Frantics
PlayStation 4

Contrôler son jeu à l’aide de nos smartphones : voilà une lubie que Sony tente d’assumer avec son PlayLink nous ayant déjà proposé des expériences narratives et quelques jeux de quizz et de karaoké. On retrouve ce principe mais cette fois, dans un Party Game. La question est simple : est-ce que ça fonctionne ?



Frantics ça glisse !

Un renard dandy vient vous chercher pour participer à des mini-jeux rapides mis bout à bout pour constituer une expérience d’une vingtaine de minutes bien pleines. Une fois votre smartphone connecté à la PS4 via le WiFi (pas besoin de connexion Internet, la console peut faire office d’HotSpot), on vous demande sur votre petit écran de faire un selfie amusant qui sera lié à un des animaux bien bizarres de l’écurie Frantics. Une fois tous les joueurs en place, les éventuelles I.A ajoutées par la suite, la partie commence.

Frantics est une succession de mini-jeux d’adresse et de vitesse qui utilisent le gyroscope (ou l’accéléromètre) de votre smartphone. Tous les participants ne seront pas logés à la même enseigne, en fonction de la qualité de leur téléphone : certains auront un peu de latence, d’autres auront des mouvements plus fluides… Déjà très injuste, comme tout Party Game qui se respecte, Frantics est ici encore plus vache malgré lui avec certains participants.

Tous les jeux sont basés sur la glisse, la course, en tous les cas des mouvements non-fluides et malmenés par des objets, qui viennent camoufler ce manque de précision des contrôles au smartphone. C’est un cache-misère très malin et une fois les joueurs bien conscients de cela, les parties commencent sérieusement à se décomplexer. Se prendre au jeu est assez facile dans Frantics.



La revanche tactile

Mais alors, à quoi cela sert de remplacer une manette confortable et précise par un smartphone qui perd trop vite de sa batterie et qui peine à diriger un personnage qui s’emmêle les pinceaux ? Dans Frantics, le téléphone sert principalement à deux choses : poser des pièges plutôt amusants aux joueurs adverses une fois son propre avatar déchu, ou à recevoir de (malheureusement très rares) appels téléphoniques du Renard qui vient vous proposer une mission secrète. Trahison, alliance, tout est bon pour gagner dans Frantics et on découvrira rapidement que le jeu propose plusieurs épreuves et entractes fidèle à ce principe de « chacun pour soi ».

Frantics n’est pas très contrôlable et n’a pas énormément de mini-jeux à proposer. Malgré cela, il m’est impossible de clamer que je ne me suis pas amusé pendant les trois heures de jeu passées en soirée à quatre joueurs. Est-ce que malgré cela, je l’ai trouvé toujours très bon ? Absolument pas. Certains mini-jeux sont vraiment ratés, d’autres ont des principes de triche trop évidents et Frantics se destine réellement à n’être joué qu’une ou deux soirées (bien espacées dans le temps) et pas plus.

Enfin, parlons du Design. Les animaux sont marrants, mais l’humour, l’ambiance, tout est visuellement fait pour attirer les enfants et tout se révèle en fait totalement dédié aux plus grands. Du coup, aucun des publics ne semble s’y retrouver vraiment et c’est peut-être là son plus grand défaut. Plus attirant, mieux ciblé, il aurait sans doute su faire mouche.



Frantics est un honnête jeu de soirée qui peine toutefois à rendre le smartphone vraiment intéressant à manier face à une bonne vieille manette des familles. Les interactions avec le joueur (les appels téléphoniques par exemple) sont bien trop rares et beaucoup de mini-jeux sont passables. Reste quelques parles, de bons moments de fun et de petites trahisons entre amis qui fonctionnent bien. Mieux ciblé, plus étoffé en mini-jeux et bien moins timide avec le Smartphone des joueurs, Frantics aurait pu être un très bon Party Game. En l’état, il fait juste le taf et se contente du minimum de rire et de bons moments. Pour 20€, en même temps, ce n’est pas ce qu’on appellera une arnaque !

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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