Rapides Critiques #Juillet 2017

Aucun changement pour nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’ils n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


Aftergrinder

C’est un runner particulièrement difficile où vous jouez un skater traversant des niveaux bourrés d’obstacles. Uniquement trois touches sont utilisées : une pour aller vers le haut, une pour aller vers le bas et une dernière pour booster.

Il n’y a pas de gravité dans le jeu, vous pouvez (et devez) rouler au plafond pour éviter les différents pièges proposés par le jeu : flaque de lave, laser, passage étroit, etc. Le level design est vraiment bon et oblige à entrer pas mal d’inputs rapidement pour ne pas mourir. Honnêtement, même en facile avec le mec c’est déjà super dur. Bon courage si vous choisissez la fille ou le requin qui sont des personnages encore plus rapides ! Trois étoiles sont à récolter dans les 90 niveaux du jeu pour obtenir la médaille d’or à chaque fois. Un classement est évidemment disponible pour comparer ses temps avec le reste du monde.

J’ai globalement bien aimé le jeu. Je trouve que c’est un bon runner qui propose un réel challenge, mais j’ai par contre un peu de mal avec la sensation de flou à grande vitesse. Au bout d’1h30 durant la soirée découverte j’avais vraiment mal au yeux (en plus du cerveau en lambeaux mais ça c’est plutôt bon signe). C’est un petit peu dommage pour ce type de jeu, mais ceux qui aiment les défis et la vitesse seront servis !

Bestio


Antihero

On ne le niera pas, le grand banditisme dans un Londres Victorien à quelque chose de très sexy. Antihero ne vous propose pas d’incarner un simple voleur, mais bel est bien une guilde complète menée par un Robin des bois villes. Se présentant presque comme un jeu de plateau / société, vous devrez pendant votre tour visiter la ville et dépouiller des maisons de leur biens pour installer votre empire grâce à votre main d’œuvre de première qualité : des orphelinsde  moins de dix ans.

Ces derniers, en occupant des bâtiments spéciaux (banques, bars, orphelinats, églises) vous permettront de gagner de précieuses ressources que sont l’or (pour acheter des orphelins, des gangs, des brutes, des sapeurs, etc.) ainsi que des potions d’un produit très suspect permettant de débloquer des compétences, que cela soit pour votre voleur (puissance d’attaque, déplacement et capacité de vol) ou pour votre guilde. Ces dernières permettent de débloquer l’achat des différents membres de guilde précédemment évoqués.

Le but du jeu sera de remplir des objectifs, toujours identiques d’une partie à l’autre, allant du vol de certain objets jusqu’à l’assassinat de PNJ spécifiques présents sur la carte et ce, avant votre adversaire. Très malin, facile d’accès et au parties rapides, Antihero est une belle réussite où le challenge du jeu prendra tout son sens en multijoueur.

Crim


Baobabs Mausoleum Ep. 1 Ovnifagos Don´t Eat Flamingos

Baobab Mausoleum me faisait de l’oeil tout en m’inspirant de nombreuses craintes. RPG/aventure en pixel art sous acides, références appuyées à Twin Peaks, Earthbound et aux années 80/90… Tant d’éléments connus, éculés même, pouvant tout de même mener vers une réussite.

Peu importe les références et influences, si l’équipe ou l’artiste digère le tout correctement, pas de raison pour que le jeu dérive. Concernant Baobab Mausoleum, je ne peux pas trancher, le jeu m’agaçe et m’intrigue. Divisé en trois épisodes (seul le premier est disponible), le premier né du secret Jacob Jazz recèle autant de qualités que de défauts.

La trajectoire opérée par le jeu est intéressante. Outillant une narration classique, Baobab Mausoleum parvient à proposer de jolis moments de bravoure, comme cette séquence dans un cinéma souterrain où nous devons récupérer l’oeil d’une cigogne détenu par des démons ovnis cinéphiles. Même les mécaniques révèlent quelques bonnes surprises : phase à la première personne, explorations inventives…      

Seulement, les dialogues laissent à désirer et le format épisodique laisse perplexe, le premier épisode s’achevant sur un cliffhanger embarrasant. La pente glissante empruntée par le jeu pourrait souffrir de révélations débiles, de personnages mal développés et de dialogues de plus en plus poussifs… ou pas ! Affaire à suivre.  

Antoine Herren


Darknet

Il ne paye pas de mine avec son nom générique, sa promesse de compatibilité VR et son look de jeu à clics mais objectivement, Darknet est une bonne surprise. Dans la peau d’un pirate, vous allez devoir collecter des nœuds d’informations dans plusieurs réseaux pour atteindre des sommes vertigineuses.  Vous devrez, via un petit jeu de puzzle très intelligent, acheter des virus et tenter de contaminer des points en espérant les voir atteindre le noyau du bloc d’info piraté avant d’être contré par un anti-virus alentours. Il faut alors être plus malin que le jeu et condamner quelques-uns de ces virus pour faire diversion.

Le jeu se rebelle rapidement avec des boucliers et autres fioritures : d’autres types d’objets à utiliser vous permettront de diminuer la force d’un nœud, de collecter tous les nœuds non-défendus aux alentours et autres bonus bienvenus. Rapidement, ce petit puzzle-game est très addictif.

Darknet n’a pas de fin, pas vraiment de scénario (même si quelques petites histoires sont proposées à la lecture) et se contente surtout d’être calme, tranquille, facile d’accès et relaxant. Entièrement traduit en français, voix comprises, il se permet donc une accessibilité pour tous vraiment salutaire. A chaque fin de partie, vous collecterez des points que vous pourrez dépenser dans des améliorations : davantage d’argent au début d’un piratage par exemple, histoire de rendre votre prochaine partie encore plus amusante.

On s’en lasse vite, mais Darknet fait très bien son boulot : amuser. On vous le conseille !

Skywilly


Spacecats with Lasers : The Outerspace

Le vide intersidéral en termes de créativité, c’est sans aucun doute de proposer un Twin Stick Shooter aussi banal avec un chat sur un objet incongru pour simple personnage jouable. Alors évidemment, on va vous proposer une centaine de vagues d’ennemis en trois mode de difficulté différents pour faire passer la pilule du jeu facile, mais vous ne vous y tromperez pas. La suite d’ennemis classique, les vagues qui se suivent et se ressemblent, le gameplay approximatif, la visée injuste, le total hasard des apparition ennemies mais aussi des bonus, vont vous faire vous arracher les cheveux dans ce titre d’une banalité affligeante, voir carrément honteuse.

Le summum c’est évidemment quand vous vous rendez compte que tout ce que vous faites dans le jeu n’a qu’un but : débloquer des skins moches pour votre chat et son objet volant. C’est ultra quelconque, terriblement moche et donc à éviter en urgence. Tant pis.

Skywilly


Superbeat : Xionic EX

Jeu musical de son état, Superbeat est un titre nous proposant de jouer de tous les boutons de la manette pour enchaîner les notes d’une playlist pas folichonne. C’est là son moindre défaut : proposer des musiques peu enthousiasmantes et pour certaines, carrément trop bruyantes et ennuyantes. Mais il y a quand même de quoi s’amuser.

Il faut dire que le mode « carrière » est assez bien conçu, à base de plusieurs niveaux de difficulté et de playlists déjà établies, pour satisfaire ceux qui aiment être guidés dans leurs objectifs à atteindre. Plusieurs modes libres sont aussi de la partie pour garantir une durée de vie de qualité.

Superbeat : Xionic EX est un jeu pour lequel il est difficile d’écrire des tonnes de choses, tant ils se définit par une ambiance visuelle très sympathique et deux soucis principaux : sa playlist et son gameplay pas toujours évident et naturel à maîtriser. Reste qu’il fait le job et se positionne en simple concurrent des rares jeux du genre. C’est de la sous-marque, mais ce n’est pas dégoutant pour autant.

Skywilly


 

La Rédaction

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse
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