Babel Rising : Cataclysm

Babel Rising est sans aucun doute l’une des franchises françaises les plus en vogue dans le monde des smartphones et des tablettes ces temps-ci. Même sur Kinect, la série a fonctionné. Mando Productions nous propose alors un nouveau titre, visuellement tout chamboulé…

2D nette et sans bavure
Après une excursion 3D pour faire baver tous les possesseurs de tablettes, Babel Rising revient à ses premières amours. Entièrement dessiné, Babel Rising : Cataclysm propose d’entrée des graphismes haute-définition de grande classe. Le design est mignon, un peu dans le style d’Uderzo si on devait le comparer à de la bande dessinée. Surtout, les animations sont belles et détaillées comme dans tout jeu en deux dimensions qui se respecte un tant soit peu de nos jours.
Le concept est identique aux précédents volets : vous êtes Dieu, le seul, l’unique. Sur Terre, des hommes tentent de créer une tour pour se mettre à votre hauteur et se débarrasser de votre emprise : c’est pourquoi votre vengeance sera terrible. Au-delà de toute histoire religieuse sérieuse (même si on imagine très bien quelques associations prendre tout cela au premier degré), Babel Rising : Cataclysm est clairement un jeu “snack” vous permettant d’éliminer de l’humain au tactile sans trop vous fatiguer.
Les humains apparaissent à gauche et à droite de l’écran, des pierres sur le dos, prêts à construire l’édifice. Votre but est de les tuer avant qu’ils ne posent leur matière première, se transformant directement en un morceau de la tour dont il faut empêcher l’avancée. Pour cela, vous avez des pouvoirs : on commence naturellement avec le simple touché, qui écrase le petit homme, puis on tente de glisser notre doigt de haut en bas pour foudroyer nos cibles. Au fur et à mesure de la progression, on débloque une chute de météorites (avec deux doigts de haut en bas), un rocher venant tout écraser sur son passage, une bourrasque venant déblayer les humains de gauche à droite, une nuée de sauterelles dévorant tout sur son chemin ou encore, un vague d’eau inondant la zone.
Même concept, fonctionne encore ?
En mode Histoire, vous enchaînez des missions assez répétitives au demeurant : tuer tant d’humains en tant de minutes, survivre face au compteur… Seuls quelques petits interludes viendront diversifier l’action, en vous demandant de tourner horizontalement votre iDevice. Une fois bien positionné, le jeu vous propose d’empêcher l’arrivée de renforts au port, en vous débarrassant de tous les ouvriers sortant du bateau de transport. Même gameplay, même idée : seul l’écran change.
40 missions en mode Histoire, jouables aussi en Survie, cela reste une durée de vie honorable. Le gros problème, clairement, c’est la répétitivité de l’action. Alors si en plus vous avez déjà terminé Babel Rising, c’est carrément gênant. Les seules originalités de Cataclysm sont clairement ses graphismes, très jolis, mais aussi quelques-uns de ces nouveaux pouvoirs. Le reste se contente de reprendre la formule à succès et se destine donc évidemment aux nouveaux venus, qui auraient raté le premier jeu. Pour eux, ce sera une belle découverte.
Enfin, ce qu’il faut noter plus qu’autre chose, c’est que le jeu est en “Freemium”. Vous pouvez donc le télécharger et y jouer gratuitement, mais toute l’évolution de vos pouvoirs et l’achat de niveaux se fait à l’aide des pièces d’or. Celles-ci sont collectées dans le jeu, plutôt efficacement d’ailleurs, mais peuvent aussi être achetées dans une boutique en ligne directement intégrée au titre. Un mal pour un bien. Il faut avouer, honnêtement, qu’il est possible d’aller très loin dans le jeu sans jamais débourser un seul centime. En ces temps de DLC abusifs, c’est un compromis on ne peut plus sympathique.

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