Doctor Who : The Eternity Clock

Supermassive Games a la lourde tâche de développer le premier gros jeu Doctor Who depuis des itérations ratées sur les consoles Nintendo. Premier jeu “HD” aussi. Les attentes des fans sont donc énormes, mais qu’en est-il surtout du plaisir de jeu ?

Doctor Qui ?
Cette série de science-fiction britannique date de 1963 et comme par magie, de temps à autre, l’acteur (et les créatifs) change. Néanmoins, on garde le même personnage (qui peut se “régénérer” via un nouveau corps) et donc la même histoire. Ceux qui ne sont pas habitués à cette série, relancée en 2005 par Russell T. Davies et sublimée par Steven Moffat depuis 2010 alors qu’il n’était “que” scénariste, comprendront donc que le “background” a bientôt 50 ans. Même les soap operas américains n’en font pas de même ! La série Doctor Who fait comme au temps de nos parents : elle enchaîne les réussites, propose un univers complètement éblouissant, du jeu d’acteur particulièrement prenant et un humour “so british” très particulier. Et grâce à l’internet et cette “bonne” mondialisation artistique dont nous sommes tous témoins aujourd’hui, elle conquiert de plus en plus de contrées dans le monde.
C’est pourquoi au lancement du jeu… Une version française vous est proposée. Sans les voix de l’horrible VF officielle (histoire de bien enfoncer le couteau dans la plaie), cette traduction est franchement oubliable et on vous conseille nettement de mettre votre console en VO pour profiter au mieux du doublage. Bien sûr, les sous-titres seront ainsi en anglais ce qui risque de ne pas beaucoup plaire aux anglophobes. A l’heure du Blu-ray et des pistes son sélectionnables, cela fait franchement tache. Enfin bon, on va faire avec…
L’histoire ? Elle n’est autre qu’un ersatz de grand scénario ayant pour simple prétexte de nous faire combattre le Docteur contre ses pires ennemis : Daleks, Cybermens, Silences, tout le monde y passe des plus connus aux plus confidentiels. Loin d’être réellement passionnant, ce scénario n’en est pas moins très réussi point de vue “guest-star” et devrait faire de l’effet au public visé.
Un jeu plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur ?
Vous contrôlez donc tour à tour le Docteur et River Song (inutile de préciser le personnage, seuls les fans de la série connaîtront le pendant féminin du Docteur) dans un jeu d’action/plateformes en 2.5D. Vous êtes sur un seul plan horizontal, vous pouvez aller de gauche à droite, pendant que le jeu se déroule aussi en arrière-plan, de côté, dans tous les axes bref, en 3D totale. C’est d’ailleurs l’une des premières frustrations : souvent, on se dit que le Docteur serait bien plus intelligent de passer par ce chemin, de contourner tel objet,juste en changeant de mode de vue et en utilisant la complexité de la 3D pour se sauver des pires difficultés. Mais il n’en est rien, puisqu’il faut apprendre à naviguer seulement sur deux axes, quelle que soit la gravité de la situation.
Faisons avec ! Géronimo ! On bouge notre Docteur (ou River Song) de gauche à droite en sautant pour s’accrocher à des plateformes, les monter ou jouer à saute-mouton avec quelques pièges. Aussi, on déniche quelques trésors (des chapeaux pour le Docteur et des morceaux de journal pour River) histoire de plaire aux fans. Dommage qu’on ne puisse pas porter ces chapeaux, par ailleurs. Néanmoins, une petite phrase du docteur (doublé par Matt Smith, l’acteur original actuel donc) viendra vous mettre en situation pour chaque chapeau retrouvé. Aussi, qui dit 2.5D dit aussi puzzles et ce jeu Doctor Who en est rempli !
À l’aide du tournevis supersonique (sorte de petit gadget à tout faire) que vous contrôlez au stick analogique droit, vous pouvez faire bouger certains objets, les contrôler et activer plusieurs interrupteurs. La logique, la physique et autres bases classiques du puzzle/plateformer sont au rendez-vous avec un manque cruel d’originalité dans les énigmes, mais une certaine efficacité malgré tout. On ne s’ennuie pas à les réaliser, si ce n’est lorsque l’on perd et qu’il faut tout recommencer parce que les checkpoints sont trop mal placés : là, on rage.
Difficulté abusive !
Non seulement ce jeu Doctor Who est difficile de base (avec des courses-poursuites au millimètre près, des puzzles rapidement compliqués…) mais les nombreux bugs ne viennent rien arranger. Savez-vous par exemple que le jeu est jouable en coopération ? Eh bien on vous le conseille furieusement ! Car avec l’intelligence artificielle comme partenaire, c’est carrément horrible à parcourir. Elle prend son temps, buggue, ne comprend pas toujours ce qu’elle doit faire et cela est d’autant plus frustrant que la plupart des niveaux sont chronométrés et/ou sont des courses-poursuites. Je me rappellerai toujours de cette course contre les Cybermens où, pressé, j’attends que l’I.A me rejoigne. C’est alors qu’elle prit son temps, pour descendre lentement une échelle qui n’en finissait pas. Horrible.
Les bugs sont nombreux dans Doctor Who : The Eternity Clock et espérons que cela soit rapidement corrigé, car ils sont plus que pénalisants. Un niveau est déjà culte sur la toile pour son manque total de logique. Extrêmement dur, il demande au joueur de contrôler River Song (qui possède un pistolet étourdissant en lieu et place du tournevis supersonique) dans une salle à plusieurs étages qui sera rapidement envahie de Cybermens. Il faut alors activer deux panneaux de contrôle, donc deux puzzles, tout en évitant les ennemis. Mais avant, il faut attendre que l’ennemi monte jusqu’au dernier étage, casse la vitre qui protège les terminaux du reste du monde et surtout, parvenir à les contourner pour remonter, activer les terminaux, résoudre les énigmes… Énervant, ce passage est tout simplement l’un des plus abusifs de ma carrière de joueur. Le pire étant le checkpoint, placé bien avant la montée des marches des Cybermen et donc, pour recommencer, il va falloir attendre à chaque fois que vos ennemis remontent la salle.
Face à cela, le reste se fait sans encombre. On déplorera quand même une certaine répétitivité du modus operandi, avec des plateformes identiques, des puzzles qui se ressemblent, des énigmes toujours similaires… Plusieurs “mini-jeux” permettant de débloquer des portes, des ordinateurs et autres interrupteurs vous demanderont de jouer du stick pour calibrer deux courbes, de relier des points entre eux, de résoudre quelques puzzles circulaires et tout cela en trois modes de difficulté toujours sélectionnables dans les options.
Bien adapté, finalement ?
Pas foncièrement très joli, mais assez correct pour passer facilement pour un grand jeu aux yeux des moins connaisseurs, ce jeu Doctor Who a donc énormément de défauts. Des bugs, une répétitivité abusive, une difficulté mal équilibrée… Néanmoins, il a une jolie interface, des voix VO entièrement doublées par les acteurs d’origine, un sympathique casting d’ennemis, un scénario assez bien maitrisé pour proposer toute sorte d’univers que les fans adorent et surtout le Docteur : son ambiance, ses visuels, son atmosphère, ses musiques, tout est très bien distillé dans le jeu.
C’est dommage quand on en voit le résultat final mais quelque part, vu le niveau de certaines des précédentes productions basées autour de Doctor Who, on se dit que c’est déjà ça. De là à vous le conseiller, sincèrement… Attendez donc au moins une promotion !

0 réflexion au sujet de « Doctor Who : The Eternity Clock »

  1. Je ne peut pas jouer dans doctor who thé eternity clock je suis bloguer a un niveau a causé de river sont qui tourne en rond le niveau est “ancien pont de Londres 2 ” elle doit monter une échelle mais au lieu de ca elle saute par terre tout le temps même si je relance le niveau

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