Rapides Critiques #Février 2017

Nouvelle année mais aucun changement pour nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’ils n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


Crab Dub

À travers trois mondes pas vraiment différent, si ce n’est dans sa mécaniques de jeu principale (en apesanteur dans l’espace, sur un canard en plastique dans un récipient de substance verdâtre…), vous contrôlez un crabe qui tente de se frayer un chemin vers une « pierre magique » l’amenant vers le niveau suivant. Pas de contexte, pas d’histoire, pas de repères, juste un plateformer excessivement raté. Ce n’est pas forcément vilain, mais très vide. Cela se joue mal et c’est très frustrant au niveau des sauts principalement.

Mais le pire est sans doute l’absence totale de lien entre les niveaux, l’accessibilité directe des trois mondes sans aucune raison et un level design horrible, très mal pensé, complètement à côté de la plaque. Crab Dub ne vaut que pour une seule chose : ses petites musiques en chiptune assez accrocheuse. Mais sinon, c’est un désastre.

Skywilly


Double Dragon IV

Megaman 10 fut excellent et c’est en soi, une grande idée que de reprendre les vieux pots pour proposer de bonnes soupes. Néanmoins, DD4 souffre d’une réalisation tout d’abord beaucoup trop vieillotte qui le rend peu malléable. Difficile aujourd’hui de ne pas souffrir lorsque l’on tente d’enchainer les coups, de se relever sans prendre une patate ennemie bien sentie ou de se retrouver, le sprite entre deux adversaires, en train de taper dans la vide. Double Dragon à mal vieilli et ce nouveau jeu le prouve de façon beaucoup trop évidente.

Pourtant, il pourrait s’en sortir ! Il propose une OST sympathique (en classique, mais aussi légèrement remixée) ainsi que des fonds visuels très beaux pour du 8 bits. Mais voilà : ajoutez à ce gameplay ancien et difficile à apprécier, des niveaux très courts et souvent ratés, ainsi que des phases de plateformes bien lourdes, et vous aurez un titre qui n’aurait jamais du sortir ses inspirations de la brocante sans jamais revoir sa copie ni même se permettre un peu d’introspection. On ne vous le conseille vraiment pas.

Skywilly


Drive! Drive! Drive!

L’idée de départ de Drive!Drive!Drive! est vraiment originale : piloter sur plusieurs circuits à la fois. Comment est-ce possible allez-vous me demander ? Et bien c’est très simple, quand vous n’êtes pas au volant, une IA prend le relais… sauf qu’elle est vraiment nulle (je vous rassure c’est fait exprès). Vous devrez donc alterner fréquemment entre les différentes pistes pour éviter de vous retrouver avec des véhicules bloqués dans les murs ou carrément en sens inverse !

Le but ne sera pas toujours de remporter la victoire sur chaque tracé, il faudra parfois atteindre un objectif de points (en fracassant les adversaires ou en effectuant des dérapages par exemple), ramasser des bonus sur la piste ou battre un temps imparti.

Les débuts sont vraiment marrants et on se dit que la recette fonctionne plutôt bien. Malheureusement, un sentiment de frustration arrive rapidement et on finit par avoir plus l’impression de subir le jeu que d’avoir un réel impact dessus. Vous pouvez très bien jouer comme un dieu et rater l’objectif, puis faire n’importe quoi à l’essai suivant mais réussir car l’IA a tout à coup décidé de moins faire n’importe quoi. C’est vraiment dommage, le concept était vraiment intéressant et original.

Bestio


Gurgamoth

Jouable contre des bots ou, évidemment, avec trois autres amis ou ennemis, Gurgamoth consiste en de très rapides batailles ou chacun possède trois Dash et des esquives pour foncer sur l’adversaire et tenter de le pousser contre des obstacles qui le détruiront. Avec son esthétique léchée, Gurgamoth sort un peu du lot même s’il est impossible de ne pas le comparer à Towerfall autant dans ses couleurs que dans sa vitesse de jeu.

On regrettera tout de même qu’au delà de simples matchs en arènes, il n’y ait rien d’autre à se mettre sous la dent. Aussi, les musiques sont assez ratées, rendant l’atmosphère un peu trop quelconque. Comptez sur vos amis et quelques bières pour palier à ce problème d’ambiance (Et oui, il n’y a pas que ChezMoa qui a le droit de parler de bière dans ces critiques).

Skywilly


Leave Me Alone: A Trip To Hell

À Game Side Story on est des gens biens, on respecte tout développeur même quand son jeu est une bouse infâme. Parfois, pourtant, on a envie d’être méchant. Notamment quand ce sont les studios qui se moquent ouvertement des joueurs en sortant un produit clairement non fini. Leave me alone d’Onvision Studio est une honte.

Si le postulat de départ est pourtant chouette, un petit rebelle qui va castagner du gros vilain jusqu’en enfer avec son skate, où des tricks sur les bancs ou sur la tête de nos ennemis se mélangent allègrement, la réalisation est toutefois déplorable. Tout est lent, rigide sans punch et ultra buggé. Du coup, comme le jeu ne respecte pas le joueur, nous ne respecterons pas le studio en critiquant son jeu. Qui par ailleurs, par le simple appui sur la touche “Echap” pour afficher le menu lorsque l’écran de Game Over est affiché, bloque le joueur dans l’écran de menu sans aucune possibilité d’en sortir.

Crim


Maize

On pouvait s’attendre à tout, en voyant les screenshots de Maize, mais absolument pas à un point & click revisité sous forme d’aventure à la première personne. Il s’agit ici de parcourir plusieurs environnements très réussis pour aller chercher un tel objet, l’amener à tel endroit, le combiner à tel décor, pour faire avancer une intrigue complètement rocambolesque et très amusante. Ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage sur le scénario : vous dévoiler le genre du récit étant déjà un spoiler en soi.

Maize est très réussi mais ses allers et retours incessants lui font du tort. Aussi, il n’est pas bien difficile à terminer. C’est un jeu parfait pour vous détendre, même si on espère sincèrement que ce balancement horrible du joueur sera désactivable un jour dans une éventuelle mise à jour tant celui-ci donne la nausée. Pour le reste, si vous aimez le genre et que parler à des épis de maïs et un ours en peluche ne vous effraie pas, vous pouvez foncer.

Skywilly


Mustache in Hell

Avec sa jolie moustache, faisant tout le sens du titre et la seule réelle raison de sortir du lot du jeu dans son communiqué de presse, le héros de ce petit twin-stick shooter a bien peu de charisme. Il faut dire que le jeu propose une progression labyrinthique simpliste au possible enchaînant le transport d’une clé à la bonne porte et quelques combats en arènes mous du genou et trop faciles (quand on meurt, on réapparait au même endroit sans recommencer le combat) n’aide pas à rendre le protagoniste intéressant.

Mustache in Hell est un mauvais jeu, ni plus ni moins. De ceux qui hantent Steam de par leur présence, qui font croire à de l’originalité, qui jouent sur la fibre nostalgique (rendez-vous compte, on collecte des manettes de jeux vidéo cachées !) pour cacher leur progression ennuyante, leurs boss ridicules dont il faut deviner les tirs puisqu’ils ne sont pas sur notre écran principal et trichent avec le scrolling, sans parler d’un feeling quelconque sans réel fun procuré. A éviter.

Skywilly


Save the Ninja Clan

Il est vrai qu’il est très dur d’innover dans le domaine du jeu de plateformes en 2D tant tout a été fait dans le genre. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour se laisser aller à la copie éhontée ! Ce jeu reprend le concept des Ninja qui lancent des Kunai dans un monde copie-conforme à Super Meat Boy (en beaucoup moins beau) avec ses scies circulaires, ses lance-roquettes à têtes chercheuses et autres fioritures.

Au gameplay plutôt flottant et moins agréable que la plupart des bons titres du genre, Save the Ninja Clan tente de se rendre original via son auteur, qui interagit avec le joueur à travers plusieurs bugs volontaires dans les différents niveaux. De l’humour, des warpzones, quelque chose que l’on a là aussi déjà vu maintes fois dans Super Meat Boy et consorts. Non, vraiment Save the Ninja Clan est un petit jeu au potentiel sympathie bien présent pour quiconque aime défendre les premiers jeux amateurs, mais il est ni novateur, ni beau, ni vraiment fun à parcourir. Pire : il ne propose que trente niveaux assez facile (même si il est possible d’accélérer ou décélérer la vitesse du jeu dans les options pour corser ou faciliter la progression). Le jeu quelconque par excellence.

Skywilly


SPLIT BULLET

N’a pas le succès d’un Super Hexagon qui veut ! C’est sans aucun doute ce que l’on pourrait dire de ce Split Bullet qui joue lui aussi avec les formes géométriques les plus simples pour proposer de la tension et du Die & Retry à tout joueurs iOS et Android. Désormais disponible sur Steam, ce jeu de tir sans déplacement vous demande de faire exploser toutes les formes qui foncent sur vous, avez un système d’armes à toucher au tactile pour en changer… Seul problème : sur Steam il faut aussi « toucher » l’écran avec le curseur et cela perd beaucoup de son efficacité. Alors qu’il aurait suffi d’attribuer les différents armements aux touches numérotées du clavier.

Split Bullet est sympathique et propose plusieurs modes de jeu différents, en plus de son mode Infini. Néanmoins, il n’a vraiment rien d’original. Préférez-le vraiment sur plateformes mobiles si l’envie vous prend de jouer à un Geometry Wars simplifié et à joueur fixé au centre de l’écran.

Skywilly


Sumo Revise

C’est dans la nuit du samedi à dimanche d’une Global Game Jam 2017 forte en émotions que nous nous sommes, moi et les organisateurs de l’association Coin, lancé « pour voir » ce Sumo Revise dont on ne connaissait rien. Nous y avons joué 45 minutes en local, avons exploré les nombreux modes de jeu et passé un énorme moment de fou rire, d’incompréhension.

Sumo Revise n’est pas terminé. Il vous laisse jouer des sumos (qui ne ressemble pas à l’image que l’on se fait de ces combattants) sous forme de gros tas de pixels à la couleur unie, qui au fil de leurs déplacements récolteront parfois de nouveaux costumes immondes de Superman ou de sirène par exemple. Une botte sur la tête, des ailes de mouche, plusieurs éléments graphiques complètement crados viendront se greffer au bon vouloir du développeur. La physique est pétée : vous décollez dans tous les sens par moments, des artefacts « flèches » le feront aussi plus directement quand ils vous tomberont dessus.

Sumo Revise est un party game incompréhensible, au mille défauts et features qui ne sont pas finies. C’est un jeu malade, à mourir de rire à la découverte mais très triste aussi pour ses développeurs qui ne voulaient sans doute pas amuser les gens à leurs dépend avec leur jeu. L’histoire de ce développement semble passionnante !

Skywilly


THE VIDEOKID

Les plus vieux d’entre vous se souviennent très probablement de Paperboy, un jeu sur lequel j’ai personnellement passé de nombreuses heures à distribuer des journaux à vélo en essayant d’échapper aux chiens, tondeuses et autres dangers. The Videokid en reprend totalement le principe, sauf que vous êtes cette fois-ci sur un skateboard et que vous distribuez des vhs pirates.

Votre but est simple, traverser toute la ville en remplissant un maximum de boîte aux lettres sans vous faire arrêter par la police et retrouver votre petite amie au parc. Le scrolling est automatique, vous pouvez uniquement vous déplacer entre trois lignes et sauter pour éviter les obstacles.

Les références aux années 80/90 pullulent et je vous invite vraiment à essayer de toutes les retrouver (Retour vers le futur, Rambo, Tortues Ninja, Freddy, Bisounours, Ghostbusters…), ce qui non seulement est amusant, mais permet surtout de retarder le côté très répétitif du jeu. Contrairement à son ancêtre, il n’y a ici qu’un niveau fixe (plus deux passages par les égouts) et surtout la difficulté n’augmente pas vraiment au fil de votre avancée. Si vous vous débrouillez bien, vous devriez le terminer en une heure ou deux au maximum avec peu d’intérêt d’y rejouer sauf si vous tenez absolument à scorer. Au final le jeu n’est pas mauvais mais il ne vous occupera que peu de temps.

Bestio

La Rédaction

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse
La Rédaction

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