Beat Da Beat

Nombreux sont les shoot’em ups à avoir tenté l’approche rythmique mais le plus souvent, le résultat est totalement différent des codes habituels du genre. Prenons par exemple Beat Hazard : shoot rythmé qui devient davantage un twin stick shooter qu’un réel titre à boulettes venant du haut et du bas de l’écran. Les russes de 2players vont tenter de coller bien plus aux bases, avec du gros son en bonus…

beatDaBeat (2)Rythm’em Up

A bord de votre vaisseau, vous voulez retrouver votre bien-aimée capturée par des aliens. C’est d’un classique des plus violents mais il va falloir faire avec. En même temps, le scénario, on s’en fiche éperdument. L’intérêt c’est le gameplay et de ce point de vue, il y a beaucoup à dire. Transfuge des tablettes et de l’Apple Store, Beat Da Beat propose une seule progression de plusieurs niveaux, sans checkpoints, ou vous devez faire évoluer un vaisseau à améliorer entre chaque Game Over. Tout au long de votre progression et au fil des ennemis battus, vous collecterez de l’argent nécessaire à des mise à jour de trois parties de votre vaisseau : les armes, la santé et le nombre de “bombes” que vous pouvez utiliser..

beatDaBeat (6)Plusieurs carcasses de tôle sont disponibles coûtant chacun une certaine somme. Il faut alors élaborer une stratégie d’achats entre les updates et les nouveaux vaisseaux à acheter. On a ici une progression typique des jeux sur iOS et cela va perturber bien des érudits du genre. A chaque fois que vous perdez, vous devez tout recommencer depuis le début, au premier niveau. C’est contraignant de ne pas avoir accès à des checkpoints car évidemment, refaire l’intégralité du niveau rend le jeu excessivement répétitif et cela dès les premières parties.

On joue, on collecte de l’argent, on recommence et cela sans cesse. On a l’impression d’avoir accès à un jeu iOS de base jouant avec des parties régulières et hebdomadaires qui se suivent et se ressemblent. Beat Da Beat n’a pas profité de son passage sur Steam pour se démarquer de son modèle économique de base, ni même pour révolutionner sa façon de déverrouiller les niveaux.

beatDaBeat (3)Musique et boulettes

Tous les projectiles ennemis s’activent en rythme avec les sons d’une musique electro souvent chiptune et parfois réellement prenante. La bande-son est sympathique, manque clairement d’originalité entre deux niveaux mais fait très correctement le job qu’on lui demande. Surtout, le jeu est plutôt beau et ses effets de lumière rendent le spectacle particulièrement motivant. Nous ne sommes pas devant une merveille de shoot’em up mais il a au moins le mérite de proposer une expérience de jeu satisfaisante et bien réalisé.

Au fil de la progression, des Boss apparaîtront et tenteront de vous détruire le peu de vies que vous avez. Bug ou réelle volonté des développeurs : la plupart verront leur jauge de vie totalement pleine une fois vaincus une première fois, sans raison logique et après un cours temps d’invincibilité. Ce soucis rend les Boss particulièrement contraignants à affronter, surtout qu’ils manquent de style. Il est rare d’avoir un shoot maîtrisant aussi bien ses niveaux, et aussi peu ses Boss.

beatDaBeat (4)Un bon divertissement

Beat Da Beat est correctement réalisé et ne souffre finalement que de sa construction iOS qui, débarquant sur Steam, oublie de réellement proposer une expérience plus sérieuse et moins contraignante. Aussi amusant que soit le jeu, vous allez en recommencer les niveaux inlassablement jusqu’à obtenir les vaisseaux que vous désirez et cela vous prendra un certain temps. L’absence de checkpoints se fait méchamment ressentir et ce n’est pas le mode “entraînement”, permettant de jouer les niveaux en mode invincible pour y découvrir les pièges à éviter, qui comblera ce manque.

Très bien conçu, plutôt stylé, totalement en rythme avec des musiques globalement de qualité, Beat Da Beat est donc très conseillable. Il faut juste adhérer au principe de rejouabilité forcée via les updates pratiquement obligatoires à certains niveaux du jeu.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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