The Minims

La petite team beyondthosehills composée de trois passionnés grecs nous présente son premier bébé : The Minims. Un point & click d’une autre veine puisqu’il se veut relaxant. Étonnant ? Pas tant que ça venant de la part de trois personnes ayant baigné dans la musique classique avant de se lancer pour défi de créer un jeu vidéo !

Une aventure qui peine à se lancer

minim
Les couleurs chatoyantes du jeu sont un régal pour les yeux.

Mii est un minim, une espèce presque disparue puisque Mii et sa femme Mo en sont les derniers représentants connus. Ensemble ils vivent sur un grand rocher surplombant un désert aride et dangereux. C’est une journée normale qui s’annonce pour Mii mais la disparition soudaine de sa chère et tendre va venir perturber sa petite vie paisible.

Après une courte phase introductive qui nous présente l’univers et les fameux minims, des créatures sans membres qui sautillent pour se déplacer, nous nous retrouvons dans le premier environnement du jeu. Empreint d’un certain charme et à défaut d’être très détaillé, un monde coloré se déploie sous nos yeux mais reste malgré tout assez fermé. Avec trois petits intérieurs et un extérieur, on en a rapidement fait le tour.

Alors, bien sûr le jeu est en 3D et il est possible de tourner la caméra à 360° en maintenant la touche shift (un peu déroutant au départ lorsqu’on est habitués aux point & click classiques) mais ces mécanismes ne suffisent pas à maintenir une attention sans faille chez un joueur qui va rapidement espérer que l’aventure se lance pour quitter ces lieux. Les premières quêtes sont d’ailleurs très peu intéressantes : changer l’eau du marais, apporter un café à un PNJ, calmer un autre PNJ apeuré, on en vient à se demander quel est le but de ce jeu et où tout cela va nous mener.

Heureusement au sortir de ce premier environnement, très joli je le répète mais trop peu engageant au niveau scénaristique, les actions commencent à s’enchainer un peu plus rapidement. Il ne faut cependant pas s’attendre à un autre chose qu’à un rythme lent avec The Minims, c’est une aventure très calme et sereine. Vous n’êtes pas chargés d’une grande mission, vous ne devrez pas combattre un énième méchant qui vise à détruire le monde. Non, votre but ultime est de retrouver votre bien-aimée disparue. Un court voyage poétique et attachant en somme.

Si vous cherchez du challenge, passez votre chemin

Vous visiterez au total trois environnements principaux, tous agréables à l’œil avec leurs couleurs chatoyantes ou leurs créatures improbables, et ce malgré un manque de détails que l’on peut imputer au style choisi et des lieux assez vides dont on a rapidement fait le tour. De ce fait, les quelques allers-retours que vous aurez à faire ne rallongeront pas grandement la durée de vie, plutôt éphémère puisque vous ne devriez pas passer plus de 3h sur ce titre.

Je dois dire que j’ai été un peu surprise (et pas dans le bon sens) en apprenant que les développeurs sont avant tout des musiciens. On ne retrouve pas cette passion dans le jeu ! Certes les musiques sont douces et jolies mais elles sont trop discrètes et même absentes hors des phases de transition de zones ! Pourtant le talent est là, il n’est juste pas assez exploité, un comble.

Pour conclure, le premier jeu de beyondthosehills comporte de bonnes idées notamment sur la forme, ce concept de créer un jeu que l’on peut qualifier de relaxant est intéressant. D’un autre côté The Minims n’a pas volonté à être “story rich” d’où la sensation d’un certain vide scénaristique qui en fait un jeu mignon au possible mais totalement oubliable en même temps. Il faut voir le jeu comme un court voyage que l’on entreprend sans embûches et non comme “la claque de l’année” pour le genre du point & click.

Kitsune-Musume

Ancienne amasseuse compulsive de jeux boite, j'aime à me perdre désormais sur les terres fertiles de l'indépendant. Gameuse à tendance no-skill/casu/basheuse de la touche X, testeuse de résistance mentale aux low-framerates avec ma vieille (mais fidèle) brouette connectée, j'aime les armes lourdes et badass, les univers immersifs et les scénarios bien ficelés. A l'inverse, j'ai horreur des jumpscares (flipette de catégorie 3), je fuis les collectes poussives de piécettes et je recule devant mes devoirs de rédaction d'une biographie.

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