Rapides Critiques #Aout 2017
Windows mac Linux Nintendo Switch

Aucun changement pour nos critiques les plus rapides, qui sont dédiées à tous types de jeux. Bons ou moins bons, ils sont ici juste parce qu’ils n’engagent pas à écrire un long pavé, s’expliquent très vite ou qu’il n’est pas nécessaire d’y passer des heures pour vous donner envie (ou non) de vous y plonger. L’occasion d’en rater encore moins, malgré un nombre de sorties toujours plus énorme alors qu’il n’y a toujours que 24 heures dans une seule journée…


A Bloody Night (PC)

Il ne paye pas de mine avec ces pixels et son amateurisme évident, pourtant A Bloody Night s’en sort assez bien. Vous jouez un chevalier (fortement inspiré du Zodiaque, d’ailleurs) qui se doit de couper en deux tous les ennemis qu’il rencontre dans chacun des niveaux proposés, tout cela pour venger la mort de sa sœur de la part des soldats de l’Empire. Chaque niveau a son nombre d’ennemis a tuer, il s’agit ensuite de scroller vers la droite de l’écran pour décimer tout ce qui bouge et éviter les pièges.

Une jauge de vie, une autre pour un coup spécial bien violent à placer de préférence lorsque plusieurs ennemis vous font face, et c’est tout ! A Bloody Night se contente de peu pour fonctionner et si l’action est répétitive, le level-design souvent assez simplet, on peut néanmoins avouer que la formule fonctionne quelques minutes. Voir une ou deux heures, le temps de finir le jeu.

Skywilly


Brute (PC)

Ce jeu propose l’essence pure de c’est qu’est un jeu vidéo, sans fioriture pour venir attendrir notre jugement : du gameplay pur et dur. Exit les graphismes, ici tout est à base de rectangle (parfois un peut arrondis) de couleurs unies, avec quelques effets ultra légers pour donner un peu de relief au jeu. Côté prise en main, ça se joue à la souris : un bouton pour tirer, un autre pour avancer et un viseur pour s’orienter. Au commande d’un petit vaisseau, vous devez détruire une boule jaune dans l’un des cent (petits) stages que comporte le jeu.

Toujours dans des tableaux serrés (que l’on peut finir en quelques secondes), la base de Brute consiste à bien gérer ses déplacements. Plus vous restez appuyé sur votre clic de déplacement, plus vous allez vite, mais plus vous consommez de carburant qui est évidement en quantité limitée. Au moindre contact contre une paroi ou un ennemi, c’est la mort. Très rapidement, le jeu se montre ingénieux aussi bien sur son level design que son gameplay, en apportant constamment de nouvelles features pour renouveler le plaisir de rager. Rappelant fortement THOTH (même type de structure) le jeu vous occupera une petite poignée d’heures, pour qui aime les challenges relevés mais pas trop.

Crim


Bulb Boy (Switch)

En regardant les screens disponibles sur les divers magasins en ligne sur lesquels le jeu est disponible à l’achat, il est impossible de s’imaginer à quoi on va avoir le droit au cfinal. Si vous trouvez le personnage que l’on dirige tout mignon, un mélange de Casper le fantôme et Bouffe-Tout de SOS Fantômes, vous avez raison : il est tout mignon. Son grand père aussi. Quand au reste, il faut bien être conscient que le jeu n’est pas destiné au enfants. Naviguant entre le sale et le très sale.

Côté gameplay, on retrouve les mécaniques classiques de puzzle d’un point and click en bien plus simplifié, étant donné que l’évolution se fait tableau par tableau. On regrette aussi la sous exploitation (liée directement au mode de progression) d’une des mécaniques, qui permet à notre petite tête d’ampoule sur pattes de changer de corps, permettant de diversifier quelque peu les phases d’explorations des divers tableaux ainsi que leurs puzzles associés. La version Switch (qui permet au jeu de ressortir deux ans après la version PC) n’apporte rien, notamment au niveau des contrôles. Finalement, on sort quelque peu déçu de cette expérience, mais surtout traumatisé par quelque scènes à rendre Vegan n’importe qui.

Crim


Clockwork (PC)

Le principe du jeu de plateformes/puzzle avec un concept de clones limités qui permettent de déverrouiller des situations sur le temps, on a déjà vu ça cent fois. Mais en soi, pourquoi pas ! Après tout, si Clockwork proposait quelque chose de nouveau pour le genre, ou même s’il se montrait plus inventif dans son level design, on serait preneur. Mais là, malheureusement, le jeu de Gamesoft enchaîne les mauvaises idées.

Découpée en trois mondes d’une vingtaine de niveaux, l’épopée proposée par Clockwork offre un monde terne au joueur, de par son ambiance, le vide de ses niveaux et ses personnages peu intéressants. On joue Atto, un jeune homme dont la montre à gousset cache en son sein la jeune Milli aux pouvoirs temporels bien intéressants. Ensemble ils vont devoir sauver leur ville de grands boss, sans que l’objectif soit réellement clair pour le joueur.

Les niveaux se suivent et amusent, jusqu’à ce que les sauts trop rigides et les plateformes mouvantes aux bords difficilement atteignables viennent gêner la progression. Recommencer six fois un niveau aux mécaniques apprises par cœur juste à cause d’un bug ou d’un saut raté énerve plus que nécessaire. C’est vraiment dommage, tous ces petits défauts.

Skywilly


Majotori (PC)

Malin et amusant, ce jeu de Quizz sur des questions de cinéma, de jeux vidéo, d’animé mais aussi de culture générale, est surtout enrobé de plusieurs histoires. Le concept est simple : après avoir bien ou mal répondu à une série de question, une roue de la chance va designer l’une de vos réponses comme direction à prendre pour le personnage dont on vous raconte l’histoire. Si la roue tombe sur une de vos bonnes réponses, alors la fin sera heureuse. Si elle tombe sur une mauvaise, alors c’est le drame.

L’intelligence de Majotori c’est de raconter des histoires dans les histoires, de faire se croiser les différents récits et ce, tout en ne proposant finalement qu’un quizz au joueur. C’est assez vite ennuyant, il faut bien l’avouer, mais le concept est vraiment original. Préférez-le en petites sessions de jeu.

Skywilly


No Stick Shooter (PC)

Ayant pour principal objectif de montrer qu’il est possible de proposer un jeu de shoot arcade à l’ancienne, avec un principe de jeu moderne et des originalités, tout en évitant de proposer une énième utilisation des sticks analogiques de la manette, No Stick Shooter est original. Se jouant à la souris, il demande de tirer sur des ennemis venant du haut de l’écran afin d’éviter qu’ils percent le bouclier du joueur et l’atteigne pour un Game Over à l’ancienne. C’est clairement une réutilisation de vieux hits Arcade, mais c’est malin.

Le jeu souffre d’une certaine lenteur au démarrage :  les premiers niveaux sont pénibles avec les tutoriaux et les différentes idées de gameplay (les nouvelles armes) qui sont présentées tout au long de la progression. Aussi, le jeu est assez difficile : il faut des étoiles pour débloquer les niveaux suivants et chaque niveau permet d’obtenir jusqu’à trois étoiles, une par objectif à atteindre. Le problème étant que le jeu propose des objectifs assez relevés à chaque fois, bloquant rapidement le joueur lambda devant un mur de difficulté assez agressif.

Les plus érudits sauront s’y amuser grâce à cela, mais le nouveau venu risque de vite jeter l’éponge. Un conseil : jouez sur les combos. Exploser plusieurs ennemis d’un coup, quelle que soit votre arme, génère davantage de score. La clé de la réussite et donc dans le bon placement des tirs : encore une belle idée de ce jeu décidément pas aussi quelconque qu’il n’y parait au premier abord.

Skywilly


Qbics Paint (Switch)

Dommage qu’il ne le dise pas dès l’achat, mais Qbics Paint est surtout dédié aux enfants. Il s’agit d’un jeu très créatif nous demandant de casser, au tactile, un gros bloc pour y révéler une sculpture. Souvent, un animal. Une fois l’animal découvert, on peut le peindre comme bon nous semble. Ensuite, il s’agit de s’amuser à poser la sculpture dans une ambiance, fournie par plusieurs images très réussies, pour partager les screenshots de ses créations.

C’est mignon tout plein, mais aussi assez dénué d’interaction amusante et de défi. Le jeu se contente de nous faire creuser/découvrir/peindre/partager sans vrai système de progression original. Reste qu’encore une fois, pour les plus jeunes, c’est très intéressant et malin.

Skywilly


Redeemer (PC)

Un défouloir… un gros défouloir… et il le fait plutôt bien au départ. Après l’attaque de son monastère, Vasily notre personnage décide de sortir de sa retraite pour poursuivre les assaillants et les faire payer pour le crime de tous ses compagnons. Les dents volent, les têtes aussi et chaque élément de décor est propice à une élimination sanguinolente digne d’une fatality de Mortal Kombat (empalé sur des pieux, coupé en deux par une scie sauteuse, corps calciné dans une cheminée…).

Puis rapidement la lassitude s’installe. Les coups sont peu diversifiés, les ennemis encore moins, les niveaux sont des successions de couloirs et les développeurs ont décidé de baser la difficulté sur le nombre d’ennemis présents à l’écran. Même s’il y a un système rappelant les Batman avec l’ennemi qui s’illumine lorsqu’il va vous frapper pour vous laisser le temps de bloquer ou d’esquiver, on finit par courir d’arme en arme, quitte à faire demi-tour dans le niveau durant 20s pour récupérer un objet laissé un peu plus tôt par terre.

Personnellement j’ai décroché au bout d’une heure et je me suis vraiment forcé pour continuer à avancer. C’est vraiment dommage, il ne manquait pas grand chose pour en faire au moins un jeu sympa, mais en l’état je ne vous le conseille pas.

Bestio


Serious Sam’s Bogus Detour (PC)

Hammerwatch était un très bon jeu et c’est sans doute pourquoi la Croteam a proposé aux développeurs de ce jeu de créer un Serious Sam avec les mêmes mécaniques. Et bizarrement, ça ne fonctionne absolument pas… Obligatoirement jouable en ligne (ou il n’y a pas grand monde de disponible) et obligeant donc un couple ou des amis d’acheter une version chacun plutôt que de jouer en local sur le même écran (beaucoup plus convivial), Serious Sam’s Bogus Detour tombe aussi dans le piège de la surenchère. Les screenshots et vidéos vous vendent du violent, de l’explosif à tous les endroits, mais la vérité est toute autre : vous allez avancer, tirer de temps en temps, mourir souvent parce que votre personnage est très nul au démarrage et les trois premières heures de jeu seront horribles à tous les niveaux.

Sur la longueur, Serious Sam’s Bogus Detour ne vaut pas mieux : il est assez ennuyant et si en multijoueur on s’y amuse facilement, il reste clairement en deçà d’Hammerwatch et largement décevant. On en attendait peut-être trop (ce qui d’ailleurs est un peu la conclusion adéquate à tous les jeux Serious Sam depuis quelques temps).

Skywilly


Still not Dead (PC)

Dans le genre “petit jeu sympathique qu’on oubliera aussi vite qu’on y a joué”, Still not Dead mérite d’être dans le haut du panier. Parce que cette histoire de joueur perdu au milieu de nulle part, dans un monde plein de pixels grossier ou des zombies l’attaque, ne vole pas très haut. Pour se défendre, il y a son arme principale : on shoot de l’ennemi sans pouvoir viser à la souris. Celle-ci ne sert qu’à aller vers la gauche et la droite, à l’ancienne. Une fois un nombre certain d’ennemis tué, il faut se rendre à la sortie avant que la nuit ne tombe et qu’un étrange fantôme vienne nous dévorer.

Chaque niveau est alors l’occasion de choisir un malus ou un bonus parmi trois tirés au hazard. Il faut avouer que ces perks sont assez amusantes la plupart du temps, vous forçant à jouer avec des armes aléatoires ou sans aucune arme à distance par exemple. Globalement, Still not Dead est un jeu clairement amusant un petit temps et pour lequel il est difficile de ressentir sincèrement du dégoût ou de l’ennui. Il est juste ultra quelconque et vite répétitif, très amateur et facilement oubliable. Encore en Early Access, le jeu risqué tout de même de ne pas être furieusement plus motivant à la sortie. On se contentera du peu qu’il propose actuellement.

Skywilly


Suicide Guy (PC)

C’est l’histoire d’un mec qui s’endort devant la télévision et qui rêve qu’il se suicide. Et c’est toujours comme ça. La première fois, il saute juste d’un toit. La seconde, il se prend un train en plein Western. Puis il y a ce moment où il crée un monstre à son effigie, ou une baleine le dévore, ou il s’électrocute dans son bain, etc. Chaque niveau de ce jeu est un petit puzzle très simple d’une vingtaine de minutes tout au plus, menant à la mort du héros.

Entre parodies de jeux connus (Mario, Portal, mais aussi Gone Home) et une idée assez stupide sans réel but ni aucune seconde lecture (le suicide n’est pas autre chose qu’un gimmick dans ce jeu, il n’est pas question d’en faire un débat quelconque), Suicide Guy est un titre très curieux qui pêche grandement à se rendre facile d’accès tant les sauts sont ignobles et souvent buggés. C’est dommage car l’aspect parodique, lui, fonctionne très bien.

Skywilly


The Fan (PC)

Vis ma vie de tueur en série. The Fan propose une aventure en point & click à la première personne, tableau par tableau, faite de photos. On est donc en plein photoréalisme et les décors sont réellement saisissants d’horreur. C’est flippant, l’ambiance est bonne, il n’y a rien à redire sur ce point.

Tout au long des 30 minutes que propose le jeu, vous allez devoir cliquer sur des ronds disséminés dans le décor pour explorer toutes les zones proposées et collecter des objets. Enchaînant à foison les références geeks, The Fan risque souvent de lâcher son public et de tomber dans le trop référentiel mais finalement, les actes, les ambiances, font de cette toute petite histoire quelque chose de malsain, de voyeurisme et de gore juste ce qu’il faut pour être réellement réaliste.

Alors oui, c’est à réserver aux cœurs bien accrochés et on est souvent très gêné devant certains plans parfaitement répugnants, mais le tout reste trop rapide pour rester dans les mémoires. L’idée est très bonne mais à 6€, pas sur que la frustration ne sera pas au rendez-vous.

Skywilly


 

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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