Rigonauts

Construction, bataille et destruction : c’est ce que vous propose ce nouveau jeu développé par Engient, qui débarque sur nos PC avant de conquérir les marchés des tablettes…

Construction contre construction
Rigonauts vous plonge dans un univers assez loufoque, de bande dessinée aux couleurs pales et à l’ambiance assez originale. Vous y jouez les Cremlins bien décidés à se débarrasser de leurs ennemis envahisseurs. Tout au long d’une trentaine de niveaux, repartis dans plusieurs mondes différents (la campagne, la ville, la neige, etc.) vous devez donc combattre les infernales créations de bric et de broc qui viennent vous décimer. Quel meilleur moyen alors de leur rendre la pareille, qu’en jouant à leur propre jeu ? De votre coté aussi, vous allez pouvoir construire la plus incroyable des constructions surarmées (ou tout du moins, la plus efficace) dans le seul but de resiste face à l’envahisseur.
La partie commence avec une petite analyse du terrain. L’ennemi se situe le plus souvent à la droite de votre écran. Certaines fois, un autre ennemi peut aussi se trouver à la gauche, vous positionnant au centre du conflit (ce sont clairement les niveaux qui demandent le plus de stratégie). Sans parler du fait que quelquefois, il y a plusieurs ennemis par côtés. Vous devez donc bien visualiser tout cela et prendre en compte toutes les données que vous pouvez en tirer : le nombre de tourelles de l’ennemi, les points forts, les points faibles…
Tout cela se détermine par le type de composant utilisé pour la construction. Vous aussi, vous allez devoir faire attention à cela : vous pouvez, au fil des niveaux, construire en bois, en pierre, en os, avec pour chacune des matières premières une certaine défense face à certaines attaques. Par exemple : des tourelles lançant des bombes seront très efficaces sur la pierre, mais moins sur les autres. En contrepartie, les mitrailleuses exploseront les os et les lance-flammes bruleront rapidement les constructions en bois. Vous vous rappelez de l’histoire des trois petits cochons ? C’est un bon début pour commencer à jouer à Rigonauts ! Surtout qu’il va vous falloir choisir des cibles avant le combat, autant que vous voulez, pour désigner un endroit des constructions ennemies que vos tourelles vont viser en particulier. Tout se repose sur cette idée : trouver le point faible et faire s’effondrer le “château de cartes” de l’adversaire.
Du pain sur la planche. Et une tourelle, aussi.
Ne pensez tout de même pas pouvoir créer directement un tank avec une dizaine d’armes de chaque type : vous êtes évidemment limité en nombre pour ce qui concerne la pose de planches, de roues, d’amortisseur, mais aussi et surtout de tourelles. Il faut donc, avec un “budget” limité, réussir à proposer une bonne attaque et une bonne défense : a moins que vous ne préfèreriez la jouer “kamikaze”, ce qui fonctionne parfois il faut l’avouer. Néanmoins, ne prenez pas Rigonauts à la légère : c’est un jeu très difficile.
Les premiers niveaux sont amusants, mais la suite est à s’arracher les cheveux. Et encore, je ne vous parle que de terminer les niveaux, mais pas de les compléter avec toutes les étoiles ! Pour ce faire, il faut utiliser un minimum d’objets et de tourelles, ce qui rend le défi plus que compliqué (voir certaines fois franchement impossibles). Au-delà de l’aspect “facile d’accès” du concept, il y a beaucoup de belles choses à tenter pour les hardcore-gamers. Surtout que le jeu est plutôt long pour son genre (comptez cinq bonnes heures pour au moins terminer une fois tous les niveaux).
Artistiquement par contre, cela n’est franchement pas folichon. Les petits êtres verts postés sur les tourelles sont très mignons, mais ils manquent franchement de charisme et l’univers entier, globalement, n’est pas excessivement passionnant. C’est dommage, surtout qu’un scénario assez amusant est proposé entre les niveaux : mais il est bien difficile d’y accrocher malgré tout. Reste que Rigonauts est on ne peut plus recommandable pour tous les amateurs de construction/destruction et qu’il propose un sens de la stratégie, de la tactique, réellement sympathique. Le jeu est plutôt difficile, mais recommencer un niveau est très rapide et on peut revenir à sa construction à tout moment, en annulant la bataille, pour changer un petit détail. Un parfait petit jeu chronophage !

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