Death Squared
Windows mac PlayStation 4 Xbox One Nintendo Switch

La différence entre faire de la science et faire n’importe quoi, c’est que quand on fait de la science, on prend des notes, alors prenez vos cahiers, et notez. Quand on n’a pas trop envie de s’embêter pour justifier un univers de puzzles, on a plusieurs solutions, mais la plus en vogue depuis Portal, c’est tout de même le milieu des expérimentations « scientifiques » et dans Death Squared, ben c’est le cas.



Game Cube

Observé par un scientifique un peu flemmard assisté de son intelligence artificielle blagueuse mais pince sans rire, on va devoir traverser différentes épreuves en contrôlant des petits cubes de couleur et les faire accéder au niveau suivant en touchant des dalles de sortie. Un objectif clair et qui ne changera jamais durant le jeu : atteindre le point de sortie. Le soucis c’est qu’on nous met des bâtons dans les roues, et de plus en plus de bâtons sous différentes formes, cubes mouvants, lasers colorés (ils sont inoffensifs sur le cube de la bonne couleur), cubes colorés (seule la bonne couleur peut passer à travers), portillons interrupteurs, etc.

Toute la difficulté du jeu vient du fait qu’on doive contrôler plusieurs cubes simultanément, le stick gauche faisant bouger le cube rouge et le droit faisant bouger le bleu. Mais comme les cubes se déplacent partout, inversent leur place, et peuvent même être téléportés, l’entorse au cerveau est vite arrivée. Et nos échecs successifs s’affichent en haut à droite de l’écran sous forme de compteur de mort, incrémenté à chaque cube broyé, piqué, électrocuté ou juste tombé dans un trou. Mais évidemment, le jeu est sur switch alors on peu rapidement séparer la manette en deux et partager le contrôle des cubes. Le jeu en devient alors diabolique.



Erreur au carré

Parce qu’en jouant en solo, bon on fait des bêtises, on tombe dans des trous et on s’en veut, mais à deux c’est terrible. L’innocente victime qui passait par là devient alors non seulement un allié mais aussi un adversaire, les puzzles étant tellement retors parfois qu’une mini compétition s’ouvre pour savoir qui aura trouvé la bonne solution en premier, quitte à vexer l’autre qui ne fera donc rien pour réussir, voire sautera dans le trou exprès. Non je ne l’ai pas fait. Non. Mais David, oui.

Et alors à 4 joueurs c’est l’orgie, puisque chaque cube peut se pousser l’un l’autre, que les puzzles sont tous différents, et que la difficulté est somme toute en hausse assez rapide, la mauvaise foi à coup de « mais c’est le bleu qui a poussé le jaune sur les pics, et le vert fait rien qu’à m’embêter » devient somme toute agréable à regarder. Mais à regarder seulement. La frustration en tant que joueur est relativement élevée, et encore une fois, le niveau de difficulté assez haut réserve ce jeu à de courtes sessions pré-apéro.



Carrément long

Doté de 80 puzzles en solo-duo et ses 40 puzzles en duo-quatuor, Death Squared ravira les amateurs de puzzles physiques et de casse tête, cependant, la difficulté rebutera probablement les joueurs occasionnels surtout vers le dernier tiers du solo, où il faudrait non seulement être malin mais aussi rapide. Mais vient alors se greffer le petit défaut du jeu : une maniabilité assez peu précise, en effet les cubes ont une physique assez étrange et il n’est pas rare de glisser stupidement vers un laser ou un trou alors qu’on a avancé comme d’habitude. Il est aussi regrettable qu’il soit impossible de régler l’angle de vue et de zoom, certains puzzles devenant très difficiles si on ne voit pas tout le terrain de jeu, obligeant à deviner dans quelle position se trouve un laser avant de l’activer. Et puis enfin, l’univers du jeu, bien qu’accessoires devient rapidement lassant. En effet, il n’y a qu’un seul environnement à traverser, faisant passer la zone industrielle de Dunkerque pour un endroit joyeux. Ambiance gris et néon pour tout le monde. De même l’absence de réelle progression scénaristique (il se passe des trucs hors champ entre le scientifique, la société qui l’emploie et son IA) pourra être un chouïa gênante.


 

Avec sa durée de vie, ses puzzles exigeants et une ergonomie adaptée à la Switch, il s’agit d’un excellent jeu de réflexion et de réflexes, assez vite frustrant en solo, diabolique à plusieurs, pour un prix très doux, Death Squared amusera plusieurs débuts de soirée Switch avant de basculer sur des jeux plus colorés, et sous des cieux plus cléments.

Shutan
"Burp !"

Shutan

Joueur éclectique, archéologue du jeu vidéo, rétrogamer compulsif. Dans un monde qui va trop vite, il faut parfois se poser et le regarder passer, sinon on loupe des trucs... Comme des vieux jeux...
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