remplit donc plutôt un rôle introductif.

Vos objectifs sont consignés dans un journal qui vous procure aussi quelques indices en cas de besoin.
Vos objectifs sont consignés dans un journal qui vous procure aussi quelques indices en cas de besoin.

Les puzzles sont pour la plupart logiques et s’ancrent bien dans l’histoire (réparer un objet pour s’attirer la sympathie d’un PNJ, préparer un rituel pour éloigner des ennemis…) mais j’en ai aussi rencontré un qui était tiré par les cheveux avec un coffre s’ouvrant selon un code que je n’aurais jamais cherché à l’endroit où était la solution, même en ayant l’élément qui offre la réponse sous le nez je n’ai pas trouvé, cela me paraissait tellement illogique.

Pourquoi l’un des chercheurs aurait-il caché ce code à cet endroit s’il voulait que je le trouve ? Bon si vous êtes coincés sachez qu’il existe un système d’aide intégré dans le menu qui récapitule vos objectifs. Là encore les indices ne sont pas toujours d’une grande aide.

Personnellement le jeu n’a pas réussi à éveiller ma curiosité au point de justifier l’achat d’un second opus, toutefois comme je l’ai dit Hidden est loin d’être mauvais, à vous de juger s’il mérite votre attention.

Kitsune-Musume

Ancienne amasseuse compulsive de jeux boite, j'aime à me perdre désormais sur les terres fertiles de l'indépendant. Gameuse à tendance no-skill/casu/basheuse de la touche X, testeuse de résistance mentale aux low-framerates avec ma vieille (mais fidèle) brouette connectée, j'aime les armes lourdes et badass, les univers immersifs et les scénarios bien ficelés. A l'inverse, j'ai horreur des jumpscares (flipette de catégorie 3), je fuis les collectes poussives de piécettes et je recule devant mes devoirs de rédaction d'une biographie.

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