Gamescom 2017 – Les Previews c’est mieux à deux…

En plus de notre vidéo de previews, voici quelques avis rapides sur tous les jeux que nous avons pu voir à la Gamescom cette année. Chez Moa et Skywilly donc, main dans la main (mais pas trop), vous proposent de connaître les titres qui risquent de faire l’actualité indépendante de cette année à venir. Préparez vos listes de souhaits et autres rappels de sortie : certains jeux sont de vraies surprises à ne pas oublier !


Another Lost Phone

L’équipe des Accidental Queens est de retour pour une nouvelle enquête, cette fois-ci bien rehaussée visuellement avec une toute nouvelle interface. La petite démo d’une dizaine de minutes qui nous a été proposée ne m’a pas permis de comprendre quel serait le sujet phare de cette nouvelle aventure mais par contre, en termes d’ergonomie, c’est le jour et la nuit. De plus, davantage d’applications sont déjà disponible pour rendre ce téléphone virtuel bien plus réaliste encore.

Si l’aventure A Normal Lost Phone était une amélioration d’un jeu de Game Jam réalisé en 48h, celui-ci est sans aucun doute l’aboutissement des idées initiales. Il y a beaucoup de travail, cela se ressent et nous ne sommes pas devant « une simple suite ». Maintenant, il va falloir convaincre à la sortie : sur le sujet proposé, sur l’intérêt de l’enquête et sur ses énigmes, qui devront être bien plus inventives que dans le premier jeu. Le verdict est pour très bientôt.

Skywilly


Cosmic Kites

Vous vous souvenez sans doute du Nokia 3310 et de son fameux Snake ? Et bien Cosmic Kites c’est sa version multijoueur en plus dynamique. Jusqu’à 4 joueurs s’affrontent sur une zone fermée dans laquelle sortir d’un côté de l’écran vous fera réapparaître de l’autre. La tête de votre serpent laisse derrière elle une traîné qui tuera tout joueur qui rentra en collision avec celle-ci. Jusqu’ici on est en terrain connu, mais les 2 développeurs du jeu ont ajouté quelques nouveautés. Tout d’abord, chaque serpent peut se téléporter sur une courte distance. Un pouvoir qui permet de se sortir d’une situation délicate en passant à travers la traîné d’un adversaire pour réapparaître juste derrière, mais qui peut s’utiliser de façon offensive en se téléportant juste devant le nez d’un autre joueur. Secundo, si snake avait besoin de manger des petites billes pour s’allonger, il faudra ici récolter le bon bonus pour cela. Et parmi ces objets à ramasser on trouve aussi un laser, un bouclier, un bonus d’accélération temporaire, et d’autres surprises. Pour finir, dans certain mode de jeux des éléments vont apparaître dans le décor pour corser les choses. Il peut s’agir d’une vague de flammes qui va traverser l’écran, inévitable seulement en se téléportant, ou bien d’une grosse aiguille qui va tourner sur elle même en détruisant tout ce qu’elle touchera.

Tous ces éléments accumulés forment une sorte de jeux d’arène sur base de snake. Idéal pour une soirée entre amis, il ne sera pas le jeu de l’année et vous y reviendrez sans doute peu, mais à petit prix il promet tout de même quelques heures de rigolade.

ChezMoa


Gun, Gore and Cannoli 2

Successeur du titre éponyme, Gun, Gore and Cannoli 2 prend place plusieurs années après son prédécesseur. Les zombies sont toujours présents dans une ville mise en quarantaine depuis l’époque de la prohibition, mais à présent ceux-ci ne sont plus les seuls à faire peur. En effet Tonton Adolphe est bien décidé à envoyer son armée nazi dans la vieille ville afin de récupérer les morts-vivants pour en faire une nouvelle arme. Un scénario presque d’actualité (qui a dit Charlottesville ?) qui sert surtout de prétexte à ressortir notre héros et son arsenal.

Côté jeu en lui même, le gameplay ressemble beaucoup à celui du premier opus en présentant un run’n gun aux armes variées allant de la batte de baseball au lance-roquette, en passant par le fusil camembert. Il est aussi possible d’utiliser des éléments du décor pour éliminer les ennemis, par exemple faire exploser des barils de carburant à la tronche d’une horde de zombis, ou encore laisser tomber un système de ventilation sur un groupe de nazis un peu cons. Les fans du premier jeu devraient s’y retrouver sans soucis, quant aux nouveau, la prise en main simple permettra un plaisir immédiat à défoncer des hordes de zombis et de nazis.

ChezMoa


Nightwolf : Survive the Megadome

Prenez un Destruction Derby (en mode Arène), ajoutez une ambiance néon années 80, saupoudrez de quelques flingues sur les voitures, mélangez bien, et voilà Nightwolf : Survive the Megadome. C’est un peu mou, c’est un peu vide et c’est un peu modélisé comme de la PlayStation 1, mais c’est une version Alpha alors on vous en reparlera certainement plus tard.

ChezMoa


Phantom Doctrine

Il était une fois des développeurs amoureux de jeux tactiques qui nous ont proposé Hard West. Tactical façon XCom dans un monde Western, ce jeu manquait sa cible à cause d’une difficulté aléatoire, d’une répétitivité abusive, d’un manque de fun dans tout ce qu’il entreprenait. Cette fois, ces mêmes créateurs se sont mis en tête de piocher dans le monde de l’espionnage pour proposer autre chose, une copie plus réussie, un hommage de qualité, un jeu à part entière qui prouverait leur capacité à réussir à concurrence la série de 2K. Et en toute honnêteté, ils ont les bonnes cartes en main.

D’un XCOM, on reprend le principe de base principale et la tactique au tour par tour sur le terrain. A côté de ça, c’est l’univers de l’espionnage qui rend le jeu différent : il est possible par exemple de se faire capturer un agent. Celui-ci pourra être sauvé plus tard dans une différente mission, mais qui vous dit que ce n’est pas un agent-double ? Peut-être qu’un lavage de cerveau fera de lui celui qui retournera sa veste en plein conflit et décimera votre équipe où vous volera vos dossiers les plus secrets. Niveaux « pouvoirs spéciaux » on aura aussi le droit d’invoquer un Sniper d’élite planqué en dehors de la carte et au champ de vision colossal. D’autres joyeusetés de ce genre sont à prévoir, en plus d’un petit aspect « réflexion » ou il s’agit de relier les différentes preuves obtenues dans les missions sur un grand tableau, comme dans tout film d’espionnage qui se respecte. Non, vraiment, y’a de quoi faire un bon jeu. On veut y croire !

Skywilly


Rage Disco

Aller en boite de nuit, y boire comme un trou, jusqu’à être assez saoul pour gober des petites pilules, c’est le thème du jeu Rage Disco. Vous contrôler un personnage vu du dessus, progressant dans des niveaux générés aléatoirement à l’ambiance visuelle et sonore digne de ce que la Pologne peut nous proposer de mieux en techno. Ramasser de l’alcool permet d’augmenter votre compatibilité avec les pilules donnant chacune un effet visuel différent. Il sera parfois nécessaire de consommer ce concentré de vitamines pour pouvoir progresser, certaines zones n’étant inaccessible que grâce au super pouvoir associé. La pilule glitch permettra de passer à travers le mur de glitch et ainsi de suite. Un jeu dont on aura du mal à comprendre le but, à moins qu’il ne faille prendre quelques véritables pilules pour en profiter pleinement.

ChezMoa


Strikers Edge

Les sports à l’esprit décalé s’adaptent à merveille en jeu vidéo, il suffit de voir la très attendu réédition de Windjammers (jeu de frisbee), ou encore l’excellent Stickbold! (variante de balle au prisonnier), placé en sélection GSS l’an dernier, pour le vérifier. Stikers Edge ne déroge pas à la règle en proposant un jeu de balle au prisonnier dans un univers d’héroic fantasy.

Les règles sont simples, chaque joueur dispose d’une zone de son côté de l’écran, séparée de celle de son adversaire par un obstacle infranchissable (rivière, tranché, ou même sur 2 bateaux différents). Aux commandes d’un personnage (parmi 8 aux aptitudes différentes) libre de ses mouvements dans votre zone, il faudra réduire la barre de vie de l’adversaire à zéro, à grand coups de projectiles et/ou de pouvoirs magiques. Chaque héros dispose de plusieurs attaques et peut aussi charger celles-ci pour plus d’efficacité, tout en prenant le risque de rester immobile un instant. Quelques objets sur la zone comme des rochers ou des tonneaux permettent de se protéger ou d’être utilisés pour faire rebondir des projectiles.

Rappelant déjà furieusement Windjammers grâce à son gameplay dynamique, Stikers Edge se présente sous des graphismes en pixel art qui renforce encore l’esprit arcade du jeu. Jouable jusqu’à 4 joueurs il promet de belles soirées entre amis, à boire des bières tout en insultant des mamans.

ChezMoa


The Journey Down : Episode 3

C’est sur le passionnant et convivial stand suédois que le troisième et dernier épisode de l’aventure point & click The Journey Down m’a été révélé. Ayant joué à la première heure de cet ultime volet, je peux vous garantir que tous les ingrédients de la série sont là : c’est drôle, frais, malin et musicalement génial. Ce fut l’occasion pour les développeurs de me montrer la version tactile, très efficace sur tablettes, qui nécessite tout de même un léger tutoriel pour le double clic obligatoire de certaines actions et le glissement des objets. Néanmoins, cela fonctionne parfaitement et de façon très fluide.

Je ne peux pas m’étendre sur ce que j’ai vu lors de cette démonstration, tant cela spoilerai l’épisode. Néanmoins le scénario est assez fou mais se tient tout de même sur ses solides bases. Aussi, les énigmes sont cocasses mais pas stupides. Elles ne viennent pas en tête dès le premier coup, mais la logique est tout de même quelque part dans ce monde de dingueries. Du coup, cela fonctionne. Les défauts des deux premiers épisodes se faisaient beaucoup moins ressentir mais l’effet salon oblige à la prudence malgré tout. Maintenant, on a surtout hâte de savoir ce que va faire cette joyeuse équipe de passionnés pour son prochain jeu… Et je dois vous avouer qu’ils ont quelques pistes narratives très intéressantes à suivre de près. On vous en reparle.

Skywilly


Warlocks 2 : God Slayers

Les jeux à niveaux générés aléatoirement pullulent et feraient presque passer le métier de level designer pour une catégorie oubliée de Pôle emploi. À tel point que lorsque je demande à l’un des créateurs de Warlocks 2 : God Slayers si les niveaux ont été fait à la main, il me répond presque gêné que oui. Il n’y a pourtant pas de quoi être gêné, au contraire même, puisque leur jeu est un metroidvania aux niveaux bien fichus.

Ceux-ci servent une histoire rigolote et décalée, dans un univers heroic fantasy tout en pixels. Les développeurs m’expliquant que ce thème est habituellement traité de façon trop sérieuse et codifié à leur goût. Plusieurs personnages sont disponibles et possèdent bien entendus des aptitudes que l’on pourra débloquer au fur et à mesure de l’histoire. Ces différents pouvoirs pourront être assignés à des gâchettes de la manette pour rendre le tout plus intuitif et permettre à la fois des combats mais aussi une progression plus naturelle. Certaines zones ne seront en effet accessibles que si votre personnage possède un moyen d’y parvenir, une plateforme en hauteur sera par exemple impossible à atteindre par le commun des mortels mais ne sera qu’un jeu d’enfant pour qui possède l’aptitude de voler quelques instants ou de sauter plus haut.

Le tout sera disponible en multijoueur coopératif, afin de faire profiter des pouvoirs de chacun à ses copains.

ChezMoa


Where the Water Tastes like Wine

Ce jeu est tout simplement mon coup de cœur du salon. Musiques, chansons, visuels, tout est fantastique dans ce qui s’annonce comme une aventure hors du commun. Vous êtes un homme qui marche (bien trop) lentement sur une carte des Etats-Unis d’une époque révolue. Au fil de votre voyage, vous allez rencontrer des gens, qui vous raconterons des histoires uniques. Ces histoires, vous devrez alors les raconter autour du feu à d’autres rencontres toutes plus singulières les unes que les autres.

Le concept est dans ces histoires : la narration est forte, le doublage semble prometteur et on s’enivre de cette atmosphère si prenante malgré la présence un peu trop soulignée de quelques « stars de Youtube » dans le casting de cette beauté en devenir. Je ne vais pas vous en dire davantage pour deux raisons : la première et que je ne voudrais pas vous dévoiler l’intrigue principale révélée quelque peu dans cette démonstration et surtout… Je crois que je suis bien trop emballé pour vous parler avec une totale objectivité. Que c’était bien ! Je veux y retourner de suite.

Skywilly

La Rédaction

La Rédaction

Nom féminin (bas latin redactio, du latin classique redigere, ramener) - Ensemble des rédacteurs d'un organe de presse écrite ou audiovisuelle, d'un ouvrage collectif, d'une maison d'édition, d'une agence de publicité locaux où ils travaillent. - Source : Larousse
La Rédaction

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